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Guides d'écoute - philharmonie de Paris

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Éduthèque - philharmonie de Paris. Présentation - 10.03.2016 Les ressources musicales pour l’enseignement de la Philharmonie de Paris sont désormais toutes accessibles gratuitement via Éduthèque.

Éduthèque - philharmonie de Paris

À ce jour, 50 000 ressources sont accessibles. Elles comprennent : Rimski-Korsakov, Shéhérazade (extrait du Récit du prince Kalender) Rimski-Korsakov compose ce poème symphonique inspiré des Mille et Une Nuits, en cherchant à faire ressentir l'essence même de l'histoire plus que sa description précise.

Rimski-Korsakov, Shéhérazade (extrait du Récit du prince Kalender)

Aussi, il fait de l'orchestre un narrateur subtil dont les mélodies et les timbres suggèrent les couleurs de l'Orient, le charme envoûtant de la voix de Shéhérazade et les nombreux récits qui s'imbriquent les uns aux autres. Lire la suite… Shéhérazade : II. Le Récit du prince Kalender Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) Extrait d'un concert enregistré à la Cité de la musique le 3 octobre 2010 François-Xavier Roth, direction Les Siècles. Shéhérazade (III. Le Jeune Prince et la Princesse, extrait) de Nikolaï Rimski-Korsakov : une phrase envoûtante. Lorsque Rimski-Korsakov compose sa suite symphonique inspirée des Mille et Une Nuits, il cherche à faire ressentir à l'auditeur l'essence même de l'histoire plus qu'à la décrire avec précision.

Shéhérazade (III. Le Jeune Prince et la Princesse, extrait) de Nikolaï Rimski-Korsakov : une phrase envoûtante

Aussi, il fait de l'orchestre un narrateur subtil dont les mélodies et les timbres suggèrent les couleurs de l'Orient et le charme envoûtant de la voix de Shéhérazade. Dans cet extrait, c'est un jeune prince épris d'une princesse qui a inspiré au compositeur un thème constitué d'une longue phrase entrecoupée d'envolées, véritables arabesques musicales. lire la suite Shéhérazade (III. Ma Mère l'Oye (Laideronnette, impératrice des pagodes) de Maurice Ravel : l'orchestration au service de la féérie. Laideronnette s'évanouit et se réveilla dans un merveilleux palais en entendant de la musique.

Ma Mère l'Oye (Laideronnette, impératrice des pagodes) de Maurice Ravel : l'orchestration au service de la féérie

Les jardins étaient remplis de fleurs, de fontaines, d'arbres rares. Elle entendit de la musique dans le palais et vit venir à elle de petits personnages [pagodes et pagodines] couverts d'or et de pierres précieuses pour la divertir et la servir. Tous les jours à son lever, elle avait de nouveau habits, de nouvelles dentelles. « Elle se déshabilla et se mit dans bain. Aussitôt pagodes et pagodines se mirent à chanter et à jouer des instruments : tels avaient des théorbes faits d'une coquille de noix ; tels avaient des violes faites d'une coquille d'amande ; car il fallait bien proportionner les instruments à leur taille ».

L'Apprenti sorcier de Paul Dukas. L’Oiseau de feu (Danse infernale du roi Kastcheï) de Stravinski. Igor Stravinski (1882-1971) a composé plusieurs musiques destinées aux Ballets russes.

L’Oiseau de feu (Danse infernale du roi Kastcheï) de Stravinski

La première est pour le ballet L’Oiseau de feu (1909-1910) dont l’argument est adapté d’un conte populaire russe, elle est commandée par l’impresario Serge Diaghilev. Le ballet est créé à Paris et c’est un succès qui rend Stravinski célèbre du jour au lendemain. Il remaniera à plusieurs reprises (en 1910, 1919, 1945) la musique du ballet en Suites de concert pour en faire une œuvre purement musicale. Le Prélude à "L'Après-midi d'un faune" de Cl. Debussy : un poème librement illustré en musique. Dante-Symhonie (Enfer) de Franz Liszt : un poème en musique. Totentanz de Franz Liszt : un « thème et variations » diaboliquement virtuose.

Les compositeurs de la période romantique, dont Franz Liszt fait partie, utilisent souvent la mort comme source d'inspiration.

Totentanz de Franz Liszt : un « thème et variations » diaboliquement virtuose

C'est aussi l'époque où le Moyen Âge est redécouvert : le thème grégorien de la Messe des morts - le Dies Irae - constitue donc le fondement de plusieurs œuvres de l'époque. Pour cette Totentanz (ou Danse macabre), dont l'élaboration fut longue (de 1849 à 1859), Liszt emploie la forme du « thème et variations ». Mais il choisit aussi de mettre en confrontation et en dialogue un soliste - le piano (instrument de prédilection des romantiques) - et l'orchestre, à la manière d'un concerto dont les six variations s'organisent comme des mouvements.

