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Le mot “autrice“ vous choque-t-il

Le mot “autrice“ vous choque-t-il
S’il vous est arrivé de pousser un cri d’horreur en entendant le mot autrice (pour auteure) et de pester contre cette sale manie qu’ont adopté les Présidents de dire, en préambule de leurs discours, «Français, Françaises», lisez ce qui suit. Pourquoi le mot queue est-il féminin et le mot vagin masculin ? C’est l’arbitraire de la langue. Au XVIIe siècle, des puristes décident de faire rentrer les mots de force dans des cases sexuées. Ils veulent faire régner l’ordre. Mieux : puisque la nature, disent-ils, pose la supériorité du mâle sur la femelle, ils décident que certains mots –qui jusqu’ici se conjuguaient au féminin– resteront l’apanage exclusif du sexe fort. Couramment utilisé au XVIe siècle, le mot autrice vient du latin auctor-auctrix, «matrice naturelle des doublets auteur/autrice et acteur/actrice». Tomber en quenouille Faire disparaître le féminin des métiers savants Certains métiers qui, jusqu’ici, étaient déclinés au féminin (2) se voient systématiquement «neutralisés».

http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/05/31/le-mot-autrice-vous-choque-t-il/

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Mais puisqu’on vous dit que les races et les sexes sont des réalités ! S’il est vrai que le racisme culturaliste (haine des « cultures », des « civilisations » des pays dits du Sud, et de l’islam pensés comme inférieurs) a désormais grandement remplacé dans les discours politiques, médiatiques et populaires, le bon vieux racisme biologique (idée que l’infériorité se trouve dans les gênes), ce que j’expliquais longuement là, deux chercheurs, Nancy Huston et Michel Raymond, se sont investis de la mission suivante : nous rappeler que la biologie, comme idéologie, n’est pas morte. Leur contribution que l’on peut lire ici, se propose de réaffirmer des réalités biologiques qui justifieraient de parler de races et de sexes. La rhétorique du « juste milieu » Se présentant évidemment comme des briseurs de tabous – posture très à la mode – Nancy et Michel nous invitent à nous libérer de toutes ces théories plus ou moins farfelues qui attribueraient au fonctionnement de la société une cause sociale et non biologique. Culturalisme VS Biologie

Etes-vous une femme selon la Fifa ? Faites le test La Coupe du monde féminine de la Fifa commence ce samedi au Canada, et vous y verrez jouer – certains médias jamais avares de sexisme s’en lèchent déjà les babines – de jolies femmes. C’est que la Fifa, si elle n’impose pas de tests poussés au niveau national, veille à ce que les fédérations certifient la féminité de leurs équipes avant de les envoyer au outre-Atlantique – ce que se sont d’ailleurs empressées de faire certaines fédérations. Mais pourquoi tant de précaution ? Examens nus, chromosomes, testostérone... Depuis l’admission des femmes dans les compétitions internationales, notamment olympiques, une question taraude les instances sportives : partant de l’idée commune qu’être un homme confère un avantage naturel dans certaines disciplines, comment, dans un sport non mixte, différencier les femmes des hommes et débusquer les hypothétiques tricheurs ? « Des enjeux médiatiques importants »

Règle de proximité Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La règle de proximité (ou règle de voisinage) consiste à accorder le genre et le nombre de l'adjectif avec celui du plus proche des noms qu'il qualifie, et le verbe avec le plus proche de ses sujets. En vertu de cette règle, contrairement à l'usage actuel, le féminin et le singulier peuvent donc l'emporter sur le masculin et le pluriel. Elle se rencontre en grec ancien et en latin, de même qu'en ancien français. En français elle ne sort complètement de l'usage qu'au XVIIIe siècle, où le masculin s'impose dans l'accord du genre ; elle fournit aujourd’hui la matière de propositions de réforme de l’accord de l'adjectif pour ceux qui y voient un outil de promotion de l'égalité entre femmes et hommes. En grec ancien et en latin[modifier | modifier le code]

