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Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n'existe pas

« Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. Une symétrie illusoire Il faut tout d’abord rappeler que le sexisme est un système. Siffler un garçon dans la rue, même si ce n’est pas très fin, ne peut pas être considéré comme « sexiste » au même titre que siffler une fille : dans le premier cas ce sera un incident isolé, dans le second cela rentre dans un contexte général d’objectification des femmes. Certes, les hommes sont eux aussi exposés à des modèles physiques irréalistes. En fait non. ?

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Le sexisme expliqué à ceux qui n'y croient pas - Une heure de peine... . Il y a des gens qui, simplement, refusent d'y croire : ça n'existerait pas, et puis c'est naturel, et de toutes façons, c'est la même chose pour les hommes. Freud racontait une histoire rigolote qui sonnait un peu comme ça, à propos d'un chaudron percé, mais passons : je ne suis pas là pour faire la psychanalyse du déni.

Le chant du rampant: Et si j'étais un violeur? Je n'ai jamais agressé une femme dans la rue, physiquement, ni même verbalement. Je n'ai jamais payé pour du sexe, ni même ne suis jamais rentré dans un bar de danseuse. J'ai laissé plusieurs femme me tromper, me quitter pour des amis proches sans jamais chercher à me venger de quelques façons que ce soit. Même après que la mère de ma fille m'ait quitté pour un autre, je me suis occupé de ma fille, sans rancune contre les femmes, en la valorisant. Bref je suis le prototype même de l'homme qui s'insurge dans les conversations entre féministes, en proclamant fièrement: #notallmen. « Filles exotiques » ou l’hyper-sexualisation des femmes racisées: un enjeu postcolonial – Parkssa ? Collaboration pour letslookafter Sensuelle, lascive, légère ou même perverse… Des muses de Baudelaire aux concours de Miss, la féminité dite exotique semble indissociable d’un chapelet de clichés fortement érotisés. Ni flatteuse ni inoffensive, cette objectification sexuelle des femmes racisées est le produit d’une histoire de violence coloniale. Analyse d’un fantasme.

Je ne serai jamais qu'un allié (et c'est fantastique) - Carnet d'un rêveur Par Jonas Lubec, mardi 29 avril 2014. Lien permanent Pré-scriptum: J'ai hésité avant de poster ce billet. Il m'apparaît toujours comme étant quelque peu arrogant, ou gonflé. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette sensation. Possiblement parce que parler de ses privilèges est une chose qu'on associe à l'arrogance.

Harcèlement de rue: comment aborder le problème sans tomber dans le racisme? Le harcèlement-marathon que subissent les femmes au quotidien est le résultat parfait d'une société sexiste, où «l'autre» sert d'origine du mal bien pratique. L’équation un film + un hashtag = une prise de conscience a encore frappé ces jours-ci sur Twitter. Le film: Femme de la rue, d’une étudiante bruxelloise, Sofie Peeters. En caméra cachée, elle se promène simplement dans les rues de Bruxelles et fait entendre (enfin?) les commentaires que certains hommes portent sur elle, en tant que femme, en tant qu’objet. La réaction immédiate sur Twitter a donc été la création d’un hashtag, #harcèlementderue, ayant pour but de libérer la parole des femmes qui subissent, quotidiennement, ces pressions de la part d’inconnus à peine croisés dans la rue.

Pour en finir avec les faux exemples sur le féminisme aux Etats-Unis Quand on commence à parler de féminisme aux Etats-Unis, certains commentateurs ont une réponse toute prête: de toutes façons là-bas, les hommes évitent de monter dans un ascenseur seuls avec une femme de peur de se faire accuser de harcèlement sexuel... Est-ce qu'on veut vraiment vivre dans une telle société? Depuis l'affaire DSK et les débats qu'elle a engendrés, ce commentaire apparaît régulièrement au bas d'articles sur les sites du Nouvel Observateur, Libération, Le Figaro, Les Echos, ou encore Slate.fr. publicité Répétez cette histoire aux Etats-Unis, et personne ne comprendra de quoi vous parlez. Non, les hommes américains ne voient pas les passagères d'ascenseur comme des accusatrices en puissance.

Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil Je vais vous raconter une histoire que vous connaissez déjà. Comme vous la connaissez déjà, pour la rendre un peu plus intéressante, et aussi parce que j’ai faim, les protagoniste auront des noms de fruits. Il était une fois un garçon qui s’appelait Poire. Poire fréquentait des filles. On lui avait appris qu’il fallait être gentil avec les filles, et Poire était de toutes façons quelqu’un de gentil. Il n’y avait pas besoin de le lui dire deux fois.

[Chiennes de garde] Le masculinisme de « La domination masculine » de Bourdieu L’objet de cette intervention est de présenter quelques aspects problématiques de l’analyse produite par Bourdieu dans son livre « La domination masculine », qui pourraient servir de guide de vigilance pour les hommes désirant travailler sur la question du genre. Le dénominateur commun de ces aspects pourrait être qualifié de « masculinisme ». Introduit en France par la philosophe féministe Michèle Le Doeuff, celle-ci l’a définie de la façon suivante : « ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent, et leur point de vue) » (1989 p.55). Ou avec les propres mots de Bourdieu : « Le propre des dominants est d’être en mesure de faire reconnaître leur manière d’être particulière comme universelle » (p.69).

Une défense marxiste de l'intersectionnalité Sharon Smith, féministe marxiste étatsunienne, est une dirigeante de l’International socialist Organization (ISO) et notamment auteure du livre Women and Socialism: Class, Race and Capital. Elle présente dans cet article les racines du concept d’inter- sectionnalité et comment ce dernier peut faire avancer la théorie marxiste. De nombreux militant.e.s qui ont entendu le terme d’« intersectionnalité », débattu actuellement au sein de la gauche, le trouvent difficile à définir.

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