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Caryl Férey - Zulu (2008) Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 18:28 Cape Town, Afrique du Sud.

Caryl Férey - Zulu (2008)

Un des pays les plus dangereux au monde. Viols, meurtres, trafic de drogue, misère … La fin de l’apartheid a laissé la place à une ségrégation sociale presque aussi dure. Ali Neuman est zoulou et chef de la police criminelle de la ville. Avec l’attribution de la Coupe de Monde de foot en 2010, les instances politiques font pression pour faire baisser la criminalité. Commençons par quelques généralités sur l’auteur. Deuxième remarque, si Caryl Férey vous propose un jour une place dans un de ses polars refusez, faites vos bagages, et fuyez très vite et très loin.

Zulu est bien dans la lignée. Enfances dévastées, sida galopant, corruption, état totalement impuissant face à la main mise des gangs sur les townships … Le terrain de jeu idéal pour les grandes entreprises multinationales. Dans ce chaos, comme toujours, Caryl Férey lâche ses personnages au milieu des fauves. Caryl Férey / Zulu (série noire, 2008). Dennis Lehane - Shutter Island (2003) Herbert Lieberman - Necropolis (1977) Michael Connelly - Les Égouts de Los Angeles (1993) Newton Thornburg - Fin de fiesta à Santa Barabara (1995) Miroir désincarné Roman éblouissant de noirceur et malheureusement méconnu, Fin de fiesta à Santa Barbara est le miroir parfait de la désillusion américaine au lendemain de la guerre du Vietnam.

Newton Thornburg - Fin de fiesta à Santa Barabara (1995)

Tout tourne autour de Cutter et Bone, deux personnages qui passent leur temps à boire et à baiser pour oublier qu'ils sont morts de l'intérieur dans un monde extérieur qui n'a que l'impression d'être vivant. Heureusement pour eux, il y Mo et Alex V pour les aider à surnager. Cutter et Bone, rien que leurs noms les situe. Le premier est un rescapé de la guerre, un demi-rescapé devrait-on dire : un œil, un bras et une jambe en moins ça force le respect des patriotes mais en dehors de ça ça rend surtout cynique, caustique, nihiliste et autodestructeur. Cette vie sans but se retrouve chamboulée lorsque rentrant à pied, Bone croise sur sa route un énergumène au volant d'une puissante berline qui ne trouve rien de mieux que de jeter le cadavre d'une gamine de dix-sept ans dans une poubelle. Citation. Peter Straub - Mystery. Thierry Jonquet - Mygale (1984) L'histoire: Ève?

Thierry Jonquet - Mygale (1984)

Qui est-elle? Qui est Richard Lafargue, l'homme qui la promène à son bras dans les soirées mondaines puis l'enferme à double tour dans une chambre? Pourquoi ce sourire subtil sur les lèvres de la jeune femme et autant de rage si mal contenue sur les traits creusés de son compagnon? Pourquoi vivre ensemble si c'est pour se haïr avec tant de passion? Drôle de couple... La critique de Mr K: C'est ce que j'appellerai une authentique et magnifique claque! Au cœur de l'intrigue trois personnages principaux autour desquels l'auteur va tourner.

Par petites touches, les pièces du puzzle s'amoncèlent dans un semblant de désordre général. Difficile d'en dire plus sans trahir le scénario mais sachez que je ne me suis à aucun moment douté de la nature réelle des rapports qu'entretiennent les personnages principaux et que la révélation finale est littéralement estomaquante. Thomas Harris - Le Silence des Agneaux (1990) Un avis personnel… par Patrick Galmel, le 31 mai 2005Anthony Award (roman mystère) en 1989.

Thomas Harris - Le Silence des Agneaux (1990)

Grand Prix de littérature policière (roman étranger) en 1991. Prix Mystère de la Critique (roman étranger) en 1991. Vous connaissez Hannibal Lecter ? Vous connaissez Candice Starling ?.. Je n'irai pas jusqu'à vous résumer l'intrigue de cette histoire mondialement connue qui fait suite au second roman de Thomas Harris, Dragon Rouge, paru sept ans plus tôt, et qui voit Hannibal Lecter devenir le personnage clef de ce nouvel épisode là où précédemment il ne faisait que de brèves apparitions (quoique remarquées), guidant Will Graham vers sa proie. Tony Hillerman - Là où dansent les morts (1986)

Novembre 2006 Avec Leaphorn seul personnage principal, l'écriture d'Hillerman trouve son équilibre.

Tony Hillerman - Là où dansent les morts (1986)

Comme le lieutenant nous donne en permanence le point de vue navajo sur les choses, la "matière" culturelle et ethnographique est délivrée en continu (et non confinée à certains espaces du livre comme dans le précédent volume). L'auteur a certainement aussi modifié son ambition : il nous en dit à la fois beaucoup plus que dans La voie de l'ennemi sur la perception navajo du monde mais il laisse de côté, pour l'instant, les aspects cosmogoniques complexes les expliquant.

Ceux-ci viendront, en leur temps dans d'autres livres, ou pas du tout. Tony Hillerman entend ne pas justifier intellectuellement toutes les choses : il les donne à lire et nous les prenons (ou non, et libre au lecteur de se documenter autre part [1]) comme une composante de l'individu dont nous suivons l'histoire. Illustration de cette page : Shalako incarné par un danseur zuñi.