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Sociologie en vrac

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Comment convaincre aisément quelqu’un qu’il a commis un crime. Plus des deux tiers des participants ont fini l’expérience convaincus qu’ils avaient commis un crime pendant leur adolescence. © PublicDomainPictures.

Comment convaincre aisément quelqu’un qu’il a commis un crime

C’est une donnée qui fait mal. Selon l’organisme américain Innocence Project, dont l’objectif est de faire sortir de prison celles et ceux qui ont été condamnés par erreur, environ 30 % des personnes innocentées sur la base de l’ADN ont au préalable avoué un crime qu’elles n’ont pas commis. En France, un des exemples les plus mémorables de ce phénomène est celui de Patrick Dils, condamné – par deux fois – à tort pour le meurtre de deux garçons à Montigny-lès-Metz en 1986, après avoir reconnu les faits face aux enquêteurs. Le phénomène des faux souvenirs n’est pas une question nouvelle en science. Le protocole de l’expérience décrite dans Psychological Science est assez perfectionné. La cigarette du pauvre. Mobile.lesoir.

Comme nombre de mes contemporains, j’en étais convaincu.

mobile.lesoir

Comment ne pas aimer un apôtre de la non-violence, victime de ces méchants Chinois qui ont violemment envahi son gentil petit pays, ce paradis perché dans l’Himalaya et que les BD de Cosey avaient contribué à rendre plus sympathique encore ? Dans notre Occident en crise de foi, où les religions s’apparentent à la violence ou à des combats réactionnaires contre les droits de l’homme, et en particulier ceux de la femme, le bouddhisme tibétain paraît une planche de salut à tous ceux qui, confusément, ne veulent pas renoncer à la spiritualité – dont, sans doute, l’humanité a besoin. Derrière l’image d’Epinal Mais petit à petit, au gré de mes recherches, je me suis rendu compte que ce tableau idyllique ne représentait pas vraiment la réalité tibétaine. Le Tibet d’avant 1950, hors les nantis, était un pays miséreux à l’extrême : espérance de vie de 35 ans, analphabétisme de plus de 90 %, 3 hôpitaux publics pour toute la région.

. * On a vu Merci patron, on a pas aimé, on vous dit pourquoi. Succès cinématographique de l’année 2016 en France, le DVD de « Merci Patron !

On a vu Merci patron, on a pas aimé, on vous dit pourquoi

» est sorti hier. On l’a vu, on a pas aimé, on vous dit pourquoi. Résumé du film : La famille Klur (un homme, une femme, et leur fils), vivant dans le nord de la France, se trouve dans une situation de détresse. Anciens ouvriers du textile pour le groupe LVMH, le couple a été licencié il y a plusieurs années, au moment de la délocalisation des usines en Pologne ; ils n’ont jamais retrouvé d’emploi depuis et expliquent vivre avec 400 euros par mois.

Le couple Klur (au centre), leur fils Jérémy (à gauche) et Ruffin (à droite) François Ruffin, directeur du journal Fakir, s’intéresse à la situation du couple et décide de leur venir en aide. L’inégal accès au bac des catégories sociales. 28 juin 2016 - Les taux d’accès au bac augmentent sur longue période.

L’inégal accès au bac des catégories sociales

Mais alors que neuf enfants d’enseignants sur dix sont bacheliers, ce n’est le cas que de quatre enfants d’ouvriers non qualifiés. 90 % des enfants d’enseignants entrés en sixième en 1995 ont obtenu le bac environ sept années plus tard, contre 40,7 % des enfants d’ouvriers non qualifiés, selon le ministère de l’Education nationale [1]. Les écarts sont encore plus importants pour les filières dites d’excellence. 40 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés.

Entre les bacheliers du milieu des années 1990 et ceux du début des années 2000, l’accès au bac a peu évolué. La situation s’est dégradée pour les milieux les plus populaires, les employés de service et les ouvriers non qualifiés. Des filières très différenciées selon les catégories sociales L’évolution de long terme Obtention du bac selon la catégorie sociale et la génération. Civilisation(s) : sociologie sur le vif - Une heure de peine... ...

Civilisation(s) : sociologie sur le vif - Une heure de peine...

Comme espéré par l'intéressé, d'un côté, l'indignation de la gauche, qu'il peut rhabiller en "bien-pensance" honnie, de l'autre, le ravissement de l'aile la plus dure de la droite, . Une stratégie politique qui se voile à peine. Je ne vais pas m'indigner : . Voici plutôt un petit essai de sociologie "sur le vif", en sortant mes de la bibliothèque. Beaucoup des réponses qui ont été faîtes à Claude Guéant portent sur la comparaison des mérites et démérites de la civilisation occidentale ou des autres civilisations. Il y a peut-être moyen, pourtant, de parler d'autre chose, et, en passant, de dire quelque chose de sociologique. L'humour est une chose trop sérieuse... - Une heure de peine... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer.

L'humour est une chose trop sérieuse... - Une heure de peine...

C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? ...pour être laissée à des rigolos. Moi : Tagazok, gars. .

...pour être laissée à des rigolos

Moi : Ah, ben, ça tombe bien, je me suis justement retiré dans un fjord perdu de la Norvège pour réfléchir au sens des propositions humoristiques. Lui : ... Moi : Bon, d'accord, je suis juste occupé à ré-exploser Ganondorf. C'est quoi le problème ? "Expatriés" is the new "classes moyennes" .

"Expatriés" is the new "classes moyennes"

Encore un article qui nous parle des expatriés, ces exilés qui ont fui toutes les difficultés de la France pour découvrir une herbe évidemment plus verte à l'étranger, tout cela à cause de l'indigence de nos politiques qui, décidément, ne font pas les réformes qu'il faut... Cette fois, on nous met en scène une certaine Clara G., étudiante en 2ème année d'histoire à la Sorbonne, qui menace François Hollande d'aller voir ailleurs si elle y est. Métaphore parfaite du traitement de la question des Français de l'étranger par les médias et le champ politique : on ne s'intéresse pas à eux, on se contente de les faire parler.

En finir avec l'opposition égalité/équité - Une heure de peine... Vous êtes peut-être déjà tombé sur l'image ci-dessus : sur Facebook, sur Twitter, sur Tumblr, dans un mail qu'un ami vous aura envoyé, sur un blog, un site ou que sais-je encore.

En finir avec l'opposition égalité/équité - Une heure de peine...

Et vous vous êtes peut-être dit "ah ben ouais, pas con, tiens". C'est la force des memes : un message simple, un brin d'humour, l'apparence de l'évidence, et donc un pouvoir de conviction très important par rapport aux efforts déployés. Il y aurait tout une étude à faire sur leurs effets sur les perceptions et les comportements politiques. Mais ce n'est pas le sujet ici. Mauvaise question, mauvaise réponse - Une heure de peine...

Il est rare que les médias prennent vraiment la peine de regarder le programme du Front National - qui sait ?

mauvaise question, mauvaise réponse - Une heure de peine...

Cela pourrait les conduire à donner une information plus intéressante que la répétition en boucle des "succès" de ce parti. Et chacun de (re)découvrir une proposition pourtant ancienne : la création d'un "salaire parental". C'était déjà dans le programme de l'extrême droite à l'époque où, tout lycéen et tout boutonneux, je criais avec d'autres "La jeunesse emmerde le Front National". Les temps changent.