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Critiques et ajustements statistiques

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La France populaire décroche, qui s’en soucie ? 26 mai 2014 - Depuis 2008, le niveau de vie des plus démunis diminue. Une crise qui alimente les tensions sociales, mais n’inquiète pas plus que ça les couches favorisées, dont les revenus continuent à augmenter. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. + 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches, - 400 euros pour les 10 % les plus pauvres.

Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 [1] est sombre pour les milieux populaires. La « baisse généralisée du pouvoir d’achat » [2], tant médiatisée, est une imposture : le pouvoir d’achat augmente pour les plus riches et diminue pour les plus pauvres. Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Elle ne frappe qu’une partie de la population : les plus modestes, déjà fragilisés par des décennies de chômage. Trois France se distinguent. Les trois dixièmes de la population situés entre les 40 % les plus pauvres et les 30 % les plus riches ont vu leur situation stagner.

Un changement social inédit. Après la « pikettymania », ce qui restera du livre de Piketty. Le capital au XXième siècle : vérités et mensonges de Thomas Piketty. FIGAROVOX/ANALYSE-Thomas Piketty triomphe aux Etats-Unis avec son dernier livre, Le capital au XXIième siècle. L'occasion pour Irène Inchauspé et Sylvie Hattemer, auteurs de l'horreur fiscale, de souligner les ambiguïtés de l'inspirateur du programme économique de François Hollande. Irène Inchauspé et Sylvie Hattemer son journalistes économiques. Elles ont écrit L'horreur fiscale paru chez Fayard en 2014. «A star is born»!

L'économiste Thomas Piketty triomphe aux Etats-Unis où son livre Le capital au XXIème siècle fait un tabac. Rien de tel lorsqu'il est sorti en France: beau succès d'édition, il n'a pas suscité autant de débats. «Nul n'est prophète en son pays» dit le proverbe. Les principaux points de ce «constat» se trouvent résumés en quelques pages du livre «Pour une révolution fiscale». «Eliminer» plus de la moitié de la population est commode pour la démonstration. Mister Piketty, lui, est passé brillamment à autre chose. La main dans le pot de confiture. Dans son Capital au XXIe siècle, Thomas Piketty nous propose une analyse des données du classement des milliardaires que le magazine Forbes publie chaque année depuis 1987 [1].

Voici ce que l’auteur a trouvé : en 1987, les 0,000005% les plus riches du monde (une personne sur vingt millions, soit environ 143 personnes en 1987 et 234 en 2013), disposaient en moyenne d’un patrimoine évalué à 2,8 milliards de dollars actuels [2] or, en 2013, la fortune moyenne de ce groupe était passée à 14 milliards. Ainsi, nous dit Piketty, en vingt-six ans ces ultrariches se sont enrichis de 6,4% net d’inflation alors que le patrimoine moyen du commun des mortels ne progressait que de 2,1%.

Pis encore, si on procède au même calcul pour le 0,000001% (une personne sur cent millions), leur fortune moyenne a progressé de 6,8%. Ne tergiversons pas plus longtemps : la conclusion que tire Piketty de ces données est une fraude intellectuelle totale. Voici pourquoi. Thomas Piketty le prestidigitateur. Par Guillaume Nicoulaud. Soit un monde dans lequel vivent 1 million d’individus qui, en l’année 0 disposent d’un capital moyen de 100 dollars . Or, il se trouve qu’en cette même année 0, les dieux ont décidé que dorénavant, la variation annuelle des fortunes des habitants de ce monde devra être purement aléatoire et, comme ces dieux sont un brin statisticiens, qu’elle devra suivre une loi normale avec une moyenne de 2% par an et un écart-type de 20%.