Le sujet macabre se prête fort bien à la virtuosité machiavélique développée par le compositeur, au piano bien sûr, dont les limites sont repoussées à leur paroxisme, mais aussi à l'orchestre. Seules les deux premières variations sont présentées dans ce guide. Dante-Symhonie (Enfer) de Franz Liszt : un poème en musique. La Mer (Jeux de vagues) de Claude Debussy : une palette de timbres pour dépeindre les vagues.

Debussy donne à entendre une mer chahutée, tantôt en colère, tantôt espiègle, dont les innombrables vagues sont représentées par les différents instruments.

La Mer (Jeux de vagues) de Claude Debussy : une palette de timbres pour dépeindre les vagues

Lorsque Debussy compose La Mer, dont sont issus ces Jeux de vagues, il est en vacances en Bourgogne… loin de la mer ! Il explique comment il peut composer cette œuvre en étant aussi loin de l'océan : « J'ai d'innombrables souvenirs ; cela vaut mieux à mon sens qu'une réalité dont le charme pèse généralement trop lourd sur votre pensée… ». La Mer (Dialogue du vent et de la mer) de Claude Debussy : évocation de la mer par l'orchestre. Le Voyage à Reims (extrait de l'Ouverture) de Gioacchino Rossini : un feu d'artifice d'humeurs. Mitridate ("Nel grave tormento") de W.-A. Mozart : deux sentiments exprimés en musique. Mozart vient tout juste d’avoir 14 ans lorsqu'il se voit attribuer la commande du premier opéra de la saison de carnaval à Milan.

Mitridate ("Nel grave tormento") de W.-A. Mozart : deux sentiments exprimés en musique

Il écrit alors Mitridate, re di Ponto qui remportera un grand succès. Dans l’air « Nel grave tormento », Aspasia est déchirée entre l’amour et le devoir. Mozart exprime ces deux sentiments avec une grande maturité. La musique de cet air exprime les deux sentiments qui déchirent Aspasia. L'Eté (3e mvt) d'Antonio Vivaldi. Antonio Vivaldi a composé plus de 500 concertos*, dont presque la moitié pour violon seul, lui-même ayant été un violoniste reconnu.

L'Eté (3e mvt) d'Antonio Vivaldi

Parmi ces concertos pour violon, Les Quatre saisons (1725) sont particulièrement célèbres. Pour leur composition, Vivaldi se serait inspiré de tableaux de Marco Ricci (voir page ci-contre). Un poème (dont l'auteur est peut-être Vivaldi lui-même) accompagne chacun des quatre concertos : ils permettent de suivre le déroulement des événements exprimés en musique. En effet, Le Printemps, L’Eté, L’Automne et L’Hiver offrent une foule de prétextes à l’inventivité, à la virtuosité et au jeu des contrastes, comme pour figurer l’orage dans le 3e mouvement de L’Eté. *concerto : œuvre pour un ou plusieurs instruments solistes accompagnés d’un orchestre. Le Beau Danube bleu de Johann Strauss. Le Beau Danube bleu de Strauss est la valse la plus célèbre et la plus emblématique, symbole d’une époque où cette danse était reine à Vienne.

Le Beau Danube bleu de Johann Strauss

A ses débuts, la valse est une danse populaire, originaire du sud de l’Allemagne, du nord de l’Autriche et de Bohême. C’est sa simplicité et sa vitesse (les couples « virevoltent » littéralement sur la piste) qui contribuent à son émergence à la fin du XVIIIe siècle. Elle devient très à la mode dans les bals au cours du XIXe siècle, notamment à Vienne où danser est le passe-temps le plus prisé. Winterreise (Gute Nacht), F. Schubert. Le Chaos (introduction aux Eléments), Jean-Féry Rebel. Premier et second tambourin (extrait des Eléments), Jean-Féry Rebel. Le Bourgeois gentilhomme (Menuet de Lully) de R. Strauss un hommage moderne.

