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En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts

En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Edgar Morin, sociologue et philosophe Hélas, nos dirigeants semblent totalement dépassés : ils sont incapables aujourd'hui de proposer un diagnostic juste de la situation et incapables, du coup, d'apporter des solutions concrètes, à la hauteur des enjeux. Tout se passe comme si une petite oligarchie intéressée seulement par son avenir à court terme avait pris les commandes." (Manifeste Roosevelt, 2012.) "Un diagnostic juste" suppose une pensée capable de réunir et d'organiser les informations et connaissances dont nous disposons, mais qui sont compartimentées et dispersées. Une telle pensée doit être consciente de l'erreur de sous-estimer l'erreur dont le propre, comme a dit Descartes, est d'ignorer qu'elle est erreur. L'erreur n'est pas seulement aveuglement sur les faits. Hélas. Notre machine à fournir des connaissances, incapable de nous fournir la capacité de relier les connaissances, produit dans les esprits myopies, cécités. Ce mal est généralisé.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/01/01/en-2013-il-faudra-plus-encore-se-mefier-de-la-docte-ignorance-des-experts_1811813_3232.html

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Edgar Morin : « La résistance me rend vivant ! « Je crois que, malgré l’adversité, je me sens stimulé de voir que l’on a affaire à deux vieilles barbaries. Celle que l’on connaît, l’ancienne – de la cruauté, de la haine, du mépris –, et la nouvelle – glacée – des calculateurs et des éconocrates. Nous devons résister aux barbaries, qu’elles s’appellent vichysme rampant ou néolibéralisme. Cette résistance me rend vivant.

Le contestable statut des notaires Réplique à la réponse de Monsieur Jacky Eouzan, Un héritier fait part sur ce site de son expérience empirique du notariat. Une proposition lui est faite par le notaire en charge de la succession pour minorer les droits. Il refuse ce pacte corruptif. La Chambre des notaires ne donne pas suite à sa démarche engagée auprès d’elle. Membership and training Le Centre pour l’édition électronique offre un ensemble de services développés spécifiquement pour les revues en sciences humaines et sociales : Si vous êtes porteur d’un projet de publication de revue, vous pouvez demander à adhérer à Revues.org : Si vous êtes porteur d’un projet de publication d'une collection de livres, vous pouvez demander à adhérer à OpenEdition Books : Si vous êtes porteur d’un projet de carnet de recherche, vous pouvez demander à adhérer à Hypotheses.org : hypotheses.org/join-hypotheses-org Si vous êtes porteur de l’organisation d’un événement scientifique, vous pouvez annoncer son programme sur Calenda : Le Centre pour l’édition électronique ouverte offre plusieurs types de formations adaptés aux utilisateurs de ses plateformes et à leur lectorat :

Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde" Michel Serres est une vigie plantée en haut du mât de notre époque. Du haut de son gréement, de ses 82 ans, de sa culture encyclopédique, de son temps partagé entre les cultures française et américaine qu'il enseigne, ce philosophe académicien nous décrit les changements qu'il observe sur l'équipage humanité que nous sommes. En curieux de tout qu'il est, il guette avec impatience et gourmandise les évolutions qui nous arrivent, comme un des matelots de Colomb aurait scruté l'horizon dans l'espoir de nouvelles terres. Son constat sur notre époque est simple : le monde, depuis cinquante ans, traverse une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur. Avec un constat pareil, un autre que lui serait grognon et inquiet. Serres est un optimiste impénitent.

Edgar Morin : « On a créé un état d’intimidation » Edgar Morin, sociologue, a été de tous les combats depuis soixante ans (*). Son propos est vif et concis. Il n’est pas vrai que « l’antisémitisme » est de retour. Requiem pour la réforme constitutionnelle ?... Faute de majorité au Congrès, de nombreux engagements de campagne de François Hollande pourraient être enterrés. Claude Bartolone l’affirme « nous n’avons pas la majorité des trois cinquièmes pour faire adopter une réforme de la Constitution, car les groupes UMP et UDI sont contre ».Toutefois, dès le 15 Mai 2013 les Députés devraient aborder L’organisation générale des institutions qui ne nécessitent pas une modification de la constitution, mais seulement celle de lois organiques. Quelques rappels :

Découvrez l’économie de la fonctionnalité, nouvelle manière de consommer Réagissez : Partagez : A l’affût des nouveaux modes de consommation, aujourd’hui nous vous parlons d’une expérience néerlandaise dont le modèle économique repose sur la valeur de l’utilisation d’un objet plutôt que sa propriété. Très « nouvelle consommation », cette approche stipule que la performance d’un produit est la seule chose qui m’importe, mais que le posséder ne m’intéresse pas. Ce postulat est un des principes de l’économie de la fonctionnalité et repose sur une vision circulaire de l’économie.

Edgar Morin : « Tout espoir d'humaniser l'Europe s'effondre [Archive] C’est un jeune homme de 94 ans qui tweete ses humeurs sur l’actualité. Loin de s’endormir sur ses lauriers de directeur de recherche au CNRS et de « docteur honoris causa » de plusieurs universités, Edgar Morin développe une pensée non orthodoxe… En témoigne son soutien aux expériences de gauche radicale Syriza et Podemos, vilipendées par certains de ses confrères, mais aussi son regard sur l’Europe, les conflits au Moyen-Orient ou le multiculturalisme. Entretien. Quelle a été votre réaction au référendum grec du 5 juillet ? Dans l’incertitude du résultat, j’ai tweeté : « Est-ce que ce sera la défense héroïque des Thermopyles ou la soumission au grand roi ? » J’ai senti une pression économique, donc déshumanisée, sur la Grèce.

Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart La révélation pourrait alourdir encore l'atmosphère de défiance qui s'installe en France entre la société civile et les pouvoirs publics : des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Des courriers, adressés par la direction générale de l'agence au ministère de l'agriculture, obtenus par l'association Générations futures et rendus publics mardi 23 avril, témoignent de profonds dysfonctionnements dans le système d'attribution ou de reconduction des autorisations de mise sur le marché des pesticides. Ces dernières sont délivrées par la direction générale de l'alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture.

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