C’est une loi divine ; il n’y a pas moyen d’y échapper ; que vous soyez riche ou pauvre, roi ou simple paysan, votre capital est désormais soumis à l’aléa. De fait, au cours des vingt-cinq années suivantes et conformément à la décision des dieux, la fortune moyenne des habitants de ce monde est passée de 100 dollars à 164 dollars, soit une progression annuelle de 2%. En l’année 0, le 1% (c’est ainsi que, dans ce monde, on désigne les 10 000 personnes les plus riches de la population), disposaient d’un capital moyen de 149,5 dollars. Compléments sur le truc de Piketty. Par Guillaume Nicoulaud En complément de l’épisode précédent, voici quelques petites simulations. On a toujours 1 million d’habitants mais cette fois-ci, leurs fortunes initiales respectives suivent une loi Gamma avec un paramètre de forme (alpha) de 0,04. En principe, vous devriez pouvoir vérifier que les 1% les plus riches de cette population détiennent un peu plus de 40% de la richesse totale ; ce qui, si l’on en croit les données du Crédit Suisse (Global Wealth Report 2013, page 22), correspond à peu près à la situation actuelle.

Les dieux décident donc que le rendement annuel moyen du capital (r) sera identique pour tout le monde et suivra une loi normale avec une moyenne de 2% et un écart-type de 20%. Capital moyen: 2% Capital du 1% : 3.3% Capital du 0,1% : 5.1% Capital du 0,01% : 7% J’obtiens ce qui suit : Capital moyen : 1,6% Capital du 1% : 2,6% Capital moyen : 1,5% Capital du 1% : 2,5% Capital moyen : 0% Capital du 1% : -0,4% Ah ! —-Sur le web. Pour des études économiques sensées - Emploi 2017.

Inégalités > Les impostures Les études économiques sont-elles encore sensées ? On peut se poser la question quand on voit des économistes prétendument sérieux sortir des séries qui n’ont plus aucun sens. C’est le cas pour celles sur les inégalités où c’est devenu presqu’une tradition de sortir des résultats qui s’appuient sur ce qu’on désigne comme « revenus primaires », c’est-à-dire avant les prélèvements qui frappent les revenus les plus élevés, et les avantages sociaux qui viennent au secours des revenus les plus faibles.

L’absurdité de ces analyses est d’autant plus frappante qu’avec les évolutions de nos sociétés occidentales vers plus de solidarités, ces avantages sociaux en viennent à constituer l’essentiel des revenus des ménages les plus défavorisés. Peut-on encore tirer des conclusions économiques sérieuses lorsque les revenus sur lesquels sont fondés les calculs ne contiennent pas les retraites, le patrimoine le plus important pour plus de 90% des ménages ? Thomas Piketty se trompe. Par Michael Tanner, depuis Washington DC. Thomas Piketty Les adeptes de la redistribution de la richesse en Amérique ont trouvé un nouveau héros dans la personne de l’économiste français Thomas Piketty.

L’auteur de l’ouvrage Capital au XXIe siècle, récemment traduit en anglais, critique sévèrement les inégalités engendrées par les économies capitalistes modernes et avertit que l’économie de marché « peut potentiellement menacer les sociétés démocratiques et les valeurs de justice sociale qui en découlent. » Pour corriger le tout, il propose un impôt mondial sur la fortune et un taux d’imposition de 80 % pour les revenus supérieurs à 500 000$ aux États-Unis. Il n’en fallait pas moins pour soulever l’euphorie à gauche. Capital au XXIe siècle est bien documenté, contient beaucoup d’informations utiles et offre d’importantes réflexions.

Les « solutions » qu’il apporte sont tout aussi problématiques. Néanmoins, l’auteur marque quelques points. —Sur le web. Comment Thomas Piketty a manipulé ses chiffres. Par Aymeric Pontier (*) Ces six derniers mois, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’écrire et de me servir des travaux menés par les économistes Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez, sur le taux d’imposition global, dans le but de promouvoir la mise en place de l’impôt négatif et de l’allocation universelle. Voici le dernier exemple en date qui a eu un certain succès. Or, je viens de réaliser que la courbe publiée partout sur les blogs et les sites d’informations était complètement fausse ! En effet, la Fondation IFRAP est revenue sur les travaux des auteurs de la « Révolution Fiscale », et prouve que la courbe utilisée comme référence est délibérément trompeuse. La courbe ci-dessus est erronée à plusieurs titres. Le pire, c’est que l’économiste disposait bel et bien des chiffres pour l’ensemble des 50 millions d’adultes, ils sont disponibles dans ses travaux au tableau STI3 !

