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«Avec le numérique, le prof se recentre sur le cœur du métier»

«Avec le numérique, le prof se recentre sur le cœur du métier»
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Le numérique à l’école (fin) L’école devrait être le lieu de l’apprentissage du travail personnel, de l’utilisation de technique de travail et de recherches dont, justement, nos élèves n’ont pas l’habitude, non le lieu de l’apprentissage d’un usage informatique généralisé. Pour trouver des informations sur Internet, il faut tout d’abord que je sache chercher ces informations, puis que je sache les sélectionner en fonction de leur qualité et non de leur simple présence sur la première page affichée… Il faut donc que je possède déjà un certain nombre de réflexes de recherche et de connaissances (acquis biologiquement) avant même d’opérer une recherche numérique. Ne serait-il pas plus pertinent d’empêcher tout travail par le biais de l’informatique à l’école, plutôt que de le généraliser ? L’école doit faire le distinguo entre une discipline, des connaissances et des compétences, d’une part, et les outils utilisés, d’autre part.

Google est-il le professeur du futur Atlantico : Google sortira bientôt le service "Helpouts", une extension de Google + composée de tutoriels "d'experts" en vidéo sur tous les sujets possibles et imaginables. Peut-on dire que le géant numérique peut réussir son pari en devenant une sorte de "professeur du futur" ? Erwan Le Noan : Google va dans le sens de la révolution d’Internet, qui favorise le partage de la connaissance. Désormais, chacun peut faire profiter de ses compétences, parfois rares, à tout internaute à l’autre bout de la planète. Ces sites, formidables ressources, ne vont cependant pas devenir les « professeurs du futur » : dans l’éducation comme dans de très nombreux domaines, internet et le numérique révolutionnent les méthodes mais ne remplacent le professeur et la classe. Le savoir sur Internet fonctionne plutôt sur le modèle "bottom-up" - du bas vers le haut - de type Wikipédia. Google, comme les sites précédemment cités, proposent de partager le savoir.

untitled English UNE COLLABORATION DE L'UNIVERSITÉ LAVAL ET DE L'UNIVERSITÉ McGILL Réginald Grégoire inc. Robert Bracewell Thérèse Laferrière LE 1er AOÛT 1996 Remerciements Cette revue documentaire, par la nature même des travaux de recherche recensés et la démarche suivie, est le résultat d'efforts de collaboration entre des chercheuses et des chercheurs, des praticiennes et des praticiens ainsi que des personnes associées à la prise de décision dans la gouverne de systèmes éducatifs de plusieurs provinces canadiennes, entre autres, les décisions relatives à l'intégration des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Initiée à l'automne 1995 par le Comité sur la formation, la recherche et l'évaluation, présidé par Edward T. Le texte repère les possibilités au regard de l'intégration des nouvelles technologies. Nous devons beaucoup à la firme Réginald Grégoire inc., réputée pour la qualité de ses analyses documentaires éclairantes en matière de dossiers éducatifs. Introduction

Michel Serres : « l’avenir s’annonce bien » Propos recueillis par Isabelle Spaak | 08 Janv. 2013, 15h45 | MAJ : 09 Janv. 2013, 16h06 Pour donner corps à la génération née avec la révolution numérique, le philosophe Michel Serres a imaginé dans son nouveau livre une jeune femme baptisée « Petite Poucette », en référence aux deux pouces qu’elle utilise pour écrire des messages sur son téléphone portable. Elle a une trentaine d’années, et dirigera le monde de demain. Un monde qui, d’après l’académicien de 82 ans, donne toutes les raisons d’espérer… Malgré la crise et les chiffres du chômage, vous affichez un optimisme jubilatoire… Mais vous savez, il y a aussi de bonnes nouvelles ! Il suffit de consulter n’importe quel livre d’histoire pour constater qu’une crise de ce genre débouche automatiquement sur une guerre. Et cette fois, ce ne fut pas le cas. Quel est ce nouveau monde que vous évoquez ? Depuis quarante ans, j’enseigne dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis. C’est une femme, évidemment. Trop d’informations ? Suis-je optimiste ?

Actualités du numérique - Retour sur.... La 2ème journée du numérique à l'École Numérique à l'École : les continuités éducatives et territoriales En décembre 2013, la première Journée du numérique à l'École avait permis de réunir tous les acteurs participant au service public du numérique éducatif : État, collectivités territoriales, Caisse des dépôts et consignations. L'objet de cette rencontre avait été de se concerter sur la mise en œuvre de la gouvernance partagée dans les territoires. Depuis, fort de la réussite de cette journée, le comité des partenaires du numérique pour l'éducation réunissant les associations d'élus, les ministères, la Caisse des dépôts et consignations, a vu le jour et se réunit régulièrement pour unir les réflexions sur les grands thèmes du numérique pour l'éducation et partager les analyses et problématiques. La deuxième Journée du numérique à l'École s'est inscrite dans cette dynamique et avait pour thème « Les continuités éducatives et territoriales ». Les tables rondes de la journée Conclusion de la journée Compte-rendu de la journée

