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Un kit pédagogique pour en finir avec les théories du complot

Un kit pédagogique pour en finir avec les théories du complot
L’agence de presse Premières Lignes, ancienne voisine des locaux de “Charlie Hebdo”, a mis en place des vidéos simples et efficaces à destination des professeurs et des collégiens pour démonter les théories du complot. Un outil mis en place en mars, dont il est bon de se souvenir au lendemain du drame survenu à Nice. Le 11-Septembre monté de toutes pièces. L'attaque de Charlie Hebdo et les attentats du 13 novembre aussi. Les théories du complot ont le vent en poupe partout sur Internet. Le sujet pourrait prêter à sourire si « un jeune sur cinq » n'y adhérait, comme l’avait annoncé Najat Vallaud-Belkacem en janvier 2015. « Quelques jours à peine après les attentats du 7 janvier 2015, qui ont eu lieu sur le même palier que notre agence [sise rue Nicolas-Appert, comme l’ancienne rédaction de Charlie Hebdo, ndlr], nous avons été victimes de l’effet boomerang, explique son cofondateur Luc Hermann.

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Complots et conspirations :apprends à reconnaître les vrais des faux… un vidéo-kit pédagogique proposé par PREMIERES LIGNES et France Télévisions en partenariat avec le CLEMI - Ministère de l’Education nationale Lancement dans toute la France à l’occasion de la semaine de la presse à l’école du 21 au 26 mars Une idée originale de Paul Moreira, produite par Luc Hermann Paris, le 16 mars 2016 – Les journalistes de l’agence de presse PREMIERES LIGNES et France Télévisions lancent une série de modules vidéo de discussion à projeter en classe, pour combattre les théories du complot et la défiance de certains jeunes à l’égard des médias. Dès le 21 mars, tous les coordinateurs régionaux du CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) du Ministère de l’Education nationale vont présenter ces vidéos aux professeurs de tous les collèges, lycées et lycées professionnels de France. VIDEO TELECHARGEABLE GRATUITEMENT ICI :

Éduquer aux médias, certes, mais aux seuls médias validés par l’institution Pour s’en convaincre, il suffit de relire le bulletin officiel qui annonce l’événement pour cette année #spme2016 qui se déroule en ce moment même dans les écoles et établissements et a à nouveau pour thème « La liberté d’expression, ça s’apprend » : « L’éducation des élèves aux médias et à l’information s’impose comme un enseignement au pluralisme, à la liberté d’opinion, à la liberté d’expression et au respect du débat démocratique dans une République laïque. C’est un enjeu de citoyenneté majeur pour apprendre le vivre ensemble. » C’est clair, net, incisif, très adapté à la triste actualité d’aujourd’hui et de ces derniers mois.

Pour les jeunes, le diable se cache dans les médias La Paillade, quartier populaire dans le nord-ouest de Montpellier. Ici, personne n’est chaud pour débattre «officiellement» sur les théories du complot : ni les institutions, ni les écoles, ni les associations. Chacun y va de son excuse, avance son alibi. C’est donc au hasard des rencontres que l’on va glaner les témoignages. Par exemple celui de Saliha, 18 ans, et de Kadija, 20 ans. Toutes deux voilées et toutes deux inspirées d’emblée par le sujet : «Y a plein de complots, mais on ne sait pas si on doit y croire. Les théories du complot ne sont pas juste de petites histoires rigolotes Nous avons assisté fin juin à une nouvelle tuerie aux Etats-Unis. Cette fois-ci, c’est une église qui a été prise pour cible et la haine raciale qui en a été la cause. Par le passé, ce furent une école, un cinéma, une université ou un centre commercial. Le scénario nous est désormais devenu familier à en vomir: les détails de l’horreur, suivis par l'indignation perplexe, la réaction qui tente de délimiter et d'isoler l’événement, et de résister à sa mise en perspective, et enfin l'inévitable échec à agir. Mais à l'ère de l'Internet, ce scénario prend une tournure macabre supplémentaire. En quelques jours –et, de plus en plus, en quelques heures voire en quelques minutes–, un événement tragique est passé au filtre d’une vision du monde qui soutient que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être.