Mais la fondation IFRAP ne s’est pas arrêtée là, elle a poussé plus loin l’enquête. Inégalités : que valent les chiffres de Thomas Piketty. Par Valérie, d’Emploi 2017. Thomas Piketty a publié dans Le capital au XXIe siècle une courbe d’évolution de la part du premier décile des revenus les plus élevés qui montrerait que les riches sont devenus plus riches et la société américaine plus inégalitaire. Mais les chiffres utilisés par Thomas Piketty sont-ils fiables ? Les revenus sont calculés à partir des impôts déclarés à l’Internal Revenue Service (IRS) et ne tiennent pas compte des transferts, c’est-à-dire des impôts prélevés sur les revenus plus élevés, et des aides sociales fournies aux plus pauvres. Ceci représente ce que l’on appelle les « revenus primaires », et pas les « revenus secondaires » qui sont les seuls significatifs pour tenir compte du revenu réel.

Autre problème, l’IRS ne peut pas décompter les enrichissements non déclarables, comme l’accroissement des plus-values de la vente de l’« Internal retirement account » (IRA) lorsque les intéressés atteignent l’âge où cette vente n’est plus taxée. Conclusion —Sur le web. Thomas Piketty et Joseph Stiglitz, tricheurs professionnels. Thomas Piketty et Joseph Stiglitz sont prêt à tout pour faire dire à la réalité l’inverse de ce qu’elle signifie. Démonstration. Par Bernard Zimmern.Un article d’Emploi-2017. Thomas Piketty (droite) & Joseph Stiglitz (gauche) Dans leur offensive pour mettre la lutte contre les inégalités avant celle contre le chômage et, au fond, justifier leurs postes de professeurs payés par l’État, en donnant à ceux qui vivent de l’État, leur justification morale même si cela se traduit par plus de chômage, donc plus d’inégalités, tant Thomas Piketty que Joseph Stiglitz n’ont pas hésité à tricher, et ils le savent.

Ce sont en fait des tricheurs professionnels. Commençons par Thomas Piketty. Nous pourrions revenir sur les travaux qu’il a effectués avec son complice et camarade de Normale Sup, Emmanuel Saez mais il est plus facile de comprendre ses tricheries sur sa dernière création, « Pour une révolution fiscale ». Mais T. Pourcentage de revenu prélevé en fonction du niveau de revenu (selon Piketty) Or J. Les super-riches d’aujourd’hui sont-ils des héritiers.

Par Guillaume Nicoulaud. Thomas Piketty nous annonce le retour des grandes fortunes héréditaires et dénonce le mythe selon lequel les milliardaires gagnent leurs fortunes. Sans grande ambition scientifique, je vous propose une rapide analyse de la destinée des dix hommes les plus riches du monde en 1987 et des origines des dix hommes (et femmes) les plus riches d’aujourd’hui. En 1987, donc, lorsque Forbes publie son premier classement des milliardaires, cinq des dix hommes les plus riches du monde sont japonais et sont arrivés là grâce à leurs activités dans le secteur immobilier. Dans l’ordre : Yoshiaki Tsutsumi, l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à (environ) 20 milliards de dollars, Taikichiro Mori (2ème, $15 milliards), Shigeru Kobayashi (4ème, $7,5 milliards), Haruhiko Yoshimoto (5ème, $7 milliards) et Yohachiro Iwasaki (9ème, $5,6 milliards).

