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Arte - Découvrir les réfugiés

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Japon - Résistance aux immigrants ? La résistance à l’immigration tient à l’histoire du Japon et à sa culture, insulaire, qui repose sur sa langue, ses traditions, mais aussi son homogénéité génétique. Les pays d’Europe ont été, depuis deux millénaires, un lieu incessant de migrations, de conquêtes, d’invasions incessantes, de mouvements de populations. L’Amérique s’est construite sur la migration des Premières Nations, la conquête européenne et l’immigration. Au Japon, ça fait 2000 ans que la population s’est développée dans ses îles sans connaître le moindre brassage et sans jamais avoir été confrontée à la diversité. La notion d’intégrité raciale prend donc un sens tout autre qui se double d’une crainte que l’arrivée de nouveaux venus ne rompe l’harmonie d’une société homogène. Le Japon, par exemple, a carrément refusé d’accueillir des réfugiés syriens même s’il est prêt à leur fournir une aide financière substantielle.

Le dernier immigré, par Tahar Ben Jelloun (Le Monde diplomatique, août 2006) Le dernier immigré arabe – en réalité un Berbère – vient de quitter le sol français ce matin. Le premier ministre ainsi que le ministre de l’intérieur se sont déplacés pour assister à ce départ et exprimer à M. Mohamed Lemmigri la reconnaissance de la France. Mohamed n’était ni ému ni en colère. Il était simplement content de rentrer pour toujours dans son pays natal.

Les Grands reportages - Intégration ou ségrégation des immigrants (45 min,1 de 2) Ce documentaire répond à l’une des questions les plus importantes de notre temps : les politiques nationales et les attitudes sociales fabriquent-elles de nouveaux résidents bien intégrés à nos sociétés ou contribuent-elles à renforcer la ségrégation dont ils sont victimes? Titre : Saison 2014 Épisode 99 Durée : 45 min Année de production : 2013 Date de diffusion : 10 août 2014 Production : RTE France, Point du Jour, Intuitive Pictures Réalisateur(s) : Jon Kalina

Il n'est frontière qu'on n'outrepasse, par Edouard Glissant (Le Monde diplomatique, octobre 2006) Nous fréquentons les frontières, non pas comme signes et facteurs de l’impossible, mais comme lieux du passage et de la transformation. Dans la Relation, l’influence mutuelle des identités, individuelles et collectives, requiert une autonomie réelle de chacune de ces identités. La Relation n’est pas confusion ou dilution. Je peux changer en échangeant avec l’autre, sans me perdre pourtant ni me dénaturer. C’est pourquoi nous avons besoin des frontières, non plus pour nous arrêter, mais pour exercer ce libre passage du même à l’autre, pour souligner la merveille de l’ici-là. La faculté de transformer en lieux de promesse nos lieux de souffrances ou de défaites, quand même il serait trop facile de nous substituer à ceux qui souffrirent réellement la défaite et les larmes, nous permettra de franchir la frontière d’avec les lieux où d’autres humanités souffrirent et perdurèrent, et de concevoir ces lieux dans l’éloge et les fastes.

Top 10 des murs de la honte à travers le monde, y’a pas de quoi faire les fiers Si vous avez eu une scolarité à peu près normale, vous avez forcément appris que l'Allemagne avait été coupée en deux de 1961 à 1989 par le mur de Berlin et que les murs c'était mal. Eh bien figurez-vous que nous n'avons absolument pas retenu la leçon et qu'il y a encore aujourd'hui tout plein de jolis murs érigés notamment pour lutter "contre l'immigration clandestine, la violence et le deal de drogue" (évidemment). Des murs qui pour beaucoup tuent, et dans le meilleur des cas empêchent juste des peuples voisins de communiquer.

Syrie : “Nous sommes les concierges de la lâcheté. Nous n'accueillons personne.” Nous savions tous que le régime du Baas syrien était un régime toxique, d’assassins et de tortionnaires : nous l’avons toléré. Nous avons fait plus encore : nous l’avons renforcé. Bachar al-Assad était invité à la tribune présidentielle du défilé du 14 Juillet, à Paris, à quelques mètres de Nicolas Sarkozy, qui lui a chaleureusement serré la main, deux ans avant le début des manifestations à Deraa. Nous savions tous que le régime Assad était prêt à massacrer sans hésitation sa population civile et celle de ses voisins : les événements connus sous le nom de «massacres de Hama», en 1982 (mais qui, en fait, s’étendirent aussi à de nombreuses villes syriennes), ou les exactions syriennes au Liban l’ont suffisamment montré. Nous l’avons toléré. Nous savions que l’armée syrienne et ses nervis, qui ont organisé la répression pendant des décennies, n’hésiteraient pas une seconde à tirer sur la foule, à torturer des opposants, à bombarder villes et villages: nous les avons laissés faire.

