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La lutte contre les inégalités scolaires

La lutte contre les inégalités scolaires
La réforme de l'allocation des moyens pour tous Au-delà des réseaux de l’éducation prioritaire, j’ai voulu que les critères sociaux et territoriaux soient désormais pris en compte dans l’attribution des moyens à l’ensemble des écoles et collèges de France. Ce changement de philosophie va, rentrée après rentrée, permettre de rendre l’école plus juste. Et ainsi, réduire les inégalités de départ. Les déterminismes sociaux pèsent trop fortement sur la réussite scolaire des élèves. Ce nouveau modèle plus fin et objectif prend mieux en compte la difficulté sociale des publics scolaires. À partir de la rentrée 2015, rentrée après rentrée, ce modèle va permettre d’adapter le nombre d’élèves par classes en fonction des besoins spécifiques des écoles. La réforme de l'éducation prioritaire La nouvelle éducation prioritaire, c’est plus de moyens humains et financiers au service de la réussite de tous les élèves, une pédagogie repensée, une école plus accueillante pour les parents. Related:  Ecole et mobilité

Le CNESCO aux sources d'une école championne des inégalités Comment l'école française est-elle devenue la plus inégalitaire des pays développés ? Le Conseil national d'évaluation du système scolaire (CNESCO) a publié le 26 septembre un passionnant rapport sur le sujet. Il en ressort que les premières responsables du creusement des inégalités sont les politiques scolaires elles-mêmes avec, notamment, une politique d'éducation prioritaire qui enfonce aujourd'hui plus qu'elle n'aide les élèves défavorisés. Nathalie Mons, la présidente du CNESCO, et Georges Felouzis, professeur à l'université de Genève, ont présenté ce rapport à deux voix. Au centre de leurs recherches, l'aggravation des inégalités à l'école française entre 2000 et 2012, ce qui a impliqué de remonter aux sources et de travailler sur les trente dernières années. Inégalités de traitement Il y a d'abord les inégalités sociales de départ, c'est-à-dire le milieu social de l'élève (la CSP de ses parents). " Nous avons voulu travailler sans tabous ", a assuré Nathalie Mons. Coup de grâce

Comment le système éducatif français aggrave les inégalités sociales Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dévoile, mardi, deux ans de travaux sur l’école. Le bilan est désastreux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia et Aurélie Collas Des inégalités sociales à l’école, produites par l’école elle-même… C’est la démonstration que fait le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), en rendant publiques, mardi 27 septembre, les conclusions d’une vingtaine de rapports. Tout un spectre de la recherche – des sociologues aux économistes, des didacticiens aux psychologues, français et étrangers – a été mobilisé deux années durant, pour interroger ce mythe de l’égalité des chances dans notre système éducatif. Et rendre plus transparente la fabrique de l’injustice scolaire. Ce n’est pas la faute de l’enseignement privé, dont la responsabilité a encore été pointée du doigt, récemment, dans nos colonnes, par l’économiste Thomas Piketty, en tout cas concernant Paris. La politique des ZEP en cause Réquisitoire sévère

Quelles inégalités l'école doit-elle combattre ? Emission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Guillaume Goubert. La réforme du collège est encore sur les braises que François Hollande en promet une autre, sans doute aussi passionnelle, pour les prochaines années: celle du lycée. Le chef de l’Etat était à Orléans ce jeudi pour la rentrée scolaire. ‘’Nous devons mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur’’ a-t-il expliqué. Et de fixer cet objectif : 60% d’une classe d’âge titulaire d’une licence dans 10 ans. Pourtant, le système scolaire français est largement décrié aujourd’hui pour son incapacité à réduire les inégalités, sociales notamment. « Quelles inégalités l’Ecole doit-elle combattre ? Blog de François-Xavier Bellamy (Pensées pour le jour qui vient)

Education : la France manque-t-elle à ses devoirs ? (2ème partie) Ces dernières semaines, la parution des classements TIMSS, puis PISA ont rappelé le faible niveau de la France en mathématiques, et la progression de la part de ses élèves qui rencontrent des difficultés. Pourtant, l’éducation représente le premier budget de l’Etat. Et depuis 35 ans, on expérimente des dispositifs d’éducation prioritaire, on change les programmes, on introduit de nouvelles pratiques… Autant de réformes qui se révèlent en général peu concluantes. A-t-on raison de parler de faillite de l’enseignement à la française ? Nous recevons ce matin Nathalie Mons, sociologue et présidente du Conseil national du système d’évaluation scolaire. Intervenants Nathalie Mons : professeur de sociologie à l’université de Cergy-Pontoise et spécialiste de l’analyse des politiques éducatives françaises et étrangères Jean-Michel Blanquer : Directeur de l'ESSEC

