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Méchants et méchantes chez Disney (1) : Femmes fortes

Méchants et méchantes chez Disney (1) : Femmes fortes
Dans l’univers manichéen de Disney, le bien et le mal sont facilement identifiables, généralement incarnés respectivement par le héros ou l’héroïne d’un côté, et le méchant ou la méchante de l’autre. Les enfants apprennent ainsi très rapidement ce qu’il convient d’aimer et de haïr, ce qu’il faut devenir et ce qu’il faut au contraire absolument éviter d’être. A force de visionnages et de re-visionnages, ils/elles intègrent de la sorte les normes véhiculées par le studio avec une redoutable efficacité. Or si, dans cet apprentissage, les héros/héroïnes ont une place privilégiée puisque c’est avec eux/elles que l’identification et le mimétisme fonctionnent le plus, les méchant-e-s ont également un rôle important même si uniquement négatif : ils/elles servent de repoussoir, incarnant non seulement ce dont il faut avoir peur, mais aussi ce qu’il faut mépriser et donc ne surtout pas devenir dans sa vie. Femmes fortes Le cauchemar des hommes Les usurpatrices du pouvoir masculin L’origine du mal

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Méchants et méchantes chez Disney (2) : Hommes faibles Si les méchantes sont toujours des femmes fortes, les méchants sont au contraire le plus souvent des hommes faibles. Pas au sens où ils seraient moins redoutables que leurs homologues féminines, mais au sens où ils ne correspondent pas à la norme sexiste qui veut que les hommes soient virils et puissants. En effet, ils sont la plupart du temps efféminés et ne recherchent pas le combat frontal avec le héros.

Disney relooke Merida de façon sexy En 1938, il ne faisait pas bon être une femme chez Disney comme en témoigne cette lettre de rejet exhumée aujourd’hui sur Flickr. Mary V. Ford, qui avait écrit au studio d’animation pour connaître les critères d’admission à l’école Disney qui formait ses animateurs, avait ainsi reçu la réponse suivante : «Les filles ne travaillent pas du côté créatif pour préparer les dessins animés pour l’écran, car cette tâche est exclusivement réservée aux jeunes hommes. Pour cette raison, les candidatures des filles ne sont pas examinées pour l’école préparatoire. Le seul travail ouvert aux femmes consiste à tracer les dessins des personnages sur des feuilles de celluloïd avec de l’encre de Chine et de remplir l’espace entre les traits à la peinture de l’autre côté de la feuille en suivant les directions données.»

Le mythe dangereux de la « virginité » L’hymen, ce faux indice Les “technicien·ne·s” nous répondront qu’on n’est plus vierge si notre hymen est rompu. Voilà, c’était pas si compliqué, et c’est indéniablement objectif, non ? Le plus dérangeant dans cette réponse ce n’est pas tant qu’elle oublie une bonne partie de l’humanité (les propriétaires de pénis) mais plutôt qu’elle repose sur une vision erronée de ce qu’est l’hymen. Contrairement à ce que certain·e·s pensent, l’hymen n’est pas une sorte de membrane épaisse qui “bouche” l’entrée du vagin et qui “se brise” lors du premier rapport sexuel.

L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – Introduction Cet article était à l’origine censé être une simple introduction à un article très long, faisant partie de la série sur l’objectivation sexuelle. J’ai décidé de le fragmenter pour une lecture plus aisée, et d’en faire une série d’articles sur l’impuissance comme idéal de beauté des femmes Partie 2 : Un beau corps féminin est un corps qui n’occupe pas trop d’espace Partie 3 : Un beau corps féminin se déplace avec difficulté Partie 4 : Un beau corps féminin est un corps à l’air jeune voire enfantin et qui est sexualisé Partie 5 : Un beau corps féminin est un corps qui exprime l’abnégation – le sourire

