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L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond

L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond
LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Frédéric Joignot Il habite à Bel Air, quartier très chic aux jardins luxuriants de Los Angeles, dans une grande maison de bois pleine de gravures animalières. Avec son imposant collier de barbe, ses 74 ans, il fait penser à un vieux prêcheur amish. L'homme en impose. Il faut dire que ce professeur de géographie de l'UCLA, la vénérable université de la "cité des anges", biologiste évolutionniste réputé, fait à nouveau parler de lui après l'échec du Sommet de la Terre, cet été à Rio, où aucune mesure n'a été prise pour rendre notre planète plus durable. Depuis, beaucoup se demandent si Jared Diamond n'a pas raison. Le sommet de Rio a montré qu'avec la crise économique les exigences écologiques passent au second plan. Le biologiste entend réfuter toute explication des inégalités humaines fondée sur une disparité génétique ou raciale au sein des populations. Pour l'Américain J. Et surtout l'empire des Mayas. Related:  Apocalypse - Articles

Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe » Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ? La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. Cela est-il donc si nouveau ? Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ? En quelque sorte si. Le progrès et le rythme auquel nous le construisons nous détruit-il nécessairement ? Le développement techno-économique accélère tous les processus de production de biens et de richesses, qui eux-mêmes accélèrent la dégradation de la biosphère et la pollution généralisée. Pourquoi cherchons-nous systématiquement une utilité au temps qui passe ? Prenez l’exemple du déjeuner. Pourquoi ? A qui la faute ? Oui ! Voilà. Non, non.

L’apocalypse n’est plus celle qu’elle était La revue Esprit a publié dans son dernier numéro un dossier fort intéressant sur les conceptions actuelles de l’Apocalypse, un thème esssentiel à la pensée écologiste, qui a notamment inspiré les analyses de Günther Anders et de Hans Jonas. Une citation du romancier Julian Barnes illustre parfaitement la problématique : « Alors que dans le passé, les gens se tournaient vers l’avenir en tablant sur l’essor de la civilisation, la découverte de nouveaux continents, la compréhension des secrets de l’univers, maintenant nous contemplons la perspective de grand revirement et d’inéluctable et spectaculaire déclin, où homo redeviendra un lupus pour homini ». L’Apocalypse comme passage vers un autre monde Au vrai, nous rappelle François Hartog, ce « grand revirement » n’a pas toujours été conçu comme la fin de tout. L’Apocalypse est « la question de la fin et du passage d’un temps à un autre, de ce temps-ci à un temps nouveau et spectaculairement différent ».

Mensonges & illusions sur l’ascension C’est le démon qui se fait passer pour un ange ou le loup dans la bergerie. L’analyse des mots clés sur un simple site est toujours révélatrice de cette stratégie. L’ego et la manipulation s’appuient sur des égrégores noirs de l’astral qui s’accrochent aux failles des participants. Exemples de mots clés lus sur les sites qui font plaisir à ceux qui les proposent tout en augmentant leurs bénéfices financiers : « les anges me parlent », « enseignée par les anges », « uni dans sa conscience » , « réalisé », de haute fréquence vibratoire »…… et/ou liste de diplômes et de titres pompeux terrestres allant de certificats en médecine douce, pratiques des énergies et titres universitaires de doctorats, thèses d’état… cautions garantes de leur crédibilité. Les défenseurs & abuseurs du marketing spirituel affirment s’appuyer sur des valeurs saines alors que leur objectif mesquin est d’accroître leurs avoirs par n’importe quel moyen. La théorie du contre Maîtres orientaux et mères orientales

Se préparer aux changements 2013-2033 par Michel Dogna Voici dix ans que je parle de l’Apocalypse de 2012 (signifiant : la révélation où tout est dévoilé) et des nouvelles fréquences de plus en plus élevées venant de notre soleil, qui s’installent dans notre ambiance générale. Voici dix ans que je répète que sous cette douche luminique, notre ADN à 2 brins reconstitue progressivement ses dix brins manquants (lobotomisation remontant à 400.000 ans), que nous allons passer de la chimie du carbone à celle de la silice, tout cela nous donnant l’opportunité d’un fantastique bond en avant de notre conscience individuelle et collective, mais aussi de nos pouvoirs (créatifs) intérieurs. Oui, bien sûr… mais il convient d’ajouter, à trois conditions : celle de s’ouvrir mentalement à l’existence de ce flux céleste, de désirer sincèrement le recevoir, et de consentir à abandonner certains schémas culturels dépassés et fonctionnements routiniers étriqués ou égoïstes qui en bloquent le processus de réception. Et que s’est-il passé ? Alors?

C’est la fin du monde, baissons les impôts ! Extraction de pétrole bitumineux en Alberta (Canada) D’une part, le climat de notre planète continue à se modifier. Comme le souligne le deuxième volet du rapport du GIEC sorti ce jour, les symptômes sont déjà là : sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflits… Nous nous acheminons ainsi gentiment vers un réchauffement de 2°C et ne désespérons pas de parvenir à 4°C, ce qui aurait des conséquences extrêmement graves [lire l’article de nos confrères du Monde sur le sujet]. Effondrement de la civilisation et disparition de l’humanité Il y a quinze jours, c’était une autre étude, co-financée par l’un des laboratoires de la Nasa et révélée par le Guardian, qui annonçait « l’effondrement de la civilisation occidentale » dans les prochaines décennies si nous persistons à creuser les inégalités entre riches et pauvres d’une part et à prélever les ressources naturelles à ce rythme de l’autre [lire ici le décryptage de JP Fritz du Nouvel Observateur].

Pourquoi les millionnaires de la Silicon Valley se préparent à la fin du monde Puisque la catastrophe se profile à l’horizon, il faut d’ores et déjà s’organiser pour survivre…. Ceux qui s’y préparent s’appellent les survivalistes. Mais le survivalisme n’est plus seulement l’apanage de quelques illuminés qui vivent en treillis au fond des bois, il est devenu courant parmi les dirigeants de la Silicon Valley et les grands investisseurs du numérique. C’est ce que raconte avec force précision un grand papier du New Yorker, qui donne envie à la fois de rire et de pleurer. Steve Huffman, 33 ans, cofondateur de Reddit (une sorte de vaste forum estimé à 600 millions de dollars), s’est fait opérer des yeux parce qu’en cas de désastre, il veut augmenter ses chances de survie sans lunettes ou lentilles de contact. Chez lui, il a des motos, des armes, des munitions, de la nourriture stockée. Un phénomène marginal ? La question, évidemment, est : pourquoi ce phénomène touche-t-il plus particulièrement ces très riches de la Silicon Valley ? Et si tout ne tenait pas à l’argent ?

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