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Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas

Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas
La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout rappel au principe de la souveraineté populaire en vue d’une transformation sociale, la certitude (logique) du… national-socialisme, bien sûr ! Voilà sur quel fumier intellectuel prospère le commentariat européiste quand, à bout d’argument, il ne lui reste plus que des spectres à brandir. Souverainisme de droite, souverainisme de gauche « Repli national », en tout cas, est devenu le syntagme-épouvantail, générique parfait susceptible d’être opposé à tout projet de sortie de l’ordre néolibéral. Faucher la nation au FN

http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas

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Impasse Michéa, par Frédéric Lordon Rien d’étonnant à ce que Jean-Claude Michéa, depuis son Impasse Adam Smith jusqu’à ses Mystères de la gauche, reçoive un accueil des plus bienveillants chez les commentateurs de droite, du Figaro à Valeurs actuelles en passant par L’Express. Que certains à gauche lui trouvent quelque charme est plus surprenant. Frédéric Lordon dissipe ici avec vigueur et humour les malentendus qu’une lecture superficielle des écrits de Michéa peut produire. En jeu : rien de moins que notre rapport à l’histoire et à la situation contemporaine, et la possibilité d’y intervenir.

Le compteur électrique « intelligent » : outil écolo ou mouchard social ? - Energies Prévu pour remplacer nos bons vieux compteurs électriques d’ici 2017, le compteur dit « intelligent » - nommé linky - sème le trouble au niveau européen. Cette nouvelle technologie devrait faciliter les économies d’énergie et donc lutter contre le réchauffement climatique. Mais derrière ce boîtier numérique jaune se profilent des enjeux financiers colossaux et de possibles régressions sociales. « Il fait peur aux techniciens, vous savez ». « Il » c’est le « linky », un nouveau compteur qui pourrait remplacer d’ici 2017 les 35 millions de compteurs électriques actuellement en fonctionnement dans l’hexagone. Le linky – également appelé compteur « intelligent » - est un appareil électronique théoriquement capable de transmettre en temps réel au fournisseur d’énergie des informations sur la consommation du client. L’Italie, talonnée par la Suède, est un pays pilote en Europe avec 85 % de foyers équipés.

L'évasion fiscale mondiale : dix fois le PIB de la France Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Soren Seelow Imaginez la richesse nationale annuelle des Etats-Unis et du Japon. C'est ce que pèserait le stock de l'évasion fiscale accumulée au fil des années par les particuliers, selon une étude réalisée par le groupe de pression Tax Justice Network, analysée sur le site du Guardian à travers deux articles (1 et 2). Selon les données collectées auprès de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des banques centrales, les actifs financiers de particuliers dissimulés dans des paradis fiscaux atteindraient 17 000 milliards d'euros.

Pour une monnaie commune sans l’Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) Tel le radeau de la Méduse, la Droite Complexée (DC, ex-Parti socialiste [1]) s’accroche maintenant aux hypothèses les plus ténues pour éviter de sombrer corps et âme dans la honte historique. Une vaillante escouade de « responsables du PS français et du SPD allemand » a, par exemple, enfin cerné l’origine du « mal européen » dont elle redoute, à raison, d’avoir à pâtir : c’est « l’alliance néolibérale et conservatrice majoritaire [2] » — comprendre Angela Merkel et David Cameron. Que David Cameron soit premier ministre d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro sera considéré en première approximation comme un enrôlement admissible puisqu’il s’agit de démontrer que, fût-elle sous la bienveillante tutelle de toutes les DC européennes, la monnaie unique aurait le visage progressiste et riant qui résulterait de l’inversion trait pour trait de sa sale gueule austéritaire présente. L’Europe constitutionnellement (ordo)libérale… …parce que constitutionnellement allemande

L’Ecole et le Capital : deux cents ans de bouleversements et de contradictions Cliquez sur l’icône ci-dessous pour télécharger cet article au format PDF, avec illustrations et graphiques : A l’occasion d’un cours donné récemment à de futurs instituteur et régents, je leur demandai de but en blanc : « à quoi sert donc l’école ? Pourquoi oblige-t-on les enfants à s’asseoir pendant de longues heures chaque jour sur les bancs d’une classe ? » Les réponses fusèrent : « pour former des citoyens responsables », « pour permettre à chacun de prendre sa place dans la société », « pour émanciper », « pour ouvrir l’esprit », « pour offrir aux jeunes la possibilité de choisir leur voie professionnelle en connaissance de cause », « pour assurer l’égalité des chances »... Ah les braves ! Ils avaient bien étudié leurs leçons !