Fuocoammare - Les Inrocks (lire premiers paragraphes) Récompensé à Venise en 2013 par le Lion d’or pour Sacro GRA, Gianfranco Rosi recevait en février dernier l’Ours d’or à Berlin pour Fuocoammare, devenant ainsi le documentariste le plus primé de l’histoire des grands festivals de cinéma. Fuocoammare (“mer en feu”) mène deux récits parallèles : d’abord le travail des personnels militaires et médicaux italiens de Lampedusa qui “réceptionnent”, de jour comme de nuit, les coquilles de noix chargées de réfugiés venues d’Afrique, déjà à moitié submergées par les eaux, que les passeurs balancent au milieu de la Méditerranée comme si la mare nostrum était une petite mare. Ensuite, la vie d’un petit garçon de l’île, Samuele, qui aime chasser les oiseaux avec son ami et son lance-pierre. Un jour, on découvre qu’il a un œil faible qu’il va falloir réveiller de sa léthargie. Fuocoammare – Par-delà Lampedusa documentaire de Gianfranco Rosi (It., Fr., 2016, 1 h 49)

13 millions d’enfants privés de rentrée scolaire à cause des guerres au Moyen-Orient Plus de 13 millions d’enfants sont privés d’école cette année en raison des conflits qui font rage dans plusieurs pays du Moyen-Orient, indique le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport publié jeudi 3 septembre. L’organisation déplore une « situation désastreuse ». Le rapport de l’Unicef porte sur six pays et territoires en guerre ou instables (Syrie, Irak, Yémen, Libye, Territoires palestiniens, Soudan), ainsi que sur trois pays accueillant un grand nombre de réfugiés syriens (Jordanie, Liban et Turquie). « L’impact destructeur des conflits est ressenti par les enfants dans toute la région », résume Peter Salama, le directeur de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord : En route vers la présidentielle américaine Un photoreportage de Marcel Calfat et Christian Latreille Le mur entre les deux pays se construit par étapes. Le fondateur de l'association des Anges de la frontière, Enrique Morones, montre deux générations de murs.

Quand des réfugiés parviennent à traverser l'Europe grâce à un faux cortège nuptial C’est un documentaire qui résonne étrangement avec l’actualité. Son nom ? lo Sto con la Sposa – “Du côté de la mariée” en italien. Réalisé en 2013, ce périple ne semble pas avoir pris une ride. Hier comme aujourd’hui, des réfugiés continuent d’arriver par milliers en Italie pour fuir la guerre de l’autre côté de la Méditerranée. Il y a deux ans, Khaled, un poète palestinien et Gabriele, un journaliste italien, ont décidé d’aider cinq d’entre eux à rejoindre la Suède.

Vers quels pays ont fui les 74,8 millions de personnes contraintes à l’exil ? Le monde comptait, fin 2018, 70,8 millions de personnes déplacées de force, soit une progression de 2,3 millions par rapport à l’année précédente, selon les statistiques collectées par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). C’est un record depuis la création du HCR, en 1950. Pourtant, prévient l’institution, cette estimation est « prudente », notamment « car elle ne reflète que partiellement la crise au Venezuela » qui a contraint 4 millions de personnes à l’exil. Au total, ce sont 74,8 millions de personnes qui sont aujourd’hui prises en charge par le HCR, qu’elles soient déplacées de force, déplacées à l’intérieur de leur pays ou assistées par le Haut-Commissariat après avoir pu rentrer chez elles. Dans le détail, le conflit syrien explique en grande partie la hausse conséquente du nombre de personnes contraintes à l’exil à partir de 2011. Les conflits en Libye, au Yémen et en Afghanistan ont aussi contribué à cette augmentation.

Mais pourquoi émigrent-ils ?, par Saskia Sassen (Le Monde diplomatique, novembre 2000) Alors que la mondialisation économique a profondément transformé les Etats et le système interétatique, peut-on continuer de penser l’immigration comme s’il s’agissait d’une dynamique indépendante des autres champs ; comme si son « traitement » relevait encore exclusivement d’une souveraineté nationale unilatérale ? Peut-on persister, dans la réflexion sur les migrations internationales, à faire l’économie d’une interrogation sur les transformations décisives qui ont affecté l’Etat, à la fois sur le plan domestique et dans ses relations internationales ? L’idée prévaut, en Europe occidentale, en Amérique du Nord et au Japon, d’une crise du contrôle de l’immigration. Or cette vision interdit tout débat serein. La question importante, en effet, ce n’est pas l’efficacité du contrôle des Etats sur leurs frontières, dont on sait bien le caractère nécessairement imparfait, mais plutôt la nature de ce contrôle. « Don’t Walk : Schengen » (Série « No Pictures », 2000)

Migrants : discours hypocrites, politiques réactionnaires Philippe Alcoy L’Europe est devenue le continent des crises. Crise économique en Grèce ; crise politico-militaire en Ukraine, et maintenant une « crise migratoire » dramatique. Mais c’est avant tout pour les migrants eux-mêmes que cette crise est dramatique ; victimes de racket, d’humiliations, de répression, quand ils ne perdent pas la vie dans la Méditerranée, dans des accidents à bord de trains ou de camions.

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