"Le temps scolaire n'est ni le temps technologique, ni le temps politique" Toute la semaine, ActuaLitté poursuit ses entretiens avec Patrick Ghrenassia, professeur agrégé de philosophie, qui officie aujourd'hui à l'ESPE de Paris, Université de Paris-Sorbonne. Auteur publié chez Hachette et Hatier, et blogueur sur L'Etudiant, il aborde aujourd'hui la transition numérique dans l'univers scolaire. Le fossé croissant qui se discerne entre enseignants et élèves et les mutations sociales, autant de questions qui interrogent notre relation actuelle à la transmission. Au sein du système scolaire actuel, comment envisage-t-on cette transition vers les écrans - tant du côté des élèves que des enseignants ? L'école est globalement plutôt méfiante et réticente face au numérique. D'un autre côté, on observe avec inquiétude un fossé croissant entre l'école et le monde extérieur. On a craint un temps que la "fracture numérique" n'aggrave les inégalités sociales en milieu scolaire. Mais, dira-t-on, c'est le devoir de l'école de leur apprendre à écrire, justement !

«Génération Z» : des connaissances superficielles Selon un rapport, les moins de 20 ans, dits «génération Z» ne sont pas si compétents avec les nouvelles technologies. Ils les utiliseraient plus dans un but récréatif que formateur. Missionné par François Fillon, le député Jean-Michel Fourgous, spécialiste UMP du numérique à l'école, vient de lui remettre un épais rapport «Apprendre autrement à l'ère du numérique». S'il est de bon ton aujourd'hui d'affirmer que la «génération Z», comprenez les moins de vingt ans, est parfaitement à l'aise avec les nouvelles technologies et dépasse de loin ses aînés, rien n'est moins sûr. Les compétences de cette «génération numérique» sont «très superficielles» selon le député. Ils passent essentiellement leur temps à échanger, s'amuser, flirter via les réseaux sociaux, à naviguer au hasard. Selon une enseignante citée dans le rapport, «nos élèves utilisent les ressources informatiques de façon quantitative, non qualitative. Le numérique devrait être une «discipline à part entière»

Michel Serres : " La société préfère son argent à ses enfants " Peut-on sortir des fractures numériques cognitives ? Les foyers à faibles revenus disposent d'équipements numériques parfois plus nombreux que ceux des foyers les plus favorisés. Ce fait est conforté par des travaux de recherche comme ceux du projet ANR INEDUC (2012 - 2015) et s'accompagne de l'identification d'une fracture cognitive importante. En d'autres termes Il est temps que l'école se préoccupe de cette inégalité qui se développe en dépassant les plans d'équipement pour passer à une échelle autre, celle de la prise en compte réelle des inégalités que génère actuellement l'usage du numérique et en particulier celles qui la concernent au premier plan, celles de l'apprentissage, les inégalités cognitives et plus largement culturelles. Mais avant d'aller plus loin, il faut aussi se demander si cette question que l'on pose à l'école à propos du numérique on l'a posée avant le numérique de façon aussi explicite. Le livre et l'écrit imprimé ont potentiellement permis d'accéder aux savoirs mais ils n'ont pas permis d'apprendre à lire.

Digital natives : portrait d'une génération connectée - étrangement Le Digital native, c'est cette créature moderne, née dans l'environnement internet, dans un monde de connexion (d'ultra-connexion), et qui vit relié à un univers virtuel, autant qu'elle parcourt le monde physique. Parfois même, les digital natives téléchargent légalement ou moins légalement des contenus numériques - sans nécessairement savoir ce qu'ils font... Petit portrait. Avec Lettres numériques On parle d'eux comme de la génération Y férue de numérique, constamment connectée et experte de l'usage d'internet. Les « digital natives », comme on les surnomme, sont-ils les pros du net tant vantés ? Malgré l'apparente généralisation des nouvelles technologies, les jeunes ne sont pas égaux face au numérique. Tout dépend en fait de liens étroits entre la position sociale, l'accès au matériel, l'acquisition de compétences, les intensités d'investissement dans les loisirs culturels et les types d'usages qui en découlent. angermann, (CC BY-SA 2.0) Les digitals natives Les digitals immigrants

Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres Philippe Lévy - Sainte Marie aux mines (2007) Depuis un an, le petit livre de M. Serres, Petite poucette[1], fait partie des essais les plus vendus en librairie et les plus relayés dans les medias, où son auteur est très régulièrement invité. Dans cet opuscule, issu d’un discours prononcé à l’Académie française, Serres porte un regard résolument optimiste sur le monde numérique et sur les nouvelles générations qui le portent – les petit(e)s poucet(te)s du titre -, promises selon l’auteur à une libération sans précédent, cognitive et politique, grâce aux vertus d’un monde numérisé et librement connecté. M. Serres commence par souligner l’ampleur des multiples transformations de ces dernières décennies. Nous nous contenterons dans cet article de discuter le livre de M. Petite Poucette tient-elle vraiment sa tête entre ses mains ? Mais selon nous M. L’éducation se résume-t-elle à donner accès à des informations ? Et c’est pourquoi la perspective « illitchienne » de M. Julien Gautier [2]A.

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