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Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney

Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney
Sorti 3 ans après Pocahontas, Mulan est également (comme signalé ailleurs sur ce site dans l’article consacré à Pocahontas) une tentative de lutter contre les accusations de racisme, de sexisme et d’ethnocentrisme. Mulan est-elle une tentative plus réussie que Pocahontas ? Sortir de l’ethnocentrisme selon Disney Après avoir été souvent accusés d’ethnocentrisme, les studios Disney ont créé plusieurs héros « exotiques », c’est-à-dire n’étant pas d’origine européenne (Aladdin, Pocahontas…). Cependant, s’il est progressiste de montrer d’autres contrées que l’Europe et les Etats-Unis, l’image qu’en donne Disney n’est pas forcément innocente. La Chine, conforme à l’imaginaire collectif occidental Mulan s’inspire de la légende de Hua Mulan[1] dont les origines et le contexte historique sont incertains. Le film présente donc une image de la Chine idéalisée selon l’imaginaire et les références du public occidental. La Chine vue par Disney… L’ennemi, ce barbare Déconstruction et apprentissage du genre

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Raiponce (2010) : Peut-on être à la fois princesse et féministe chez Disney ? Comme La Princesse et la grenouille sorti un an plus tôt, Raiponce témoignait de la volonté de Disney de proposer des princesses plus fortes et actives que les Blanche-Neige, Cendrillon et Aurore des débuts. Mais aussi plus indépendantes que les Ariel, Belle ou Jasmine d’après la seconde vague féministe. L’idée était ainsi de parvenir à créer des personnages de princesses aussi fortes qu’ont pu l’être Mulan ou (dans une moindre mesure) Pocahontas, dont l’appartenance à une ethnicité plus « lointaine » avait pu permettre quelques audaces de la part du studio (plutôt habitué à un sexisme des plus réactionnaires).

La Petite Sirène (1989) : Disney relit Andersen Sorti en 1989, La Petite Sirène est un immense succès pour les studios Disney et inaugure la période que l’on qualifie habituellement de « second âge d’or »[1]. Classique parmi les classiques, ce film est encore massivement visionné aujourd’hui par nos enfants, et mérite donc qu’on s’y arrête un peu. Mon angle d’approche dans cet article consistera à comparer le film de Disney au conte d’Andersen dont il est inspiré. Il ne s’agira pas de considérer a priori tous les écarts par rapport à l’original comme des « trahisons » forcément condamnables, mais plutôt d’utiliser cette comparaison pour mieux mettre en évidence les choix opérés par Disney, en particulier d’un point de vue politique. Je mentionnerai aussi parfois rapidement l’adaptation japonaise du conte produite 10 ans plutôt par la Toei Animation (Marina la petite sirène, 1979), beaucoup plus fidèle à l’œuvre d’Andersen que le fut Disney. Devenir femme

LU_ « Les contes de fées sont l’âme de Disney » - Le blog sur la société, les femmes, leur image chez Disney Vendredi 24 février 5 24 /02 /Fév 11:10 De Blanche-Neige à Raiponce : les princesses changent d'apparence Passant de la fébrile Blanche Neige à la vaillante Raiponce blonde au regard vert profond et aux formes voluptueuses; nous pouvons constater un changement physique important et c’est à coups de poêle à frire qu'elle accueille le charmant brigand qui vient la délivrer de sa tour.

Rebelle (2012) : mater la rousse Parce qu’il est centré sur le personnage d’une fille forte qui n’aspire pas à la vie de princesse à laquelle on veut la soumettre, le dernier film de Disney/Pixar a pu passer pour féministe aux yeux de certain-e-s critiques. Le magazine Elle le qualifie ainsi de « conte de fées moderne et féministe »[1], et Télérama va dans le même sens ense réjouissant de voir Disney persévérer dans la « veine capillaire » inaugurée par « l’insolente Raiponce »[2] (j’ai personnellement du mal à voir comment on peut qualifier Raiponce d’« insolente » mais passons… Cf. sur ce site l’article consacré à ce film). C’est vrai qu’il y avait a priori de bonnes raisons de se réjouir. En effet, Rebelle est le premier long métrage de Pixar à avoir un personnage féminin pour protagoniste (il était temps, après 12 longs métrages et 26 ans d’activité… Mieux vaut tard que jamais comme on dit). Mérida, l’anti-princesse Et pourtant, tout cela commençait plutôt bien.