Les 8 choses qu'on entend forcément lors d'un débat féministe Cet article est (très) librement adapté inspiré de l’article de Cracked : 8 Things Some A$$#ole Says in Every Debate About Sexism. J’ai féminisé/masculinisé volontairement les rôles, par pure provocation gratuite, car je suis un instrument du démon. #8 Le « Duh-DoS » Sexisme et élitisme : double peine pour les étudiantes en médecine « 1 fois ! 2 fois ! 3 fois ! 4 fois ! 5 fois ! Séminaire : Interroger l’avatar numérique et l’immersion iconique avec les Sciences de l’Information et de la Communication — heSam Université Premier séminaire ouvert (au laboratoire DICEN-IDF) du projet recherche heSam université "Avatar immersif en réalité simulée". Où ? CNAM Amphithéâtre Laussédat 2 rue Conté 75003 PARIS accès 31 (de suite à droite), 3e étageQuand ?

Le «dad bod», et ta mère? Vous croyez que le phénomène du «dad bod» est sexiste? C'est pire. Au début, j'ai cru à une blague, ou tout du moins, au résultat d'une obscure étude menée par une non moins obscure université anglo-saxonne et qui aurait conclu, grosso modo, que les femmes considèrent que les bourrelets masculins, c'est sexy. « Iel » ou « Ol », le pronom personnel neutre français en construction Étiquettes : genre, iel, neutre, ol, trans En quelques décennies, les femmes (et les minorités de genre et de sexe) sont parvenues à établir une certaine équité dans la société. Ainsi elles ont obtenu les mêmes droits et sont théoriquement vouées à des futurs individuels aussi grandioses (ou tristes) que ceux des hommes. Cependant les stéréotypes et rôles genrés avec lesquels les enfants sont éduqués font barrière à une réelle égalité des chances.

Le Seum Collectif [Ce texte contient des descriptions de viol. Nous avons choisi de présenter deux textes qui montrent le débat actuellement en cours, au sein du Seum des meufs, sur la question du sexe hétéro ] C’est une réalité pour les femmes que d’avoir à composer sans cesse avec le sexe forcé au cours d’une vie normale. La stérilisation La stérilisation tubaire ou ligature de trompes occupe une place très particulière dans les interventions susceptibles d’être réalisées chez les personnes qui y en font la demande et qui, dans mon activité, sont majoritairement des femmes. Certes, ce n’est pas une intervention vitale ou thérapeutique et sa place est un peu différente de la chirurgie esthétique par exemple, mais autant les demandes de chirurgie mammaire, de rhinoplastie, de lifting semblent passées dans les mœurs depuis quelques décennies et moins sous le jugement des professionnels de santé, autant ces demandes de stérilisation ont semblé illégitimes aux yeux de certains. Il a fallu attendre 2001 pour que l’article 26 de la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 (article 2123-1 du Code de la santé publique) définisse les conditions de ce geste chirurgical (cette loi couvre aussi la stérilisation masculine).

Nos bombes tuent aussi Depuis quelques jours, on voit beaucoup une image être partagée sur Facebook, un dessin qui, en quelques lignes et quelques mots, résume pas mal à lui seul les problèmes que pose toute la rhétorique – qui se propage à toute vitesse et dans tous les médias depuis les attentats du 13 novembre à Paris – selon laquelle ’c’est à notre liberté de bons vivants qu’ils s’attaquent’. Il s’agit d’un dessin de femme avec pour tout habillement un bonnet phrygien et une cocarde tricolore, accompagné de ce commentaire : ’Nous nos bombes sont sexuelles et nos attentats à la pudeur’. Déjà, passons sur les jeux de mots usés et leur supposée drôlerie gauloise. Qu'est-ce que l’afro-féminisme ? Féminisme égalitariste, matérialiste, ou postmoderne… A l’heure où les courants féministes fleurissent, l’un d’eux reste encore peu connu en France. Son nom ? L’afro-féminisme. Ce courant part d’un constat simple : les femmes noires sont à l’intersection de deux grandes oppressions : le racisme et le sexisme.

Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin! Le long effort des grammairiens et des académiciens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. La domination du genre masculin sur le genre féminin initiée au XVIIe siècle ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers répètent inlassablement que « le masculin l’emporte sur le féminin », se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société. Ce livre retrace l’histoire d’une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques.

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