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Surréalisme

Surréalisme
Mouvement poétique, littéraire, philosophique et artistique, né en France, qui a connu son apogée dans l'entre-deux-guerres sous l'impulsion d'André Breton. Voir aussi : surréalisme [beaux-arts]. Une crise de civilisation La Première Guerre mondiale mit en évidence le dérisoire de l'humanisme occidental. Celui-ci venait d'aboutir à une des plus grandes catastrophes de l'histoire. Ses valeurs ne résistaient plus à la réalité : il fallait les redéfinir. Jusque-là, l'homme avait trouvé refuge dans l'art ou la religion pour éviter d'être confronté à une réalité qui se dégradait peu à peu ; à partir du surréalisme, l'écart établi entre la réalité et l'irréel, entre le possible et l'impossible fut nié. Dans cette perspective, le surréalisme avait été préparé de longue date. « Deux vagues dont tour à tour chacune va recouvrir l'autre. » À la suite du « procès Barrès », qui a lieu le 13 mai 1921, Breton et ses amis rompent avec dada. Manifestes et théories L'engagement politique Related:  zigue

le Parnasse Mouvement de poésie française (xixe s.) qui s'opposa aux épanchements romantiques et prôna une perfection formelle et un lyrisme impersonnel. Les Parnassiens étaient des poètes de tempéraments divers, mais qui reconnaissaient pour maîtres Théophile Gautier, Leconte de Lisle, Baudelaire et Théodore de Banville, groupés autour de la Revue fantaisiste (1861) de Catulle Mendès, puis de la revue l'Art (1865) de Xavier de Ricard. Le nom du groupe date de la parution du recueil collectif le Parnasse contemporain (1866), qui réunissait, outre le nom des maîtres, José Maria de Heredia, Sully Prudhomme, Coppée, Léon Dierx, Louis Ménard, Verlaine et Mallarmé. L’art et la beauté peuvent nous sauver de la crise actuelle C'est la thèse que défend, superbement, David Brooks. Contre la crise économique, le terrorisme, le désengagement politique et tous les maux de notre époque, le réflexe habituel est souvent de sortir des batteries de mesures chiffrées. Et si l’on se trompait? Et si les racines de la crise actuelle étaient bien plus profondes, d’ordre moral, éthique, et même... esthétique? A force de faire marcher les algorithmes à toute vitesse, de pondre des communiqués officiels en quelques minutes, de ficeler des lois en quelques heures, nous en oublions l’essentiel: cultiver notre âme, et ouvrir les yeux sur la beauté qui nous entoure. La beauté procure de l'empathie De grande baies vitrées donnant sur la rue, quelques pas de danse qui s’offrent au monde. «Notre époque aime les belles choses. (...) La beauté incite à la spiritualité. Le but de notre civilisation Pourtant, nous ne semblons jamais vouloir la beauté pour elle-même. Changer le coeur pour changer le monde Partagez cet article

symbolisme Courant poétique, littéraire et artistique de la fin du xixe s. et du début du xxe s. Introduction Peu de notions sont aussi controversées que celle de symbolisme et d'école symboliste. Verlaine déjà s'écriait : « Symbolisme ? Connais pas ! Le symbolisme a pourtant sa réalité et son originalité, qu'on le considère dans son déroulement chronologique, dans son extension géographique ou dans son contenu esthétique et ses manifestations. Si ses racines doivent être cherchées dans le romantisme allemand, dans la philosophie de Hegel et de Schopenhauer, dans le préraphaélisme anglais et l'œuvre de Swinburne, dans la tradition ésotérique du xixe s., ses origines et sa naissance sont françaises. Une « crise d'âmes » Vers 1880 prend corps dans la jeunesse littéraire et artistique un état d'esprit fait à la fois de frémissement devant la vie et de lassitude désabusée à l'égard d'une civilisation trop vieille. La décadence a ses maîtres, ses modèles. Une conscience commune La formalisation du système

le romantisme en littérature Le romantisme est certainement le plus populaire des mouvements littéraires et, sans doute aussi, le moins facile à cerner dans les profondeurs. Omniprésent d'un bout à l'autre de l'Europe sans revêtir jamais les mêmes formes ni recouvrir les mêmes significations, réduit dans bien des cas à de simplistes manifestations d'un épanchement de sensibilité, il souffre de son prestige autant qu'il en bénéficie. 1. Définition de la notion 1.1. L'origine du mot romantisme renvoie au substantif roman, qui, en ancien français, est synonyme de « langue vulgaire », par opposition à la « langue noble », le latin. À partir du xive siècle, le mot roman ne sert plus qu'à désigner des récits de chevalerie en vers, puis en prose. 1.2. Emprunté par l'anglais, romant donne le dérivé romantic (attesté dès 1650), dont le sens recouvre celui de l'adjectif français romanesque. Même s'il pénètre dans la langue littéraire, l'adjectif romantique désigne une réalité encore floue. 1.3. 2. 2.1. 2.2. 3. 3.1. 3.2. 3.3.