Découvrir la radio au collège, un antidote aux théories du complot "Avant, les médias, je les considérais comme des vipères", lance Boubacar. "On pensait qu'ils mentaient pour faire du buzz, qu'ils racontaient n'importe quoi", renchérissent Lea et Marie-Annie. "Maintenant, notre vision a évolué. Beaucoup dans la classe veulent devenir journalistes", constate Adir. Dans le cadre de l'opération "InterClass" lancée par France Inter à la rentrée, 125 collégiens de Paris et de banlieue se sont initiés pendant des mois au journalisme radio, épaulés par 30 professionnels de la station. Mercredi, une dizaine d'entre eux, âgés de 13 à 15 ans, participaient aux émissions de France Inter.

theconversation Les « théories du complot » font l’objet d’une attention croissante, elles nourrissent une préoccupation politique, et également pédagogique, tout particulièrement depuis les attentats de janvier et de novembre 2015, où des lectures conspirationnistes des événements ont essaimé sur les réseaux sociaux avant même que les premiers éléments d’enquête n’aient été rassemblés. Quelle que soit l’importance des autres composantes du problème, il nous semble que les théories du complot posent, en outre, des questions intéressantes à l’épistémologie, comprise aussi bien comme théorie générale de la connaissance, selon le sens anglo-saxon, que comme philosophie des sciences. Qu’est-ce qu’un complot ? Le tout gratuit qui coûte cher ! Si tu paies le prix, t'as rien compris Le modèle économique du gratuit a connu un tel succès avec Internet que celui qui paierait pour regarder des vidéos, écouter de la musique ou se former en ligne paraîtrait bien niais. Beaucoup des applications sur lesquelles nous passons des heures, et en particulier les réseaux sociaux ne nous coûtent rien...

Propositions pour une pédagogie anticonspirationniste Rédactrice : Servanne Marzin Enjeux pédagogiques et politiques du dossier Comme une trainée de poudre…La théorie du complot s’est trouvée au cœur des multiples témoignages d’enseignants confrontés, avec les attentats de Paris en janvier 2015, à un bien difficile objet pédagogique. En même temps qu’elle gagnait les commentaires postés sur les sites des grands médias comme sur les réseaux sociaux, la tentation conspirationniste[1] envahissait les questions, les remarques et les prises de position dans les classes. De rétroviseurs en cartes d’identités, de « false flag[2] » en exécution sans trace de sang, tous les détails successivement relevés dans les débats de classe servaient d’autant de preuves de l’existence d’une vérité alternative, dédouanant les terroristes et impliquant, selon les lieux et les locuteurs, les services secrets, Israël, ou bien le gouvernement lui-même. Pour beaucoup d’enseignants, ce fut un choc.

Lutter contre le conspirationnisme, une tâche ingrate mais nécessaire. C'est une menace Image d'illustration d'un homme sur son ordinateur (RAFE SWAN/CULTURA CREATIVE). "Les complots existent". C’est l’un des truismes les plus récurrents qu’en guise d’objection on oppose à ceux qui entreprennent de lutter contre les théories du complot. Le conspirationnisme divertit des vraies menaces Étrange objection si l’on y réfléchit bien car personne n’a jamais nié l’existence des complots ; elle ne poserait aucun problème si elle n’avait trop souvent servi à escamoter l’émergence d’un nouveau révisionnisme dont internet a, de l’avis de tous les experts, accéléré et accru dans des proportions inédites les possibilités de diffusion.

Les théories du complot au scalpel Les « théories du complot » font l’objet d’une attention croissante, elles nourrissent une préoccupation politique, et également pédagogique, tout particulièrement depuis les attentats de janvier et de novembre 2015, où des lectures conspirationnistes des événements ont essaimé sur les réseaux sociaux avant même que les premiers éléments d’enquête n’aient été rassemblés. Quelle que soit l’importance des autres composantes du problème, il nous semble que les théories du complot posent, en outre, des questions intéressantes à l’épistémologie, comprise aussi bien comme théorie générale de la connaissance, selon le sens anglo-saxon, que comme philosophie des sciences. Qu’est-ce qu’un complot ? Chacun des termes de la définition est requis : il faut que cette action soit explicitement décidée, choisie par ce groupe, si l’on ne veut pas parler de « complot » pour tout effet émergent et indésirable des collectifs auxquels nous appartenons. La « version officielle » Trois objections

theconversation Mardi, plusieurs bombes ont explosé à Bruxelles, deux dans l’aéroport international de Zaventem vers 8h du matin faisant de nombreux morts et blessés. Peu après 9h, une autre explosion avait lieu à la station de métro Maalbeek augmentant encore le nombre de victimes de cette journée. Le village global Ces attentats ont conduit encore une fois à la production et à la diffusion de vidéos en grand nombre. Ce phénomène de circulation d’images de terreur selon un procédé de répétition médiatique n’est pas nouveau : il remonte à la guerre du Viêt Nam et à la diffusion massive d’images de ce conflit à la télévision.

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