Geeks à l’écran (III) : hacker les codes genrés de l’informatique Peu diversifié dans la réalité, le monde des informaticiens est donc également très masculinisé, blanc et hétérosexuel dans ses représentations. The Social Network Silicon Valley Cyprien L’antre des informaticiens, toujours le même : des ordinateurs et des hommes. Nouveaux pères (IV), des « Indestructibles » à « Shrek 4 » : peurs masculines Comme l’a vu dans les trois premiers articles sur les « nouveaux pères », les films d’animation sur ce sujet sont souvent hantés par des peurs masculines qui semblent avoir une même origine : la peur qu’ont les hommes de se féminiser et de perdre ainsi leurs précieux privilèges masculins. Dans certains films, les enfants menaçaient ainsi de contaminer de leur présence la vie professionnelle des pères, lieu d’homosocialité masculine à l’abri des contraintes parentales et domestiques (Monstres et Cie, Moi, moche et méchant). Le fait même de se livrer à cette activité traditionnellement féminine qu’est l’élevage des enfants s’accompagnait ainsi souvent de la peur de perdre sa virilité (Le Monde de Nemo, L’âge de glace).

Le sexisme du Roi Lion La féminité dans Le Roi Lion L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. Le Roi Lion comporte un grand total de 3 personnages féminins, contre 9 personnages masculins. Donc, 75% des personnages du Roi Lion sont masculins. Outre la domination écrasante des hommes en terme de présence à l’écran, il est plus important d’analyser les différentes représentations des hommes et des femmes dans ce film, et c’est ici qu’apparaît une des étranges « schizophrénie » du Roi Lion.

L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – Introduction – Sexisme et Sciences humaines – Féminisme Cet article était à l’origine censé être une simple introduction à un article très long, faisant partie de la série sur l’objectivation sexuelle. J’ai décidé de le fragmenter pour une lecture plus aisée, et d’en faire une série d’articles sur l’impuissance comme idéal de beauté des femmes Comme nous l’avons vu dans la partie 1 sur l’objectivation sexuelle, plusieurs théoriciennes féministes ont discuté du fait que les femmes, dans les sociétés patriarcales, sont assimilées et réduites à leur corps. C’est ce qu’on appelle l’objectivation sexuelle. Comme les femmes sont identifiées à leur corps, elles sont essentiellement évaluées en fonction de leur apparence physique, au détriment de leur personnalité ou de leurs compétences.

Des représentations sexistes dans la littérature de jeunesse aux différentes formes de violences Adéquations est une association dont le but est de favoriser une meilleure prise en compte globale des différentes composantes du développement humain durable : social et droits humains, environnement, économie et culture, participation citoyenne. Nous intervenons aux niveaux régional, national et international par des activités de sensibilisation, de formation, des missions d’expertise et des appuis de projets auprès des pouvoirs publics, des collectivités et des associations. L’égalité des femmes et des hommes constitue un axe transversal de nos interventions y compris dans le cadre de projets où cette question n’est pas un objectif en soi, car selon nous, il n’y aura pas de développement humain durable sans égalité entre les femmes et les hommes. Et il faut ajouter sans égalité entre les petites filles et les petits garçons car c’est dès le plus jeune âge qu’un rapport inégalitaire s’inscrit entre les sexes.

50 shades of s*** : la violence conjugale monochrome NB : Cet article ne traitera que du film 50 shades of Grey, et pas du livre dont il est tiré. NB 2 : Comme d’habitude, je ne traite que les aspects politiques de l’œuvre et en aucun cas sa qualité cinématographique. Je n’avais pas lu le roman 50 shades of Grey avant d’aller voir le film. Cependant, j’avais lu pas mal d’articles sur le sujet et notamment le live-blog de Cécile Dehesdin pour Slate : qui fait non-seulement un très bon résumé détaillé du livre mais en propose également une analyse intéressante. Pocahontas (1995) : être femme et indienne chez Disney Pocahontas et Mulan, sortis respectivement en 1995 et 1998, sont souvent décrits comme une tentative de la part de Disney de réagir aux accusations de racisme, notamment dans Aladdin et Le Roi Lion, et de sexisme, notamment dans La Petite Sirène et La Belle et Le Bête. Tous deux des succès commerciaux, ils ont pour personnage principal une femme, et qui plus est une femme qui vient d’une autre culture de la nôtre. En ce sens, ces films sont inédits chez Disney.

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