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Le non-art contemporain en 6 dogmes

Le non-art contemporain en 6 dogmes
Dans leur numéro de rentrée, consacré au «grand bluff de l'art contemporain», nos confrères du magazine «BoOks» présente un article de la très estimée revue littéraire colombienne «El Malpensante». Avelina Lesper, critique d’art du grand quotidien national «Excelsior», y analyse la façon dogmatique et autoritaire dont les critiques et commissaires d’exposition décident de ce qui doit être considéré comme de l’art. Extraits féroces. On accueille aujourd’hui dans les musées des objets dénués de valeur esthétique, présentés comme étant de l’art, au nom du dogmatisme : par soumission totale aux principes imposés par une autorité. En théologie, un dogme est une vérité ou une révélation divine que l’on impose aux fidèles pour qu’ils y croient. Kant opposait philosophie dogmatique et philosophie critique, ainsi que l’usage dogmatique de la raison à l’usage critique de la raison. Le dogme est une croyance, car sans l’intervention de la foi, il ne peut être assimilé par la connaissance.

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Mais que cherchent les artistes contemporains ? Le Nouvel Observateur Vous estimez que l'art contemporain n'est pas la simple prolongation de l'art moderne, mais relève, comme l'indique le titre de votre livre «le Paradigme de l'art contemporain», d'une logique entièrement différente. Nathalie Heinich On a tendance à utiliser «art moderne» et «art contemporain» comme des termes équivalents, dont la seule différence serait chronologique. C'est une erreur : il y a autant de différences entre l'art contemporain et l'art moderne qu'entre l'art moderne et l'art classique. Chacun se distingue par des règles du jeu implicites, qui forment ce que Thomas Kuhn appelait un «paradigme». Ainsi, l'art moderne repose sur la transgression des règles de la figuration classique (impressionnisme, cubisme, surréalisme... ). L'art contemporain, lui, transgresse la notion même d'œuvre d'art telle qu'elle est communément admise.

Tatoueurs Tatoués C'est le tatau polynésien, observé au XVIIIe siècle par l'équipage du capitaine Cook qui a donné son nom au tatouage. C'est devenu une forme artistique et un phénomène global. Le tatouage est fait d'échanges entre les pays, entre courants marginaux et dominants. Et de nos jours l'extension des médias l'a rendu particulièrement proche. Au long des époques et à travers les continent, autrefois marqueur ritualisant dans les sociétés traditionnelles, le tatouage a été éradiqué par la colonisation pour devenir au XIXe siècle objet de fierté et de spectacle et enfin au XXe siècle, pratique artistique. L'histoire globale du tatouage est celle d'un ensemble de gestes techniques, d'outils, de pigments, de procédés figuratifs destinés au marquage du corps.

Mathieu Pernot Mathieu Pernot, né en 1970 à Fréjus, vit et travaille à Paris ; après des études d’histoire de l’art à la faculté de Grenoble, il entre à l’École nationale de la photographie d’Arles, d’où il sort diplômé en 1996. Son œuvre s’inscrit dans la démarche de la photographie documentaire mais en détourne les protocoles afin d’explorer des formules alternatives et de construire un récit à plusieurs voix. L’artiste procède soit par la réalisation de séries – parfois en résonance entre elles à travers personnages, chronologies ou thèmes –, soit par la rencontre avec des images d’archives. Dans tous les cas, ce nomadisme d’images et de sujets souligne son souhait d’éviter un récit de l’histoire à sens unique. Le déplacement perpétuel de ses images évoque donc une réalité qui est loin d’être figée ou immuable. L’exposition du Jeu de Paume présente une sélection de séries réalisées par l’artiste au cours des vingt dernières années.

L'art contemporain n'est-il qu'un discours La sociologue Nathalie Heinich, directrice de recherche au CNRS, spécialiste d'art, fait paraître chez Gallimard, Le paradigme de l'art contemporain : structures d'une révolution artistique. Nathalie Heinich étudie la surprise du public face à l'art contemporain. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur cette question. L'historien et critique d'art Stéphane Guégan, commissaire en 2011 de l'exposition "Manet, inventeur du Moderne" au Musée d'Orsay, sera aux côtés de Caroline Broué et d'Antoine Mercier pour interroger Nathalie Heinich. Il a fait paraître chez Hazan Cent tableaux qui font débat (2013).

L'expo rétrospective ERRÓ . …Vous connaissez mon amour pour l’Islande et pour l’Art. Quoi de plus logique donc que de vous parler d’un artiste islandais (et le plus célèbre de surcroît !) «Géographie à l'usage des gauchers» Le 1er février 2004, Philippe Favier lançait sa Géographie à l'usage des gauchers, voyage artistique au musée d'Art contemporain de Lyon - Cité internationale, qui prend fin le 17 juin. Libération en dévoile la dernière étape ­ à découper et à coller dans le livre édité à l'occasion de l'exposition, visible jusqu'au 14 août.

La renaissance Le courant renaissance couvre une période longue de deux siècles durant lesquels la peinture s’exprime différemment selon la région, l’école picturale ou encore le contexte politico-social. Ce vaste mouvement est généralement divisé en trois périodes : la première renaissance (1400 - 1500), la renaissance classique (1500 - 1520) et le maniérisme (1520 - 1600). Le nouveau style s’impose d’abord en Italie dès le XVe siècle. Parcours : Renaissance italienne Alors que les grandes puissances d'Europe rivalisent pour contrôler l'Italie, les peintres italiens du XVe et du XVIe siècle élargissent le champ de la peinture occidentale. Les arts se développent dans un contexte politique particulier. L'Italie n'est pas unifiée et chaque prince, chaque famille qui règne sur une ville veut montrer sa splendeur, sa puissance. Les oeuvres, les grands chantiers tous liés à une commande sont là pour montrer la magnificence de leurs mécènes. Si les artistes toscans servent de modèles, dès le XIVe siècle, chaque centre artistique a sa propre spécificité et de fortes différences régionales persistent au XVe et au XVIe siècle : la peinture florentine privilégie le dessin, la peinture vénitienne donne la primauté à la couleur et Rome prend au début du XVIe siècle, avec le mécénat pontifical et princier, une importance croissante. Itinéraire jusqu'a la prochaine œuvre : Partons de la Pyramide et dirigeons-nous vers l'accès Denon.

La Vision de Bacchus - Jean Dytar (cliquez sur l’image pour voir la couverture en plus grand) « Seriez-vous capable d’incarner, par les pouvoirs de la peinture, la grâce absolue d’un être ? » Venise, 1510. Le peintre Giorgione, sur le point de mourir de la peste, jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau. Il se mesure enfin à l’extraordinaire aventure picturale et humaine du maître illustre qui, sans le savoir, a déterminé sa vocation : Antonello de Messine.

Belle Epoque «Le dix-neuvième siècle, avec son idéalisme libéral, était sincèrement convaincu qu'il se trouvait sur la route droite qui mène infailliblement au «meilleur des mondes possibles». On ne considérait qu'avec dédain les époques révolues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs révoltes, on jugeait que l'humanité, faute d'être suffisamment éclairée, n'y avait pas atteint la majorité. Il s'en fallait de quelques décades à peine pour que tout mal et toute violence soient définitivement vaincus, et cette foi en un progrès fatal et continu avait en ce temps là toute la force d'une religion. Déjà l'on croyait en ce «Progrès» plus qu'en la Bible, et cet évangile semblait irréfutablement démontré par les merveilles sans cesse renouvelées de la science et de la technique [...]

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