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«Le scénario de l’effondrement l’emporte»

«Le scénario de l’effondrement l’emporte»
En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. En simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ces chercheurs élaborent treize scénarios, treize trajectoires possibles pour notre civilisation. Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour tout le monde, la croissance économique ne se discute pas. Aujourd’hui encore, elle reste l’alpha et l’oméga des politiques publiques. Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Vous n’y croyez plus ? L’un des thèmes centraux de la conférence concerne l’économie verte. Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ?

http://www.liberation.fr/terre/2012/06/15/le-scenario-de-l-effondrement-l-emporte_826664

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Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows A l’heure où la planète a rendez-vous à Rio pour parler d’« économie verte », la voix de Dennis Meadows mérite d’être écoutée. Environnementaliste américain, il était chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et âgé de seulement 30 ans lorsqu’il a publié, avec ses collègues, en 1972, le rapport sur « Les Limites de la croissance », à la demande du Club de Rome. Modèle complexe L’équipe du MIT a modélisé un système très complexe, à savoir l’humanité. Parmi les dizaines de variables : la population globale, la superficie cultivable par individu, les ressources naturelles restantes, le quota alimentaire par personne, la production industrielle par tête, le capital industriel global, le niveau de pollution.

La fin de la planète en 2100 C'est la rumeur qui enflamme la Toile depuis plusieurs semaines : les écosystèmes de la planète pourraient connaître un effondrement total et irréversible d'ici 2100. A l'origine de cette prophétie apocalyptique, non une secte d'illuminés, un médium en manque de publicité ou le dernier blockbuster américain en vogue. Non, l'allégation est issue d'une étude de la très sérieuse revue Nature, référence parmi les publications scientifiques.

Tim Jackson : « On est au bord du gouffre écologique » Un embouteillage monstre, image du film « Le Syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot L’économiste anglais Tim Jackson est un peu devenu le « gourou » des théoriciens de la fin de la croissance. Face à l’urgence écologique, il remet en cause l’idée que la croissance verte pourrait suffire. Professeur en développement durable au Centre for Environmental Strategy (CES) de l’université du Surrey, Tim Jackson a rendu en 2009 un équations et écologie Bi-mensuel BIOSPHERE-INFO n° 341 (16 au 31 décembre 2014) L'écologie en équation Beaucoup trop d’analystes présentent la réalité en n’envisageant qu’une de ses facettes alors qu’il y a une interpénétration continue de ses différents éléments. Par exemple on ne peut pas dire que sur une planète au pillage, il y a trop d’automobiles sans tenir compte du nombre d’automobilistes, de l’efficacité énergétique du véhicule et de la disponibilité en pétrole et métaux.

La décroissance, une révolution commune et démocratique C'est « maintenant » qu'il faut « avancer vers une société dont les indicateurs écologiques et économiques repasseront sous les seuils de l’injustice sociale, de l’absurdité économique et de l’irresponsabilité écologique », plaident Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, du Mouvement des objecteurs de croissance. Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête affichée de croissance, adossée à la promotion du consumérisme et à l’illusion d’un « progrès » techno-scientiste. A moins d’afficher le plus grand cynisme présent ou le plus absurde aveuglement sur le futur, comment ne serait-il pas urgent de repenser un autre modèle de société pour revenir sous les plafonds de la richesse indécente et de l’insoutenabilité écologique ? La richesse des plus riches doit décroître, notre poids écologique global doit décroître. Ne pas nuire.

MEADOWS Donella, RANDERS Jorgen et MEADOWS Dennis, 2004, Limits to Growth. The 30-Year Update, Chelsea Green Publishing, 338 p. 1Lors de sa parution en 1972, le rapport du Club de Rome (dit Rapport Meadows et intitulé Limits to Growth ou Halte à la croissance ?) avait connu un certain retentissement. En 1992, il avait fait l’objet d’une première mise à jour, intitulée Beyond the Limits. Dynamique des ressources naturelles - UVED Présentation Caractéristiques Cet ouvrage numérique sans précédent, écrit par près de 80 scientifiques spécialistes du domaine issus d’organismes de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur français et étrangers, constitue une véritable introduction aux Sciences de l’Environnement et du Développement Durable. Ce travail collectif pourra s’enrichir au fil du temps de nouvelles contributions résultantes des questionnements et des préoccupations du citoyen sur son rôle et son impact à l’environnement qui l'entoure et dans lequel il vit. Finalités Cet ouvrage a une double finalité.

Qu’est-ce que l’extractivisme? À l’IRIS, on parle de plus en plus d’extractivisme, bien que ce mot demeure pour le moment peu connu. Il proviendrait du Brésil et aurait d’abord été utilisé pour désigner l’exploitation des ressources ligneuses de la forêt amazonienne. Or, au Brésil comme ailleurs en Amérique latine, l’extractivisme désigne aujourd’hui un modèle de développement économique qu’il n’est pas inutile de bien saisir au moment d’étudier la trajectoire économique du Québec. Définition En gros, « extractivisme » vient d’extraction. On retire une ressource (minérales, pétrolifères, agricoles, animales, sylvicoles, etc.) du milieu naturel, puis on la vend sur les marchés, habituellement, internationaux. en un combat douteux: " Comment tout peut s’effondrer " – La fin des énergies industrielles (et le mythe des renouvelables) Une société qui a pris la voie de l’exponentielle a besoin que la production et la consommation d’énergie suivent cette même voie. Autrement dit, pour maintenir notre civilisation en état de marche, il faut sans cesse augmenter notre consommation et notre production d’énergie. Or, nous arrivons à un pic.

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