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Sensationnalisme et Violence

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En dix ans, le nombre de faits divers dans les JT a augmenté de 73 % Le sociologue Pierre Bourdieu avait coutume de dire : "Les faits divers font diversion. " Un baromètre de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) révèle qu'en dix ans, le nombre de sujets consacrés aux faits divers dans les journaux télévisés du soir sur les chaînes historiques a augmenté de 73 %. Le rapport révèle qu'"avec plus de cinq sujets en moyenne par jour", les JT ont consacré aux faits divers sur l'année 2012 un total de "2 062 sujets contre 1 191 il y a dix ans". Au palmarès des plus relayés figurent en première place avec une confortable avance les actes de violence contre les personnes (agressions, meurtres, enlèvements, viols...), qui constituent la moitié des sujets diffusés.

Se suivent dans l'ordre les accidents (naufrages, incendies, noyades...), les actes de banditisme et les violences anti-sociales, détaille l'INA. Lire aussi : La publicité à la télévision s’effondre. Les médias mentent. Les médias mentent, ou comment le PPA (Parti de la Presse et de l'Argent) nous informe ! ... Une série de 7 vidéos proposées par le Plan B. On y découvre l’information sociale broyée sous un compacteur, puis atteinte d’une maladie rare, puis on constate qu’un couple diabolique ne lui a laissé aucune chance, qu’elle s’est retrouvée à poil dans la jungle, qu’on ne lui a pas trouvé de sélectionneur, qu’elle n’a toujours pas accouchée et que Thierry Henri a glissé une main dans sa culotte. A la fin de chaque vidéo, la conclusion de Pierre Bourdieu nous rappelle la fonction du fait divers : faire diversion, « En remplissant avec du vide … on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. » Accueil > Films et vidéos recommandés > Les médias mentent A voir sur cette page ou sur dailymotion à cette adresse.

Techniques de désinformation. Hiver 2002 : nous tombons dans un infokiosque espagnol sur une brochure de 68 pages, écrite en castillan et intitulée Técnicas de desinformaciòn, manual para una lectura crìtica de la prensa. Ses auteur-e-s signent « Groupe d’apprentissage collectif, communication populaire » et mentionnent l’école populaire de la Prosperidad ; une rapide description de l’école et de son projet figure à la fin.

La lecture de la brochure est un réel plaisir : synthétique et à la fois approfondie, bien plus accessible que les critiques savantes des médias que nous pouvons lire en France, elle circule un peu parmi nous et nous aide encore aujourd’hui, au sein d’Indymedia-Grenoble par exemple, à décrypter les manipulations du Dauphiné Libéré. Dans l’été 2003, quatre personnes se lancent de concert dans une traduction artisanale de la brochure, rythmée d’élans débordants et de pauses non moins généreuses, en s’aidant « à mi-parcours » de la version d’une personne de Paris, qui avait transité par l’italien.

Médias | diverses analyses. 21 février 2014 - anonymes L’informatique : se défendre et attaquer (HTML) (PDF,1.2 Mo) (PDF,1 Mo) (PDF,1.2 Mo) Cette brochure a été faite par désir de rassembler les connaissances théoriques et les outils pratiques actuellement les plus efficaces à nos yeux, pour utiliser l’informatique pour des activités sensibles, sans se faire avoir. Concrètement, ça implique d’être en mesure d’agir de manière anonyme, confidentielle et en laissant le moins de traces possible derrière nous. Sans ces précautions, inutile d’espérer déjouer longtemps la surveillance et la répression employées par les États et leurs classes dirigeantes pour continuer à exercer tranquillement leur domination.

Se réapproprier les outils informatiques, c’est comprendre pour mieux se défendre et... attaquer, mais c’est aussi se donner les moyens de pouvoir choisir en connaissance de cause, quand ne pas utiliser l’informatique. Ces "événements"... qui n'existent pas ! 11 septembre 2001, New York : 3000 personnes périssent dans l’effondrement de deux tours, à la suite d’une attaque terroriste. C’est un événement. Immense, infiniment commenté, tragique. L’Apocalypse, a-t-on dit... Chaque jour, sur Terre : 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de malnutrition et de maladies infectieuses. C’est un fait. Regrettable. Mais alors, qu’est-ce qu’un « événement », parmi les milliards de faits qui à tout moment émaillent la surface de notre planète ? 1/ La notion d’événement Cinq éléments plus ou moins constituants permettent de caractériser la notion d’événement.

A/ L’événement, c’est ce qui advient, ce qui se produit en dehors de toute prévisibilité. Bien entendu, ce mot (avec son éclat) renvoie toujours à une certaine réalité. D’une part la réalité en soi ainsi qualifiée, qu’on supposera complexe et multidimensionnelle ; B/ L’événement, heureux ou non, se présente le plus souvent comme l’effet d’un destin ou d’une providence. 2/ L’arbitraire de l’événement. Grandir avec la violence pour modèle. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Michel Desmurget, chercheur Inserm, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, Bruno Harlé et Marie-Aude Geoffray, pédopsychiatres hospitalier "Un enfant sur dix victime de harcèlement à l'école", "une fillette agressée au cutter par des CM2", "massacré à coups de marteau par deux ados", "viol d'une mineure de 13 ans : trois ados de 12 à 14 ans interpellés".

On pourrait multiplier à l'infini ces exemples que relatent chaque jour nos médias. Pour expliquer cette violence, journalistes et experts évoquent le plus souvent, au choix, des prédispositions génétiques, le laxisme de parents démissionnaires, la philosophie libertaire née de Mai-68, la pauvreté, la déliquescence de l'école, les spécificités ethnoculturelles de certaines populations immigrées, etc. Curieusement, l'influence possible des images violentes n'est presque jamais soulignée. D'ailleurs, quand le sujet affleure, c'est toujours sur un air de déni. Une histoire digne d'Orwell ou de Huxley.

La télé c'est plus fort que toi. Émissions et séries abrutissantes.