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Volonté de chance (1) « un coup dé / coupé », Marie-louise Chapelle n’a pas écrit un coup de dés et pourtant le goût du jeu dans Tu (maniériste) est manifeste. Un coup de la longueur d’une phrase, les dés se séparent en roulant, traçant une voie à la fois précise et discontinue dépourvue de point final. L’image ne convient pas bien – « ni imparfaite ni fidèle » – dans la mesure où le coup n’est pas unique, renouvelé pour chaque segment, le vers qui se forme n’étant d’un seul tenant, suivant un modèle à saccades, passant par des relais souvent inattendus que le jeu impose de rejoindre. Car le jeu consiste ici à suivre la piste de Gesualdo (2) tracée par Lyn Hejinian dans la traduction de Martin Richet. Marie-louise Chapelle nous a déjà initiés dans mettre. et Prononcé second à une écriture « seconde » mais ici, elle prolonge la lecture, pousse plus loin le partage avec l’autre et sa langue qu’elle laisse proposer. « Qui autorise le préférable ? Françoise de Laroque 1.

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L e f l o t o i r Barthes et Gide, les quatre points Aliocha Wald-Lasowski, dans Le jeu des ritournelles, distingue quatre points qui selon lui rapprochent Roland Barthes et André Gide : le protestantisme, le piano, l’écriture, le désir. (157) : « quatre temps, qui n’en font qu’un, de l’éthique du désir aux pratiques -piano, écriture- de la jouissance. À quoi s’ajoute un cinquième terme : tous les deux sont essentiellement lecteurs. L’auteur ajoute : « Une phénoménologie tactile et discrète unit les deux penseurs contre l’homogénéisation des œuvres monumentales, à laquelle s’opposent, en permanence, la souplesse et le déplacement dans l’approche de l’écriture. ». Il s’agit pour l’esprit souple de se dégager des assignations théoriques, d’échapper à l’emprise des discours et des disciplines et de se tenir dans l’entrelacs du sens et du sensible. (157) De la voix « Ce que Barthes ne retrouve pas dans le débit trop appuyé des chanteurs barytons Gérard Souzay ou Dietrich Fischer-Dieskau ».

Cécile Vaissié, Les ingénieurs des âmes en chef 1Reprenant en titre la célèbre formule de Stalin enjoignant en 1932 aux écrivains soviétiques de devenir les « ingénieurs de l’âme humaine », Cécile Vaissié propose de relire et d’approfondir à la lumière de nouvelles archives le débat sur la relation de subordination entre littérature et politique en URSS. Pour mener son impressionnant travail documentaire, sans équivalent jusqu’à présent, l’auteur a utilisé les archives du parti communiste, des Unions des écrivains et les fonds personnels dans les archives littéraires, de préférence aux biographies contemporaines et aux souvenirs, qu’elle utilise cependant par croisement ou par opposition. Dès lors, l’ouvrage cherche à saisir l’implication des élites littéraires dans le processus d’étouffement de la liberté d’opinion et d’instrumentalisation de la création, à travers le tableau des instances intervenant dans le champ littéraire et la prosopographie croisée de quatorze personnalités.

Journal LittéRéticulaire De la chaîne hi-fi achetée en 1993 ou 1994, j'aurai intégralement suivi la dégénérescence jusqu'à ce matin. Depuis plusieurs années, le lecteur de cinq CD ne fonctionne plus. J'ai retiré le module. Puis ce fut le tour du double lecteur de cassettes qui s'était mis à systématiquement extraire les bandes.

Colloque 14 et 15 décembre 2017 Amphithéâtre des Loges Jeudi 14 décembre : 9h30 -17h30 Voyelles - Panorama critique Note de synthèse sur la bibliographie de Voyelles En intitulant le chapitre final de son livre de 1968 : Voyelles telles quelles, Étiemble escomptait-il vraiment mettre un terme aux délires interprétatifs suscités par le sonnet ? Dans ce cas, il s'est trompé. Mais il a quand même réussi à recentrer l'étude du poème sur des bases plus objectives. Le rationalisme quelque peu démystificateur d'Étiemble, rejoignant la mise en garde de Verlaine contre les théories cocasses de Ghil dans son Traité du verbe, est sans conteste la meilleure attitude à adopter face aux "trop fameuses Voyelles". Ce sonnet est-il autre chose qu'un simple concetto (le mot est utilisé par André Guyaux, cf.

Des ongles et un chien de l'enfer - L'Alamblog Classé par Monique Slodzian parmi Les Enragés de la jeune littéraire russe (La Différence, 2014), Mikhaïl Elizarov a publié Les Ongles, son premier roman, Le Bibliothécaire (Calmann-Lévy, 2010) et, plus récemment, un recueil encore non traduit : Dix-sept ans de pause cigarette. Il a reçu l'équivalent du Booker Prize russe et les louanges de Prilepine, par exemple, qui reconnaît en lui un représentant des "enfants de Limonov". C'est donc un homme à suivre, même si son oeuvre est encore assez courte et inégale. Musicos gothique, il passe pour un trublion dans la Russie littéraire depuis qu'il s'est attaqué au personnage de Boris Pasternak — c'est-à-dire en attaquant frontalement l'intelligentsia — ou en comparant la littérature à une syphilis, tout en en célébrant les vertus dans Le Bibliothécaire, et en la pratiquant assidument.

Dominique Autié 8 mai 1945 dans l'Est algérien : un entretien avec Roger Vétillard • Sétif, mai 1945, massacres en Algérie, de Roger Vétillard,Éditions de Paris, 590 pages, janvier 2008, 39 €. ISBN : 978-2-85162-213-6. Roger Vétillard est médecin spécialiste à Toulouse.

André Duhaime. Haïku et co (1996). En venant à cet atelier, vous avez peut-être soupçonné un dépaysement mystérieux. S'il y a lieu, je tiens à corriger cette impression: ni kimono, ni sushi, ni hara-kiri en vue... Bonsaï, ikebana, kabuki, koto, origami et sumo sont des mots récemment entrés dans notre quotidien et qui ont affiné l'idée que l'on se fait du Japon. La curiosité pour les arts traditionnels du Japon a crû, peu à peu, avec l'impressionnante réussite économique d'un pays qui n'a ouvert ses portes sur l'Occident que depuis un peu plus d'un siècle. ‘Filigranes’ est-il encore le nom d’une librairie ? - La revue nouvelle Et ce qui me frappe sans doute le plus, depuis la France, c’est l’extraordinaire propension de la Belgique à importer en son sein ce que le débat public, en France, produit de plus nauséabond. Et en particulier les polémiques franco-françaises – qu’on se souvienne par exemple du débat sur le port du voile intégral dans les lieux publics. Le dernier exemple en date touche évidemment au cas d’Eric Zemmour, que certains ont cru judicieux d’inviter à venir déverser sa haine en Belgique. Début janvier, le polémiste est ainsi invité à s’exprimer au Cercle de Lorraine, au Cercle de Wallonie, au country club B19, ainsi qu’à signer ses livres à la librairie ‘Filigranes’, à Bruxelles. Appelons les choses par leur nom : on a donc organisé en Belgique la tournée promotionnelle d’un facho. Je m’étonne en fait que la discussion, en Belgique, porte davantage sur la légalité de l’invitation de M.

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