Max Ernst 1891 - 1976 réalisme Tendance littéraire et artistique du xixe s., qui privilégie la représentation exacte, tels qu'ils sont, de la nature, des hommes, de la société. Définitions Introduction « Réalisme » est d'origine récente. Il apparaît d'abord, semble-t-il, en Allemagne (Realismus), chez Kant et les idéalistes allemands. Pour les historiens de la philosophie, à partir du xixe s., le réalisme est d'abord la doctrine des réalistes (reales), opposée à celle des nominalistes (nominales) dans la querelle des universaux (les scolastiques n'emploient jamais les termes de réalisme et de nominalisme). Réalisme et réalismes Les historiens de la littérature française ont coutume d'appeler réalisme la période 1850-1885. Définition du réalisme À la limite, le réalisme est un non-sens artistique, puisque toute œuvre est expression, linguistique par exemple, pour la littérature. Réalisme et sciences humaines Le réalisme dans la littérature française Conclusion Pour en savoir plus, voir l'article réalisme [littérature].

naturalisme École littéraire amorcée par le réalisme, groupée autour de Zola, qui visait, par l'application à l'art des méthodes et des résultats de la science positive, à reproduire la réalité avec une objectivité parfaite et dans tous ses aspects, même les plus vulgaires. Dans une fin du xixe siècle fascinée par la science, le naturalisme, véritable système d'analyse et d'explication de la nature, est l'aventure d'un groupe fortement structuré par la personnalité d'Émile Zola. Afin de chercher la vérité et de la donner à voir, il privilégie le roman, qui sera plus que tout autre le genre des grandes œuvres naturalistes. Prenant la relève du réalisme, qui a surtout cherché à décrire minutieusement la réalité, le naturalisme prétend faire de la littérature un mode d'expérimentation du monde réel. Un groupe en rupture Littérairement, le naturalisme est d'abord l'aventure d'un groupe, dont Zola est l'énergique fédérateur. Pour une étude scientifique de la société L'empreinte de Zola La méthode Le style

Surréalisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le surréalisme est un mouvement littéraire, culturel et artistique du XXe siècle, comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues. En 1924, André Breton le définit dans le premier Manifeste du surréalisme comme un « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale [...] ». Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Histoire Le musée Gustave Moreau à Paris, qu'André Breton aimait visiter. André Breton Étymologie

Misandeau Philippe le classicisme en littérature 1. À l'origine du classicisme 1.1. Définition de la notion Comme tous les termes généraux qui sont d'autant plus vagues qu'ils nous sont familiers, il est malaisé d'élucider ce que recouvre la notion de classicisme. Mais, à ce compte, n'importe laquelle des plus admirables productions de l'esprit humain serait classique : à divers titres, les œuvres de Shakespeare, de Dante, de Dostoïevski en seraient les exemples les plus probants, tout comme celles des meilleurs écrivains dits « romantiques » (→ le romantisme en littérature). Accorder l'appelation de « classicisme » à la seule beauté reconnue et éprouvée par le temps conduit ainsi vers des contradictions et des confusions. En ce sens, le classicisme serait alors la traduction fine et nuancée de sentiments éternels transposés par la perfection d'un art. À cela, il faut ajouter le sens de la rigueur et de l'ordonnance, ce qui implique un réflexe de méfiance à l'égard de tout ce qui est instinctif, primaire et non contrôlé. 1.2. En France 2.

humanisme Mouvement intellectuel qui s'épanouit surtout dans l'Europe du xvie siècle et qui tire ses méthodes et sa philosophie de l'étude des textes antiques. 1. Un terme à la multiple et féconde ambiguïté Le terme d'humanisme est l'un de ceux sur le sens desquels personne ou à peu près ne s'entend vraiment. C'est que le mot se trouve lié à l'évolution de la pensée occidentale, tout au long de plusieurs siècles de culture et d'histoire, comme en témoignent les emplois successifs des termes humanitas, humances, humain, humanité, humanisme, tous inséparablement liés. En latin déjà, humanitas désigne ce qui distingue l'homme de toutes les autres créatures, ce qui, donc, est précisément le propre de l'homme, la culture. 1.1. Au Moyen Âge, on appelle humaniores litterae les connaissances profanes, telles qu'elles sont apprises dans les facultés des arts (notre actuel enseignement du second degré), qui ouvrent elles-mêmes accès aux facultés – de rang élevé – où l'on enseigne le droit ou la médecine. 2.

Dix conseils pour…Développer une bienveillance scolaire globale Par Gilbert Longhi Le déficit de considération au détriment des élèves résulte souvent d’une kyrielle d’usages ne paraissant pas prêter à conséquence. Voici des exemples extraits des travaux de l’Observatoire déontologique de l’enseignement (1). Lycée Emile Flamand …Les demi-pensionnaires patientent pour entrer au réfectoire tandis que les profs empruntent un raccourci qui les dispense de la longue file d’attente dans le froid, le vent et la pluie. Parfois lorsqu’un des enseignants passe devant tous les élèves quelques uns goguenards manifestent leur désapprobation. Les jeunes français sont les champions du désamour de l’école. L'école, un univers pédophobe À quelques exceptions près (4) l’établissement scolaire est un univers pédophobe (5) . Dans le même ordre d’idée, Jacques Pain (6) s’intéresse à une maltraitance scolaire structurelle en notant que les établissements ignorent la parole des élèves tout en développant une vie interne déficitaire en relation et en humanité. Gilbert Longhi

Lire pour aller mieux >>> Article paru dans Marianne du 19 février « Littérature : occupation des oisifs » ; « Livre : quel qu'il soit, toujours trop long ». Voilà ce qu'écrivait drôlement Flaubert, dans son Dictionnaire des idées reçues. Beaucoup d'Américains seraient d'accord avec lui, puisqu'une enquête de l'agence fédérale NEA vient de dévoiler que près de la moitié de la population étatsunienne n'avait pas ouvert un seul livre en 2014... Cela fait tout de même 160 millions de personnes, de l'autre côté de l'Atlantique, pour qui les livres n'existent pas. « La littérature, pour quoi faire ? » doivent-ils se demander. Que penser pour autant des intellectuels qui attribuent à la littérature des fonctions pratiques, des buts philosophiques ? Dans l'Art comme thérapeutique, l'écrivain anglais Alain de Botton suggère ainsi de lire les œuvres de fiction comme des manuels de self-help, d'aide à soi-même, pour « surmonter les tensions et les frustrations de la vie quotidienne ».

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