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Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"

Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"
Michel Serres est une vigie plantée en haut du mât de notre époque. Du haut de son gréement, de ses 82 ans, de sa culture encyclopédique, de son temps partagé entre les cultures française et américaine qu'il enseigne, ce philosophe académicien nous décrit les changements qu'il observe sur l'équipage humanité que nous sommes. En curieux de tout qu'il est, il guette avec impatience et gourmandise les évolutions qui nous arrivent, comme un des matelots de Colomb aurait scruté l'horizon dans l'espoir de nouvelles terres. Son constat sur notre époque est simple : le monde, depuis cinquante ans, traverse une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur. Avec un constat pareil, un autre que lui serait grognon et inquiet. Serres est un optimiste impénitent. La crise est-elle bientôt finie? Par exemple… Nous étions 50% d'agriculteurs à la fin de la guerre et ils ne sont plus que 1%. Pourquoi? Quand situez-vous cette bascule? C'est-à-dire "dans" l'ordinateur?

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Êtes-vous prêt à imprimer votre propre robot? Les nouvelles technologies surgissent dans notre quotidien à un rythme constant. Cependant, certaines dont on parle de plus en plus, ont encore du mal à se généraliser aussi vite que prévu. Intel compte bien changer la donne en ce qui concerne deux d’entre elles qui connaissent depuis quelques années un ressort de popularité et d’accessibilité. En effet, l’entreprise américaine spécialisée dans les processeurs, voudrait coupler la robotique et l’impression 3D afin que vous puissiez imprimer vous même votre propre robot grâce au projet : Jimmy the Research Humanoid. Ce robot ne s’adresse pas à l’amateur qui veut juste jouer avec un ami mécanique; quelques compétences en robotique et en programmation sont évidemment requises.

La révolution cognitive Je vous recommande vivement cette conférence de Michel Serres, intitulée « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive » (je suis tombé dessus grâce à un tweet de Jérôme Colombain). Outre la vigueur et la clarté de Michel Serres (qui sont impressionnantes), le propos est lui-même passionnant. Il y aborde la manière dont les ordinateurs et internet (ce qu’on appelle souvent les nouvelles technologies) sont en train de modifier radicalement, le temps, l’espace et notre cognition.

Retransmission de la séance publique annuelle 2012 de l'ACADEMIE FRANCAISE Sous la Coupole avec les discours de Jean-Loup Dabadie, Hélène Carrère d’Encausse et Michel Serres En 2012, La séance publique annuelle de l’Académie française s’est tenue le jeudi 6 décembre 2012 sous la Coupole de l’Institut de France. Cette retransmission vous permet d’écouter dans l’ordre : le discours sur les Prix littéraires, par Jean-Loup Dabadie, le discours du Secrétaire perpétuel Hélène Carrère d’Encausse, et le traditionnel discours sur la vertu, prononcé cette année par Michel Serres. L’Académie française, dont la rentrée pour ses travaux sur le dictionnaire a lieu le dernier jeudi de septembre, tient traditionnellement sa séance publique annuelle le premier jeudi de décembre. Trois discours scandent cette séance.

La non-violence c'est pas un truc de hippies L'action non-violente est un signe d'intelligence tactique, il s'agit de refuser d'entrer dans un jeu où l'adversaire est le plus fort et dont il a lui-même fixé les règles. Le militant pacifiste aura de plus l'avantage de la faveur de l'opinion publique. Il est très énervant pour un provocateur de voir sa cible refuser de le suivre dans l'escalade de la violence. Il vaut mieux refuser le plus tôt possible cette escalade, car on ne sait jamais où celle-ci nous conduira. À quoi ressemblerait le web en France sans neutralité du net ? - Politique Aux États-Unis, la neutralité du net est en fâcheuse posture. Et si ce principe était remis en cause en France ? Voici, à travers quelques exemples, ce qui pourrait se produire dans votre utilisation quotidienne du net. Vous l’avez peut-être appris en lisant l’actualité : une journée de mobilisation a lieu le mercredi 12 juillet aux États-Unis pour défendre la neutralité du net. Décidée après le vote très controversé du régulateur des télécommunications, qui cherche à revenir sur les règles obligeant les fournisseurs d’accès à traiter tous les services en ligne de manière égale, elle rassemble de nombreux géants du net. L’évolution de la législation américaine sur la neutralité du net n’a théoriquement pas d’incidence sur le paysage français, dans la mesure où les loi et les règles qu’applique le régulateur ne concernent que les opérateurs outre-Atlantique.

