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Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré : A contrario

Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré : A contrario
Source INA J’aimais beaucoup Coluche et Desproges. Ces humoristes étaient des individus intelligents, créatifs, mordants, sensibles et talentueux, à bien des niveaux. Comme beaucoup de monde, j’ai tous les textes de Desproges sous la main. Y compris son roman (« Des femmes qui tombent »). Je connais par cœur ses textes de scène, ses réquisitoires, ses chroniques de la haine ordinaire, son manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis, bref je suis une groupie. Idem en ce qui concerne Coluche : j’aime le ré-entendre, le revoir sur scène, et je savoure toujours autant la diversité de son talent (comédien, musicien, artiste du stand up, bien plus que Desproges d’ailleurs pour cette prestation-là, car les textes de Desproges n’étaient pas particulièrement bien servis par ses prestations scéniques : il était bien meilleur en radio que sur scène). Bref, ceci pour poser que vraiment, j’aimais beaucoup ces deux humoristes. Ah bon ? A lire aussi : Aucun article similaire.

http://www.acontrario.net/2013/09/25/desproges-coluche-humour-noir-second-degre-imposture/

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Ceci n’est pas du second degré La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? L’humour est une arme Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé. VDG / Vie de Garces !, 10 raisons d’être contre le mariage gay. (Version... 10 raisons d’être contre le mariage gay. (Version américaine, mais ça s’adapte bien.) 1.

L'humour est une chose trop sérieuse... - Une heure de peine... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer. C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? Moi : Désolé, le sexisme, ça me fait pas franchement rire.

Queer Montréal L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. J’ai déjà eu le malheur d’assister au spectacle d’un humoriste habitué à s’adresser au public large, mais qui avait été embauché pour participer à une soirée communautaire LGBT. Il a rapidement vu que certaines de ces blagues, énoncées dans une salle où les hétérocis sont minoritaires, faisaient beaucoup moins rire. Le spectacle à été interrompu par une protestation contre la misogynie du numéro, des gens ont quitté la salle, et la salle à baigné dans un grand malaise pour le reste de la soirée. Comment éviter qu’une telle catastrophe se reproduise? Si le public est majoritairement hétérocis, il y a peu de chance qu’on ne reçoive pas une bonne réponse du public en parlant de l’homophobie: pour la majorité des personnes ce concept est abstrait et ne renvoie qu’à des anecdotes de quelques séries de fiction.

Critique de l'anti-politiquement correct L’expression « politiquement correct » s’emploie généralement comme quolibet mis au service d’arguments réactionnaires pour disqualifier toute thèse adverse. Presque personne ne se dit « politiquement correct » : pour les racistes, les sexistes, les homophobes, le politiquement correct c’est toujours cette prétendue « chape de plomb », cette idéologie écrasante qui serait brutalement et arbitrairement imposée par les tristes sires qui défendent l’égalité, combattent les injustices et n’aiment pas les discriminations. L’expression permet de présenter la défense de l’ordre sous les traits de la subversion. C’est un procédé rhétorique fort efficace qui permet de faire passer un discours dominant pour minoritaire, la lâcheté, le conformisme et le larbinisme pour du courage.

La bonne blague sur le viol S'il y a bien quelque chose que je devrais avoir compris ces dernières semaines, c'est qu'il n'y a aucun problème avec le viol puisqu'on est tous contre. Parler de viol chez les féministes est pourtant un sujet compliqué : - Evoquer ce sujet là, ces milliers de prénoms, pseudos qui remontent à la surface n'a rien de plaisant. Vraiment. - Pour certaines féministes, cela les ramène à leur propre vécu ; ca répare mais ca gratte parfois les croûtes également. - On nous ramène toujours au sujet du viol (dont il faudrait parler mais en nous expliquant comment le faire : * ne pas évoquer son propre cas c'est de la victimisation * ne pas évoquer d'autres cas réels, c'est de l'instrumentalisation * ne pas parler de chiffres, il y a contestation * ne pas parler des coupables, il y a misandrie. Je vous renvoie à ces textes sur l'humour. L'humour ne se pratique pas contre quelqu'un. Personne n'a jamais interdit les blagues sur le viol ou sur un quelconque sujet d'ailleurs à part dans vos fantasmes.

Départementales dans l'Aisne : les calculs d'Odoxa ? A une semaine du 1er tour des élections départementales la publication des sondages s’intensifie. Le scrutin n’intéresse guère les sondeurs si ce n’est pour nous « parler » du FN et de sa possible victoire, à l’image d’Odoxa qui publie un premier sondage sur le scrutin dans le département de l’Aisne (cf. Le Parisien, 16 mars 2015). Le sondeur a eu vent des critiques, y compris de la profession sur la fusion du scrutin en une élection à 1 tour et dans un circonscription imaginaire : le département. "La nature même des élections départementales implique plus encore de précautions que d’autres enquêtes d’intentions de vote quant aux conclusions que l’on peut en tirer sur le scrutin du 22 mars. En effet, les élections départementales ne sont pas une élection globale dans un département, mais bien autant d’élections que le département comporte de cantons.

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour.

Jipé Jipé, c'est le gars dont on t'a dit, quand tu es arrivé(e) dans l'entreprise : "Il est sympa, mais parfois il dit des trucs un peu limite", "S'il va un peu trop loin, ignore-le". Quelques personnes t'ont dit : "c'est un connard, méfie-toi", mais ils n'étaient pas beaucoup. Jipé, c'est effectivement un connard. Jipé est un connard, et faut pas le pousser beaucoup pour qu'il prenne sa casquette de faf-connard. Jipé, il a un avis négatif sur toust les assistés ce qui n'est pas lui : les femmes, les étrangers, les pas-blancs, les pauvres et les chômeurs, les fonctionnaires, les homos, ses voisins, son gardien, son facteur.

Une heure de peine: L'Humour Dans mon précédent billet, j'ai essayé de montrer qu'il existait une "culture troll", c'est-à-dire une façon relativement routinisée de réagir au problème du troll. Le point clef me semble être une certaine tolérance au troll, dans le sens où ceux-ci sont assez systématiquement minimisés au point que la faute devient moins le trollage proprement dit que l'indignation face à ceux-ci, voire le simple fait de se sentir blessé.e. Le problème réside surtout dans le fait que cela vient valider la représentation du monde qui est celle des trolls. Dans le présent billet, je vais essayer de me plonger dans certaines productions de la culture troll, pour essayer de montrer ce qu'elle en vient à produire.

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