La vie d'Adéle, la mort d'Adéle e suis allée voir La Vie d’Adèle tirée de la merveilleuse bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. La bande dessinée est formidable, émouvante, politique, forte, terrible et belle à la fois. J’ai aimé le trait, l’histoire, le traitement d’une histoire d’amour lesbienne et le glissement final. Je ne saurais donc que vous conseiller d’aller lire cette bande dessinée, surtout si vous êtes une meuf queer. Le film en revanche… Je suis en colère, très en colère contre son film et son réalisateur. On a dit beaucoup à son encontre. Méchants et méchantes chez Disney (1) : Femmes fortes Dans l’univers manichéen de Disney, le bien et le mal sont facilement identifiables, généralement incarnés respectivement par le héros ou l’héroïne d’un côté, et le méchant ou la méchante de l’autre. Les enfants apprennent ainsi très rapidement ce qu’il convient d’aimer et de haïr, ce qu’il faut devenir et ce qu’il faut au contraire absolument éviter d’être. A force de visionnages et de re-visionnages, ils/elles intègrent de la sorte les normes véhiculées par le studio avec une redoutable efficacité.

Pères et mères chez Disney : qui a le beau rôle ? La sortie cet été de Rebelle est une bonne occasion de revenir sur les figures de pères et de mères qui peuplent les « classiques d’animation Disney ». En effet, dans le portrait qu’il fait des parents de Merida, Rebelle semble exacerber une tendance présente depuis longtemps dans les longs métrages d’animation du studio, et qui consiste à dépeindre de manière radicalement différente (et totalement sexiste) les pères et mères des héros/héroïnes. En effet, ici, c’est la reine Elinor seule qui s’oppose à la volonté de sa fille en cherchant à tout prix à en faire une princesse, c’est-à-dire une femme distinguée, charmante, douce, soumise, et surtout mariée. Face à elle, le roi Fergus préfère quant à lui laisser à sa fille sa liberté.

La fangirl, nouvelle cible de la misogynie ordinaire Ceci n’est pas tant un article sur le sexisme à l’encontre des femmes dans un milieu geek à prédominance masculine, qu’un article sur le sexisme à l’encontre d’un milieu geek à prédominance féminine. Oui, oui, cela existe. On a tendance à associer les recoins sombres d’Internet à des usagers masculins, et pourtant, il est des endroits peu connu des usagers « mainstream » qui sont presque entièrement féminins. Non, Disney n'a toujours pas sa princesse féministe Il était une fois une princesse qui avait un poignet aussi gros que son œil. Un sociologue américain a pointé, lundi 16 décembre sur son blog, repéré par Rue89, la dysmorphie des personnages féminins des dessins animés Disney par rapport aux personnages masculins. Le chercheur a notamment constaté que le poignet d'Anna, l'héroïne de La Reine des neiges, sorti quelques jours auparavant, faisait la taille de son œil. "Des yeux démesurés et des mains minuscules symbolisent la féminité chez Disney", analyse-t-il. Pour le studio, ce genre de commentaire est un cauchemar : depuis des années, Disney tente de désamorcer les critiques sur les clichés sexistes que véhiculent ses dessins animés.

Le sexisme du Roi Lion La féminité dans Le Roi Lion L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. Le Roi Lion comporte un grand total de 3 personnages féminins, contre 9 personnages masculins.

Films, séries et autres Féministes Sur Tambien La Lluvia, J’ai beaucoup aimé ce film, je l’ai vraiment trouvé très intéressant de plein de points de vue. Et je trouve d’ailleurs que c’est un film très probant à étudier, car c’est un film qui thématise de manière explicite la question des points de vue, et la façon dont le discours des dominant-e-s ne va pas prendre en compte le point de vue des dominé-e-s. A ce titre, toute la réflexion sur le colonialisme et le post-colonialisme est tout à fait génial, jouissif, à mon avis extrêmement bien foutu. Et donc la raison pour laquelle je disais que je trouvais ça probant, c’est que le film est (à mon goût) très sexiste, et refuse totalement une réflexion sur cette domination-là.

La princesse comme modèle de la féminité au profit de l'homme 1. : sa sexualité naissante représentante une menace pour une autre femme, elle est donc tuée. Son unique atout, sa beauté physique, est ce qui la sauve à la fin. 2. La Belle au Bois dormant : fiancée dès la naissance pour consolider une position politique, elle est tout de même tuée par une autre femme. Méchants et méchantes chez Disney (2) : Hommes faibles Si les méchantes sont toujours des femmes fortes, les méchants sont au contraire le plus souvent des hommes faibles. Pas au sens où ils seraient moins redoutables que leurs homologues féminines, mais au sens où ils ne correspondent pas à la norme sexiste qui veut que les hommes soient virils et puissants. En effet, ils sont la plupart du temps efféminés et ne recherchent pas le combat frontal avec le héros. Comme on le verra, il existe quelques exceptions à cette règle. Le méchant est alors moins caractérisé par rapport à son sexe qu’en fonction de son appartenance ethnique et/ou de classe.

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