Les théorèmes de Pasqua « Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne rien. » Cette citation prêtée à Charles Pasqua, maître en stratégie de diversion, a été reprise, mercredi 12 mars, par Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS aux libertés publiques et…avocate. Ce théorème de Pasqua illustre parfaitement la situation présente puisqu’en deux communiqués et trois interventions publiques, la droite a retourné à son avantage une situation embarrassante pour Nicolas Sarkozy. Pour ceux qui seraient partis ces derniers jours dans un des confettis des atolls polynésiens, résumons la situation.

Le balai comme la moindre des choses Seuls ceux qui portent sur la politique le regard scolastique des logiciens auront du mal à comprendre qu’on puisse dire d’un même événement — comme l’affaire Cahuzac — qu’il est à la fois secondaire et principal. Péripétie fait-diversière et crapoteuse, bien faite pour attraper le regard et le détourner des choses importantes (accord sur l’emploi « ANI » [1], austérité, chômage, etc.), la bouse soudainement posée n’en a pas moins le mauvais goût de tomber au plus mauvais moment — il est bien vrai que le spectacle de la cupidité déboutonnée, lors même que le corps social en bave comme jamais, donne quelques envies de coups de fourche. Lire aussi Martine Bulard, « Social-défaitisme à la française », avril 2013.

Economie sociale et solidaire : le gouvernement veut-il supprimer la démocratie d'entreprise ? - Projet de loi L’économie sociale et solidaire (ESS), ce sont 2,4 millions d’emplois dans des coopératives, des mutuelles ou des associations, 10% du PIB et un ministre délégué, Benoît Hamon, qui prépare un projet de loi sur le sujet. Problème : sous prétexte d’ouvrir le secteur à d’autres entrepreneurs, le ministre serait prêt à enterrer l’une des spécificités de l’ESS, la gestion relativement démocratique des entreprises, avec le principe « une personne égale une voix », quelles que soient les responsabilités ou la part de capital de chacun. Un projet de loi sur l’économie sociale et solidaire sera débattu au Parlement dans quelques mois, pour assurer davantage de reconnaissance à ce secteur – qui représente 10 % du PIB et 2,4 millions d’emplois – et accompagner son développement. A la lecture du projet de loi porté par Benoît Hamon, ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire (ESS) et à la Consommation, on reste largement sur sa faim !

La richesse mondiale a doublé depuis 2000 (et 9 autres chiffres révoltants) Le groupe de services financiers Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante. Le premier (en anglais, PDF) fait un bilan statistique de la richesse mondiale. On apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 000 milliards de dollars ». Le deuxième (en anglais, PDF) parle des « impacts humanitaires de la crise économique en Europe » (42 pays étudiés dans l’Union européenne, les Balkans, l’Europe orientale). Il constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ». Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports.

Réponse à Emmanuel Macron : la liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme – Front de Gauche Pays bigouden Cap Sizun Une vaste offensive est à l’œuvre pour casser non seulement les conquêtes sociales mais aussi le logiciel même de la gauche qui autorisa ces conquêtes. Vous trouverez ci-dessous une réponse fort bienvenue à Emmanuel Macron, signée par Manuel Cervera-Marzal, du bureau de la Fondation Copernic. Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables. Cher Monsieur Macron,Dans une interview accordée au Monde dimanche 27 septembre, vous défendez votre projet de réforme du statut des fonctionnaires en prétendant que «le libéralisme est une valeur de gauche». Puis vous reprenez à votre compte l’idéal libéral «d’égalité des chances» qui, il faut sans cesse le répéter, n’est qu’une fable destinée à justifier l’inégalité des résultats et des conditions. Qu’il y ait du bon dans le libéralisme est indéniable.

Paradoxe : les êtres humains n’ont jamais été aussi riches ! Les inégalités ne cessent de croître. Pourtant la richesse monétaire des individus, à l’échelle mondiale, a doublé en une décennie ! Qui détient ces fortunes ? Quels sont les pays qui tirent leur épingle du jeu ? Quelle serait la richesse de chaque Français si on répartissait l’argent de manière égalitaire ? Réponses. Les lois El Khomri vont créer de nouveaux chômeurs Certes il y a aussi de bonnes choses dans l'avant projet de loi de la Ministre du Travail Myriam El-Khomri. La démocratie sociale et la légitimité syndicale est notamment renforcée puisque désormais il faudra, pour qu'un accord d'entreprise soit considéré comme valable, qu'il soit paraphé par des organisations représentant au moins 50% des suffrages exprimés. La réflexion sur le droit à la déconnexion est aussi une piste importante dans les contextes de l'entreprise actuelle. Par ailleurs la création d'un compte personnel d'activité en faveur des professions indépendantes et libérales est un indéniable progrès à souligner et à saluer. Des chômeurs supplémentaires dans un pays qui n'en a pas besoin

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