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À bord d’un géant des mers sur la nouvelle route maritime de la soie. Chine-France, la mondialisation par la mer (1/3).

À bord d’un géant des mers sur la nouvelle route maritime de la soie

Sur le chalutier chinois, les hommes relèvent précipitamment leurs filets. À quelques dizaines de mètres, le monstre des mers français fait tonner sa corne de brume, traçant sa route au milieu d’une nuée de petits bateaux de pêcheurs. Inquiets du typhon annoncé, ceux-ci ont choisi comme zone de pêche l’autoroute maritime qui ouvre l’accès au port artificiel de Shanghaï-Yangshan, premier terminal mondial pour les conteneurs. Un peu comme si un laboureur traçait son sillon sous le nez des A380 approchant l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle. Mais le commandant Julien Genest, 38 ans, en a vu d’autres. 55 000 navires en service Ce vieux loup de mer commande le Christophe Colomb, géant de la compagnie française CMA-CGM (la troisième mondiale) qui fut, il y a seulement six ans, le plus gros porte-conteneurs du monde. > A (re)lireVoyage à bord d’un porte-conteneurs La « boîte », élément capital du transport 13 000 conteneurs sur vingt étages.

Canaux interocéaniques versus voies maritimes ou terrestres classiques - Monde. 100 ans après le Canal de Panama, le Canal du Nicaragua... Le 15 août 1914, l'ambiance est à la fête sur les rives de l'isthme de Panama.

100 ans après le Canal de Panama, le Canal du Nicaragua...

Après 34 ans d'un chantier titanesque, les travaux sont enfin finis. Le passage par le Canal de Panama permettra de raccourcir de 8.000 miles, environs 13.000 kms, la distance entre San Franscico et New York. Désormais, les navires n'auront pas besoin de passer par le si redouté Cap Horn pour relier par la mer les deux côtes américaines. C'est une révolution pour le transport maritime et un des facteurs de ce que l'on appelle parfois la première mondialisation. Avec l'émergence économique du Japon dans les années 1950-60, le Canal de Panama connaît son âge d'or. "Aujourd'hui, il n'y a guère que le Queen Elizabeth et le Queen Mary qui ne pourraient pas passer" Et pourtant, dans les années 1970, il faut se rendre à l'évidence : le gigantisme des porte-conteneurs pose problème. Ainsi, on considère aujourd'hui que seuls 60% des porte-conteneurs peuvent traverser...

Inauguration du nouveau canal de panama. Inauguration du canal de Panama rénové et agrandi. Le canal du Nicaragua, projet pharaonique ou vaste escroquerie ? Promis par le président Daniel Ortega, qui brigue dimanche un quatrième mandat, cet ouvrage devant relier l’océan Pacifique à l’Atlantique est dans les limbes.

Le canal du Nicaragua, projet pharaonique ou vaste escroquerie ?

Le concessionnaire hongkongais HKND n’a quasiment rien fait depuis deux ans. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Frédéric Saliba (envoyé spécial au Nicaragua) Deux perforeuses de puits trônent à l’entrée de la ferme Santa Adela, près de la bourgade de Brito, sur la côte pacifique du Nicaragua. C’est là que doivent débuter les travaux du canal interocéanique promis par le président Daniel Ortega, qui brigue, dimanche 6 novembre, un quatrième mandat. La concession a été attribuée en 2013 à l’entreprise hongkongaise HK Nicaragua Canal Development Investment (HKND), appartenant à Wang Jing, un milliardaire chinois. Nicaragua : un canal sous tension. L'ambition du Nicaragua est de grignoter une part du marché interocéanique du canal de Panama, situé plus au sud.

Nicaragua : un canal sous tension

Mais le projet suscite de nombreuses oppositions : d'abord, parce que le tracé du canal passe par la plus grande réserve d'eau douce d'Amérique latine, le lac Cocibolca. