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Quelques mecsplications

Quelques mecsplications
Le "mescplication", charmante traduction de l'anglais "mansplaining" proposée par @celinelt, fait débat sur la toile. Ca a commencé par une discussion sur Twitter qui a donné lieu à un billet sur le (très bon) blog Ça fait genre. L'article a déchaîné les passions sur la toile, j'ai vu passer plein de tweets du style : "et alors les hommes n'ont pas le droit de s'exprimer sur le féminisme ?" Portraits de gars qui pratiquent la mecsplication Des gars pratiquant la mecsplication, j'en ai croisé pas mal ; c'est peut-être le milieu scientifique, où tu peux prétendre que tu sais (là où il est plus constructif d'avouer qu'on ne sait pas), qui les attire. C., le gars qui sait ce que les féministes devraient faire. V., le gars qui connait la psychologie des mères Je me plains toujours de mes gosses. N., le gars qui connait la biologie Celui-là, c'est celui qui m'a fait le plus de peine. La suffisance contextualisée Ne pas se méprendre ! Concrètement

Etre féministe avec une bite « Le mauvais genre La twittosphère s’est emballée hier autour d’un article publié sur le blog Genre !et du concept très controversé qu’il introduisait : le mansplaining, ou « mecsplication ». Le mansplaining (définition originelle ici) désigne, en gros, l’attitude paternaliste et condescendante par laquelle un mec t’explique qu’il « sait », mieux que toi quelque chose que pourtant de toute évidence tu maîtrises un milliard de fois mieux que lui. Ce concept s’applique avec un bonheur tout particulier à ces mecs qui t’expliquent sans ciller qu’ils savent mieux que toi ce qui est sexiste et ce qui ne l’est pas. Et ne peuvent pas s’empêcher de te donner au passage une petite leçon de féminisme : ce fameux « Tu as raison d’être féministe / moi aussi je suis pour l’égalité hommes femmes, MAIS je pense que le féminisme aujourd’hui fait fausse route / que le VRAI combat féministe c’est… ». Féminisme « victimaire » (et ta mère ?) Petits rappels de base sur la domination masculine Désolée. Une méfiance légitime

mansplaining Hier, Sophie Gourion, une féministe que j’apprécie et que je suis sur Twitter, a eu un long débat à propos du marketing genré. Elle a écrit, il y a quelques mois, un article pour Slate sur cette stratégie "qui consiste à segmenter l’offre produit en fonction du sexe","une façon indirecte de démultiplier les intentions d’achat, deux produits sexués devant ainsi se substituer à un seul produit mixte au sein d’un ménage". Une des personnes avec qui elle discutait n’y voyait pas de sexisme et, surtout, pas un sujet de préoccupation pour les féministes; d’où ce tweet (écrit par un homme): @Sophie_Gourion le vrai combat du féminisme est dans l’égalité des droits, pas dans l’uniformité des produits ni de la comm.— [Anonyme] Juillet 13, 2012 Précisons que cette personne, avec qui j’ai discuté ensuite, se considère comme féministe et que mon objectif n’est pas de lui contester cette appellation. Tu crois que je suis en train de faire du mansplaining? Alors, vous voyez ce que je veux dire?

Bingo féministe! Dernièrement l'article Bingo féministe et “mansplaining” ainsi que des conversations ardues sur les médias sociaux au sujet du féminisme m'ont donné le goût de revoir les versions de bingo féministe et d'en adapter spécialement pour la situation au Québec, le premier est plus général et l'autre fait état du récent débat assez virulent autour de l'humour sexiste. Un bingo féministe? C'est tout simple! Vous passez un mauvais moment à débattre pour une énième fois sur le féminisme et on vous sert les clichés habituels. Vos adversaires lors de vos joutes verbales vous servent une phrase classique qui ne figure pas au tableau ? Voici d'autres bingo qu'on peut retrouver sur le web! Un bingo pour les féministes qui jouent à des jeux vidéos! Une version en anglais (qui a grandement inspiré notre version) Une version sur les commentaires que recevaient un blog Une version sur les arguments sexistes dans le milieu de la bande dessinée Une version sur ce qu'on entend sur les agressions sexuelles

Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle Cette brochure se veut un outil « d’autodéfense intellectuelle » : nous proposons ici quelques pistes pour identifier les discours et les pratiques de ce mouvement réactionnaire que l’on nomme le masculinisme, de manière à pouvoir mieux les repérer et les « démonter ». Pour nous, tout a commencé à Grenoble, un soir de janvier 2011, où nous nous sommes retrouvé.e.s quelques potes à la projection d’un documentaire intitulé « Des hommes en vrai » [1] ; projection organisée par la mairie de Grenoble et en présence des membres du Réseau Hommes Rhône-Alpes (voir la partie 1). Nous avons été atterré.e.s par ce que nous avons vu et entendu ce soir-là, et nous avons alors décidé de réagir. Cette brochure est la retranscription de cet exposé, augmentée des recherches que nous avons effectuées depuis. Le texte se découpe en quatre parties. Collectif Stop.Masculinisme, juin 2012. Pour télécharger la brochure c’est ici ou là.

What Is ‘splainin’? And Why Should I Care? ‘splainin’, a contraction of “explaining,” is a term which has been popping up a lot in the social justice sphere lately, including on this very website, and I think it’s worth exploring a bit. In the first place, not everyone might be clear on what is meant when people refer to ‘splainin’, and in the second, there’s a phenomenon around it which is critically important. In a nutshell, ‘splainin’ is an “explanation” which is put forward in the most patronizing way possible. The ‘splainer feels passionately that ou opinion and beliefs outweigh actual lived experience and wishes to inform everyone of this fact. ‘splainers feel the need to put their oar in on conversations where they may not specifically be welcome or even wanted, often with an air of entitlement. Writing at Shapely Prose about mansplainers, fillyjonk said: There are a few key components of ‘splainin’. “My belief,” the ‘splainer says, “outweighs your experience.

Sexisme & Arts mansplainer | Femina Invicta I probably don’t have much to add that hasn’t been said before about mansplaining, but I’m always amazed how many people don’t know the term. However, most people (women) I know *do* recognize the behavior. It happens to me every day at work, in a male-dominated industry. Because part of what I live for is calling people out on privilege they are not aware of, I’m writing this post. What is Mansplaining? The Urban Dictionary has several definitions of mansplaining, but I like this one from Karen Healey: Mansplaining isn’t just the act of explaining while male, of course; many men manage to explain things every day without in the least insulting their listeners. Mansplaining is when a dude tells you, a woman, how to do something you already know how to do, or how you are wrong about something you are actually right about, or miscellaneous and inaccurate “facts” about something you know a hell of a lot more about than he does. Think about the men you know. That dude is a mansplainer.

Women in art: why are all the 'great' artists men? Here's a teaser. How many female artists featured in the top 100 auction sales, ranked by price, last year? Gemma Rolls-Bentley, an independent curator, decided to find out. Her count was part of a major project that began more than a year ago, in a packed church hall in Bethnal Green. As the arts director of ELF, she had come armed with statistics gathered by the campaigning group UK Feminista in 2010. A group of volunteers decided to do their own wide-ranging audit. Given that many of those commissions date back years, these numbers reflect women's marginalisation in art history – it's often estimated that only around 5% of the work featured in major permanent collections worldwide is by women. Rolls-Bentley and the other ELF volunteers were inspired in their audit by the self-styled "conscience of the art world", the feminist activist group Guerrilla Girls, who started highlighting sexual and racial inequality in the arts in 1985 – while dressed in gorilla masks.

It Looks Like We're Going to Have a Mansplainer Thread After All Mansplaining isn't just the act of explaining while male, of course; many men manage to explain things every day without in the least insulting their listeners.Mansplaining is when a dude tells you, a woman, how to do something you already know how to do, or how you are wrong about something you are actually right about, or miscellaneous and inaccurate "facts" about something you know a hell of a lot more about than he does.Bonus points if he is explaining how you are wrong about something being sexist!Think about the men you know. Do any of them display that delightful mixture of privilege and ignorance that leads to condescending, inaccurate explanations, delivered with the rock-solid conviction of rightness and that slimy certainty that of course he is right, because he is the man in this conversation?That dude is a mansplainer. Predictably, the thread is littered with arguments and hurt feelings, most of which stem from a failure to understand the original post. 3) I sympathize.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.

Men Who Know Things Last week, I wrote about the authority society gives to the white male voice. Many men, I have found, believe that because people Pay Attention to Them When They Say Things it means that they automatically know more about stuff than women and people of color. Sometimes, it doesn't cross their minds that women and people of color are intelligent beings who know things too. This is commonly referred to as Men-Who-Know-Things Syndrome. And, it's aptly described here: "... I have had these moments. I've seen this over and over again on the world wide web. I think the phenomenon can best be expressed in a mathematical equation: Unearned Authority of the Male Voice + Man's Status as Default Human Being = Unsupported Male Overconfidence.

Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema » En 1975, la critique de cinéma Laura Mulvey forge et définit le concept dans un article intitulé « Plaisir visuel et cinéma narratif ». Mulvey distingue trois types de regards: celui de la caméra sur les acteurs et actrices, celui du public regardant le produit final, et celui des personnages se regardant les uns les autres au sein du film. Jeux vidéo

The Art of Mansplaining Around the feminist blogosphere, the phenomenon of mansplaining has been duly noted as of late. This is also known as the Men Who Know Things phenomenon, whereby some men mistakenly believe that they automatically know more about any given topic than does a woman and will, consequently, proceed to explain to her- correctly or not- things that she already knows. The mansplainer's problem isn't so much that he's trying to teach a woman something, but rather that he takes it as a given that she doesn't already know whatever it is he is going to tell her. As someone who lives life as a female human, the sheer numbers of women in comment threads who have recounted experiences of Being Mansplained To is not at all surprising. A non-lawyer dude that I work with has several times given me a general overview of laws that I deal with on a daily basis. And, as perhaps one of my all-time favorite examples of mansplaining, one time, my girlfriend and I were eating dinner with a white male human.

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