La réussite à l’école ne dépend pas que de l’école: voici la preuve en chiffres Temps de lecture: 8 min On savait que la journée type d’un élève de Clichy-sous-Bois n’était pas vraiment la même que celle d’un élève du centre de Paris, notamment à cause de conditions de vie différentes: parents plus souvent absents, famille plus nombreuse, niveau d’études des parents moins élevé, etc. Une étude de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), rendue publique ce mercredi 24 septembre, et qui porte sur plus de 600 enfants de CM1 et CM2 scolarisés en réseau d’éducation prioritaire et dans des établissements de centre-ville, nous renseigne précisément sur l’étendue du gouffre qui sépare ces deux mondes. Moins de vacances et moins d’activités culturelles Les enfants qui vont à l’école dans les établissements du réseau d’éducation prioritaire fréquentent ainsi beaucoup moins les musées (35% contre 76%) et sont aussi beaucoup moins nombreux à se voir offrir des livres par leurs parents (44% contre 67%). Des parents moins présents dans le soutien scolaire

Le décrochage scolaire en baisse de 20 % depuis 2012 En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification. Ils étaient entre 135 000 et 140 000 en 2012. Ils seront 98 000 en 2016 selon la ministre de l’éducation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas Le nombre de jeunes décrocheurs est en baisse, mais sans que l’objectif présidentiel en matière de lutte contre le décrochage scolaire ne soit, pour l’heure, atteint. Au début du quinquennat, ils étaient entre 135 000 et 140 000 dans ce cas. « Après des années passées à avoir le sentiment que nos efforts ne parvenaient qu’à contenir la vague, mais non à inverser la tendance, nous progressons, grâce à l’implication de tous dans la prise en charge des jeunes sortis sans qualification. » Pour 2016, la Rue de Grenelle avance également le chiffre, provisoire, de 98 000 décrocheurs. Enjeu politique depuis 2010 En attendant un bilan définitif du quinquennat, on peut toutefois faire le constat d’une tendance à la baisse, certes modérée, mais réelle.

La "ségrégation" au collège et au lycée en trois infographies Le gouvernement en a fait l'une de ses priorités, dans la foulée des attentats de janvier : "combattre les inégalités et favoriser la mixité sociale" au sein de l'école "pour renforcer le sentiment d'appartenance" des élèves à la République. Un vaste chantier en perspective pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem, car collégiens et lycéens étudient dans des environnements bien différents "en fonction de [leur] origine sociale ou [de leur] niveau scolaire". C'est ce que confirme une étude réalisée pour le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco), dévoilée jeudi 28 mai. "Ces différences sont susceptibles d'aggraver les inégalités scolaires, estiment les auteurs, Son Thierry Ly et Arnaud Riegert. Cet 'entre-soi' est un obstacle à l'apprentissage de la citoyenneté et du vivre-ensemble." Francetv info vous détaille les résultats et les conclusions de leur étude. La mixité sociale existe-t-elle sur les bancs de l'école ? La situation n'est pas la même partout en France.

Pisa : La discipline force principale de l'Ecole ? Qu'est ce qui fait que , dans certains pays, les élèves pauvres s'en sortent mieux ? L'OCDE publie une nouvelle analyse des résultats de Pisa 2015 qui se focalise sur les élèves défavorisés. Certains pays ont réussi à augmenter fortement leur taux de réussite alors qu'ailleurs il décline. De 1 à 55% d'élèves "résilients" "Pisa 2015 montre qu'en moyenne dans les pays de l'OCDE les trois quarts des élèves défavorisés atteignent au mieux le niveau 2 de réussite en lecture maths et sciences. C'est à ces élèves "résilients" que l'OCDE s'intéresse dans un nouveau numéro de "Pisa à la loupe". Dans 17 pays plus de 30% de ces jeunes atteignent le niveau 3 c'est qu'ils sont capables de synthétiser à partir d'informations diverses ou de raisonner mathématiquement. Inversement un nombre équivalent de 17 pays compte moins de 5% d'élèves pauvres au niveau 3. Des évolutions divergentes depuis 2006 Pisa 2015 montre aussi des évolutions divergentes entre 2006 et 2015. L'importance du climat de classe

Lutter contre les difficultés des élèves rapporte plus que ça ne coûte, selon l'OCDE Plus d'un quart des élèves de quinze ans affichent une faible performance en mathématiques, en compréhension de l'écrit et/ou en sciences selon Pisa, l'enquête-phare de l'OCDE, dont la dernière édition date de 2012. Des données recueillies à cette occasion ont servi de base à ce nouveau rapport. Cela représente 13 millions d'élèves peu performants dans au moins une matière dans 64 pays. Dans certains pays, la proportion dépasse 50%. Ces mauvais résultats scolaires "ont des conséquences à long terme", avec "un risque élevé de décrochage complet" pour ces jeunes et une croissance économique amoindrie. Certains pays se retrouvent même dans un "état de récession permanente", prévient le rapport. "Les gains retirés de la lutte contre la faible performance dépassent, et de très loin, les coûts de l'amélioration, aussi élevés soient-ils", calcule l'organisation. - Facteurs de risque - De même, le risque est plus important quand on vit à la campagne ou dans une famille monoparentale.

