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Retour sur un petit maelström médiatique

Retour sur un petit maelström médiatique
Que les SMS essaiment ! Quand une étude scientifique dispense la bonne parole pédago-numérique Personne n’a pu échapper à l’étude iconoclaste du CNRS (en réalité du CERCA) dont la presse, la radio et la télévision se sont fait l'écho en ce mois de mars 2014 : les SMS ne seraient pas responsables de la dégradation de l’orthographe des élèves. Certains même, ne reculant devant rien, sont allés jusqu’à affirmer que les SMS étaient « une chance pour l’orthographe »[1]. Avec notre retard habituel et un peu de recul critique, observons de plus près cette étude qui postule que les SMS sont une nouvelle « langue écrite » et dont la méthodologie autant que les vrais objectifs restent à découvrir. Lire la suite : Que les SMS essaiment !

http://www.laviemoderne.net/

Loys Bonod, professeur et créateur de La vie moderne Si vous lisez régulièrement ce blog, vous devez savoir que je suis inquiète (et c’est un euphémisme) par rapport à l’Education Nationale. Très sensible à l’enseignement du français notamment (je suis « littéraire » de formation et de coeur), j’ai découvert avec grand intérêt le blog La vie moderne (suite à la « petite expérience » numérique que son auteur a menée auprès de ses élèves mais sur laquelle je ne reviendrai pas car elle a déjà été très largement médiatisée et commentée). J’ai lu le blog en détails (concrètement, j’ai passé des heures dessus !) et j’ai eu envie de donner la parole à son créateur, Loys Bonod, 37 ans, professeur de français.

Gober les moocs Au pas de Coursera, l’université en ligne Petite start-up deviendra grande. Ce qui n’était qu’un projet académique, Coursera, est devenu en à peine un an un business dynamique, d’envergure mondiale et à la croissance exponentielle, bref un de ces success stories à l’américaine dont la presse enthousiaste, abandonnant toute lucidité ou tout recul critique, s’empare avec gourmandise. Les moocs, ces cours du futur, font rêver. Finis les vieilles universités aux murs défraîchis, les professeurs soporifiques, les amphithéâtres pleins à craquer et le vieux modèle « présentiel » : vive la modernité sur écran plat, l’université à haut débit et mondialisée, bref l’école enfin dématérialisée et ramenée à son essence de pur apprentissage. Le pari des moocmakers

Un blog qui par l’humour leur rendra (peut-être) justice Les lycéens ne peuvent pas parler de politique en classe en ES, ils devront en parler. Bien entendu, ils ne s'agit pas de tenir des propos relevant du café du commerce, ou de faire de la sociologie de comptoir. Les programmes définissent avec précision les attentes (1). Il faut aussi faire réagir les élèves pour qu'ils ne se laissent pas anesthésier par les contenus, parfois arides. Des aphorismes, des blagues peuvent déclencher la parole, et faire remonter idées reçues et simplismes. Rappelons que cette rubrique sur les blagues ne signifie pas qu'elles sont la pierre angulaire ou la clé de voûte des cours.

AES - Académie d'éducation et d'études sociales Madame Liliane Lurçat - Docteur en phycologie, Docteur ès lettres, chercheur au CNRS décembre 2000 L’échec scolaire est à présent reconnu et déploré, en même temps que les manifestations de l’illettrisme sont perceptibles dans la société. Ce qui demeure occulté, ce sont les facteurs proprement scolaires de l’échec. Il est d’autant plus difficile de mettre en évidence le rôle de l’école dans l’échec des enfants qu’on fait appel, pour l’analyser, à ceux-là mêmes qui ont introduit des obstacles supplémentaires dans la transmission des connaissances.

Au Lycée français de New York, la fin d'un privilège Smokings, robes de soirée, parures étincelantes et champagne qui coule à flots. Réception très attendue, le gala annuel du Lycée français de New York (LFNY), qui réunit les généreux donateurs de l’établissement, s’est tenu dans le hall bleu électrique du luxueux hôtel Park Avenue Armory, le 17 mars dernier. Jean Paul Gaultier s’y est vu remettre le prix Charles de Ferry de Fontnouvelle – du nom du comte et diplomate français qui fonda le lycée en 1935 – pour sa « contribution au rayonnement de la communauté franco-américaine ». Le couturier succédait à la journaliste Anne Sinclair, à Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ou encore à M. Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas. Cette année, les commensaux de la table « Picasso » (douze personnes) avaient déboursé 25 000 dollars, contre 20 000 pour ceux de « Hemingway » (dix convives).

Obscurantisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les courants intellectuels et politiques progressistes, héritiers de la philosophie des Lumières, l’obscurantisme est une attitude d'opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit. Huit ans après la chute de l'hydre nazie, Ray Bradbury publie la dystopie romanesque Fahrenheit 451, qui sera adaptée plus tard par François Truffaut. Des scènes d'autodafés y sont orchestrées par les autorités contrôlant la population. Le héros lui-même apparaît comme un pompier pyromane chargé d'incinérer les livres.

Tribune : La gauche et l'éducation, par Jean Robelin Jean Robelin, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Professeur émérite en philosophie Université de Nice. On ne peut nier les bonnes intentions de la gauche à l'égard de l'éducation nationale, ni son engagement financier, même dans des conjonctures difficiles. Mais ces bonnes intentions, l'effort même consenti, ont souvent été contre productifs. Non seulement la gauche n'a pas enrayé la perte de qualité de l'enseignement public, ni la dégradation certaine des conditions de travail des enseignants, mais à bien des égards elle les a accélérées. Il faut bien reconnaître, pour quelqu'un qui, comme moi, a enseigné 16 ans dans le fameux neuf trois, avant d'aller faire le mandarin dans les universités, qu'à chaque période de gouvernement de gauche, que ce soit sous monsieur Savary, monsieur Jospin, ou l’inénarrable Claude Allègre, on a assisté à une montée de la violence dans les quartiers difficiles, de la démagogie partout.

« Des retraités, des étudiants… », pour remplacer les professeurs ? « Le blog de SOS Éducation L’annonce de Luc Chatel de faire appel à « des retraités, des étudiants… » pour remplacer les profs absents devrait sonner l’alarme dans tout le pays, et en particulier chez les parents et grands-parents d’enfants scolarisés. Car cette « solution » révèle l’ampleur du désastre éducatif dans lequel nous sommes entrés : notre pays ne dispose tout simplement plus de personnel qualifié et en âge de travailler pour faire cours à nos enfants. La plupart des secteurs de notre économie, on le sait, sont ravagés par le manque de main-d’œuvre qualifiée : artisanat, restauration, professions médicales, ingénierie… Mais la vérité qui éclate au grand jour, c’est que le métier de professeur ne fait pas exception. En réalité, depuis vingt ans, pour maintenir les quotas de recrutement d’enseignants, en particulier dans les matières scientifiques, il a fallu diminuer sans cesse les critères de sélection. Pourquoi une telle pénurie de talents pour exercer « le plus beau métier du monde » ? Vincent Laarman

HANNAH ARENDT : ÉDUCATION Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 03:05 « L’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité et, de plus, le sauver de cette ruine qui serait inévitable sans ce renouvellement et sans cette arrivée de jeunes et de nouveaux venus. C’est également avec l’éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d’entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n’avions pas prévu, mais les préparer d’avance à la tâche de renouveler un monde commun. »

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