Le multi-tâches : qualité ou calamité ? Dans un article publié par The New Atlantis en 2008, Christine Rosen nous alerte sur les dangers du fonctionnement en multi-tâches, qui caractérise de nombreuses personnes « dans le coup ». Qui n’est jamais resté perplexe devant un adolescent qui fait ses devoirs tout en écoutant de la musique, en regardant la télévision et en participant à un chat sur messagerie instantanée, simultanément ? Qui n’a jamais été irrité par un interlocuteur qui, tout en prétendant avoir une conversation sérieuse avec vous, répond à trois coups de fil, envoie cinq courriels et s’éclipse régulièrement pour donner des instructions à ses collaborateurs qui travaillent dans le bureau d’à côté ? L’adolescent et votre interlocuteur sont pris dans ce qu’il est convenu d’appeler « le multi-tâches ».

Pour un savoir engagé, par Pierre Bourdieu S’il est aujourd’hui important, sinon nécessaire, qu’un certain nombre de chercheurs indépendants s’associent au mouvement social, c’est que nous sommes confrontés à une politique de mondialisation. (Je dis bien une « politique de mondialisation », je ne parle pas de « mondialisation » comme s’il s’agissait d’un processus naturel.) Cette politique est, pour une grande part, tenue secrète dans sa production et dans sa diffusion. Internet ça change la vie "Révolution numérique". C'est l'expression consacrée des verbiages politiciens, mais concrètement ça veut dire quoi ? Laurent Chemla raconte en une allégorie le chamboulement Internet. Un des problèmes majeurs qu’on rencontre, quand on essaie de comprendre l’impact d’Internet dans nos sociétés, c’est de prendre le recul nécessaire : il est si difficile d’imaginer notre vie sans lui qu’on n’arrive pas à voir ce qu’il change.

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis Le prétendu « sociologue » [1] a récemment défrayé la chronique médiatique. Un groupe d’extrémistes sionistes - vraisemblablement des nervis de la Ligue de défense juive [2] - a saccagé la librairie parisienne dans laquelle il proposait une séance de dédicace de son dernier ouvrage, Misères du désir. Cette agression intervenait quelques jours après la diffusion de l’émission « Complément d’enquête » (le 20 septembre 2004 sur France 2), dans laquelle l’écrivain tenait des propos aux forts relents antisémites (il fustigeait, en bloc, les « Juifs français », qui refusent de « se poser des questions » à propos du fait que « personne ne peut les blairer depuis 2500 ans »). Si les méthodes de ces nervis sont bien évidemment à proscrire et à dénoncer avec la plus grande énergie, il est indispensable de dénoncer aussi les « dérapages » d’Alain Soral qui, à force de répétitions, ne peuvent plus être considérés comme des maladresses. Racisme et chauvinisme

Internet : la fracture numérique s’aggrave selon l’UFC-Que choisir Selon l’association de consommateurs, 11,1 % des internautes français sont « inéligibles à un internet de qualité ». UFC-Que choisir dénonce dans une étude publiée mardi 26 septembre une fracture numérique grandissante en France, où le déploiement de l’Internet très haut débit laisse de côté une part croissante du territoire. Selon l’association de consommateurs, 11,1% des internautes français sont « inéligibles à un internet de qualité », soit un débit supérieur à 3 mégabits par seconde (Mbit/s) et ils sont « majoritairement dans les petites communes ». L’UFC-Que choisir relève que les modalités de déploiement du très haut débit renforcent cette fracture numérique, puisqu’il s’est concentré en premier lieu dans les zones très denses.

Le monde ? C'est le web à l'envers Le numérique opère par renversement. Le renversement le plus fréquent est celui de la charge de la preuve. Celui également des processus d'engrammation, des processus mémoriels. D'autres renversements sont à venir.

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