Ecole : pourquoi les garçons issus de l’immigration ont autant de mal LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Catherine Vincent Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs ? Les filles parviennent en effet à surmonter le fait que l’école de la République joue de plus en plus mal son rôle d’intégration pour les enfants issus de l’immigration. Selon les derniers chiffres du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA, enquête 2012), un quart des 15-24 ans sortis du système scolaire sans diplôme sont des enfants d’immigrés nés en France, alors qu’ils représentent une personne sur cinq dans cette classe d’âge. Par la faiblesse socio-économique de leurs parents, associée à une ségrégation urbaine peu propice à la scolarisation, ces enfants-là cumulent les difficultés de départ. Mais ce handicap ne pèse pas le même poids selon qu’on est une fille ou un garçon.

Les dispositifs d’égalité des chances à l’école sont-ils efficaces ? En quinze ans, les programmes d’égalité des chances, labellisés « Cordées de la réussite » depuis 2008, ont largement démontré leur efficacité. Il reste à les appliquer à grande échelle. Le Monde.fr | 18.01.2016 à 20h57 • Mis à jour le 19.01.2016 à 17h01 | Par Laura Buratti Les « parcours d’excellence », annoncés, lundi 18 janvier, pour parrainer les collégiens des réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +, anciennement ZEP +), ne viennent pas de nulle part : ils sont largement inspirés des « Cordées de la réussite », le principal dispositif d’égalité des chances en matière d’éducation, créé en 2008. Lire aussi La ministre de l’éducation nationale renforce le dispositif d’égalité des chances Des dispositifs « restés relativement en marge du système éducatif », estime la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avec un impact « limité » concernant le nombre d’élèves ou la réduction des inégalités. Une efficacité peu mesurée Un public plus large Des effets inattendus

L'école d'aujourd'hui fait-elle moins bien avec les enfants d'immigrés? Les travaux de sciences sociales doivent refroidir l'objet. "La France des Belhoumi" c'est la France de la majorité des familles immigrées. S.Beaud C’est un livre qui se lit comme on lit un bon roman, une saga : « La France des Belhoumi, portraits de famille (1977 -2017). Il s'agit d'une enquête sociologique particulière qui s’attache à raconter le destin d’une famille émigrée d’Algérie. Entre 2012 et 2017, ils ont raconté leur parcours au sociologue Stéphane Beaud. Dans ce récit collectif (le « portrait » du titre prend un s), l’école tient une large part étant donné son « rôle majeur dans la transmission des savoirs en milieu populaire et l’importance du diplôme » dans notre société. Le dernier service public dans les quartiers c'est nous. Avec Stéphane Beaud, Sociologue, auteur de « La France des Belhoumi , portrait de famille 1977 - 2017 » Véronique Decker, institutrice, directrice d’école et militante pédagogique "On n'était plus le centre mais le bout du monde

Une enquête révèle le coût élevé des études supérieures Un sondage de CSA Research pour la société de crédit Cofidis expose de façon assez crue les inégalités face à l’accès à l’enseignement supérieur en France et les risques pour « l’ascenseur social ». LE MONDE | 21.05.2018 à 06h03 • Mis à jour le 21.05.2018 à 08h05 | Par Pascal Galinier Les lycéens en classe de terminale commenceront à recevoir, à partir du 22 mai, les réponses à leurs vœux d’orientation déposés sur Parcoursup. Lire aussi : Parcoursup : la sensible question des candidats en attente Cofidis a fait réaliser une enquête sur le sujet par l’institut CSA Research (503 parents d’enfants scolarisés dans le supérieur, interrogés du 19 au 28 mars). Premier chiffre que révèle cette étude : le budget global consacré par les familles françaises aux études supérieures est de 7 118 euros en moyenne par an et par enfant. « Méritocratie » à géométrie variable Un véritable choix d’investissement, donc, pour les parents d’élèves aspirant à poursuivre leurs études après le bac.

Mixité sociale au collège: la France a de gros progrès à faire Une étude réalisée pour le compte du Conseil national d’évaluation du système scolaire révèle que la France est loin du compte en termes de mixité sociale dans les collèges. La preuve par les chiffres. Verdict : peut beaucoup mieux faire. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire, créé en 2013 par le ministère de l’Education nationale, vient de rendre un rapport sur la mixité sociale dans les collèges. Ce document signé par deux chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris, Son-Thierry Ly et Arnaud Riegert, démontre que la France a de progrès à faire dans ce domaine. Les auteurs ont quantifié la ségrégation sociale au collège en se basant sur six ans de données administratives collectées par les académies. S’il n’y avait aucune ségrégation sociale, chaque collégien compterait dans sa classe 22 % d’élèves appartenant aux couches sociales supérieures. Cette ségrégation sociale est nuisible en particulier pour les élèves en difficulté. Chronologie et chiffres clés

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