En 1911, Richard Strauss et le librettiste Hoffmannsthal décident de créer une oeuvre qui comporterait à la fois des éléments de comédie et d'opéra. Ils choisissent Le Bourgeois Gentilhomme de Molière comme source. L'œuvre qui naît de cette union ne rencontre pas le succès attendu et, après plusieurs remaniements, Strauss décide d'en faire une Suite pour orchestre qui sera créée en 1920. Dans le Menuet de Lully, Richard Strauss rend hommage à… Lully, son illustre prédécesseur, conservant totalement la mélodie du menuet original - que ce dernier avait composé pour le Bourgeois gentilhomme -, tout en mettant en valeur des instruments solistes, à la manière des compositeurs baroques. Mais il imprime sa modernité dans la façon de traiter les phrases musicales : il les étire, leur superpose un long contrechant, il joue avec les nuances, gommant ainsi toute trace d'une musique dansante. Le Bourgeois gentilhomme (Marche pour la cérémonie des Turcs) de Jean-Baptiste Lully.

La comédie-ballet est une œuvre mêlant théâtre, musique et danse. C’est la collaboration entre Molière et Lully qui crée ce nouveau genre où la musique est intégrée à l’intrigue théâtrale : Le Bourgeois gentilhomme (1670) est en cela exemplaire. Dans cette pièce, Molière se moque de la prétention et de la bêtise du bourgeois, Monsieur Jourdain, qui devient ridicule à force de vouloir copier les us des « gens de qualité ». Cléonte, qui veut épouser sa fille, se déguise et se présente alors comme le fils du Grand Turc. La Marche pour la cérémonie des Turcs accompagne le couronnement du bourgeois en Mamamouchi, titre de noblesse dont il se sent honoré mais qui est une grande farce où tous les complices de Cléonte sont grimés et parlent une langue inventée. Le Bourgeois gentilhomme (acte IV, scène 5) : Marche pour la cérémonie des Turcs Jean-Baptiste Lully (1632-1687) Concert enregistré à la Cité de la musique le 15 novembre 2008 François-Xavier Roth, direction Les Siècles. Alceste (Rondeau pour la Gloire) de Jean-Baptiste Lully.

La forme rondeau existe depuis le Moyen Age où elle était l'une des formes de chanson les plus utilisées, avec le lai et la ballade. Candide (extrait de l'Ouverture) de Leonard Bernstein : une ouverture célèbre. Candide est une opérette composée par Leonard Bernstein à partir du célèbre conte philosophique de Voltaire, Candide ou l'Optimisme. À sa création, en 1956, elle est accueillie en demi-teinte mais, à partir de 1974, elle est donnée avec un livret plus fidèle au texte original et remporte un très grand succès. L'Ouverture, par contre, est tout de suite devenue très célèbre et a été jouée par plus de cent orchestres dans les deux années suivant sa création.

L. Berio. Sinfonia, 3e mvt: In ruhig fliessender Bewegung. L'Adagio de Samuel Barber. L'Adagio de Barber est l'un des adagios les plus renommés. Composé en 1936 d'après l'un des mouvements de son Quatuor à cordes, il a connu le succès dès sa première exécution publique en 1938. Le tempo, la mélodie conjointe* des violons I qui s'étire et les valeurs longues des autres instruments permettent d'installer une ambiance particulière qui a valu à cet Adagio d'être repris dans de nombreux films. * mélodie conjointe : mélodie dont les notes évoluent de proche en proche. Adagio op. 11 Samuel Barber (1910-1981) Extrait d'un concert enregistré à la Cité de la musique le 15 novembre 2008 François-Xavier Roth, direction Les Siècles.

Siegfried-Idyll de Richard Wagner : un cadeau d'anniversaire. Le titre de cette œuvre évoque un des plus grands opéras composé par Richard Wagner, Siegfried, le troisième volet de la Tétralogie. Tannhäuser de Richard Wagner : une ouverture grandiose. Symphonie n° 3 de Beethoven (1er mouvement) : ruptures et affirmation. Symphonie n° 5 de Beethoven (3e mouvement) : la lutte de deux thèmes. Symphonie n°6 Pastorale de Beethoven.

Symphonie n° 7 de Beethoven (2e mouvement) : une montée en puissance. Pour cette œuvre, Beethoven suit la forme d'un thème et variations. Le thème exposé est une marche au rythme immuable : longue-brève-brève-longue-longue. Beethoven le reprend inlassablement et lui adjoint, à chaque variation, un élément nouveau. Quatuor op. 135, L. van Beethoven. Symphonie n° 4 (1er mvt) de Brahms. Brahms compose sa Symphonie n° 4 à Vienne, en 1885. Comme ses symphonies précédentes, elle s'inscrit dans une tradition héritée des grands compositeurs qui l'ont précédé comme Beethoven, Mozart, Haydn, Bach, Haendel ou encore Palestrina. Il suit avec rigueur la forme d'une symphonie classique, autant dans sa composition générale en quatre mouvements que dans la structure interne de chacun d'eux.