Vingt-six ans plus tard, la plupart de ces gens-là sont morts. On peut néanmoins voir où en sont leurs héritiers. Du nouveau livre à succès de Thomas Piketty | Prospérité maintenant ! Voici une traduction personnelle d’un excellent article de Hunter Lewis publié là sur le blog du Mises Institute. Cet économiste du monde académique français de 42 ans a écrit un nouveau livre : Le capital au XXIe siècle. L’édition américaine a été publiée par Harvard University Press et se trouve en tête des meilleures ventes, une première pour cet éditeur. Une récente critique décrit Piketty comme « celui qui a montré la faille fatale du capitalisme ». Quelle est donc cette faille ? Sous un régime capitaliste, les riches deviendraient soi-disant encore plus riches par rapport à tous les autres et les inégalités seraient de plus en plus grandes.

Tout cela serait inexorable. Pour soutenir cette thèse, Piketty propose une logique financière douteuse et sans fondement, mais également ce qu’il appelle un « graphe spectaculaire » de données historiques. Réfléchissons à ce que cela signifie vraiment. Et qu’est-ce qui a causé et caractérisé ces bulles ? Ceci est un complet non-sens. Like this: Richesses et croissance : les tromperies statistiques de Thomas Piketty. IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales « Pour la liberté économique et la concurrence fiscale » 1) La croissance infinie des gros patrimoines ou les limites des mathématiques Son postulat est que l’accroissement inéluctable des écarts de richesse est dû à l’inégalité fondamentale qu’il note r > g où r désigne le rendement du capital (c’est-à-dire ce que rapporte le capital en moyenne au cours d’une année, sous forme de profits, dividendes, intérêts, loyers…, en pourcentage de sa valeur) et où g représente le taux de croissance (c’est-à-dire l’accroissement annuel du revenu et de la production).

Le boomerang des mathématiques Mais la formule mathématique, que Piketty utilise comme la clé magique du sens de l’histoire économique et sociale, semble pécher par son incohérence dans son application dans le temps. Les limites de l’exercice Les limites de l’exercice peuvent être démontrées encore autrement. La confusion des chiffres > 1. > 2. > 3. Piketty’s Historic Minimum Wage Errors | e21 - Economic Policies for the 21st Century. Professor Thomas Piketty of the Paris School of Economics has come to America to tell us that many of our problems could be solved with higher taxes on wealth and an increase in the minimum wage. Sunday’s New York Times called him a Rock Star. Most of the analysis of Piketty’s 671-page tome Capital in the Twenty-First Century has focused on his examination of income inequality and his recommendation to increase taxes on capital and wealth.

But how about his prescription to increase the minimum wage? The political biases of Capital are nowhere more obvious than in Piketty’s errors in his recent history of the U.S. minimum wage. Piketty, in his introduction, portrays his policy recommendations as “lessons based on historical experience,” but he cannot even offer an accurate historic description of the minimum wage. Piketty states, “From 1980 to 1990, under the presidents Ronald Reagan and George H.W. Wrong, Professor Piketty. That is partly correct. Piketty Can’t Even Get His Basic Tax History Right. 09 May 2014 The more I read of Thomas Piketty’s Capital in the Twenty-First Century, the worse it gets. Try this excerpt: [T]he Great Depression of the 1930s struck the United States with extreme force, and many people blamed the economic and financial elites for having enriched themselves while leading the country to ruin.

(Bear in mind that the share of top incomes in US national income peaked in the late 1920s, largely due to enormous capital gains on stocks.) Roosevelt came to power in 1933, when the crisis was already three years old and one-quarter of the country was unemployed. Look, I don’t mean to be a stickler, but the above tax “history” is totally wrong. The column you want to look at is second from the right. . (1) The top rate was lowered to 25 percent in 1925, not exactly “the late 1920s” and certainly not by Herbert Hoover. . (2) The top rate was jacked up to 63 percent in 1932, not 1933, and it was done by Herbert Hoover, not by FDR. And But hey, it’s all good.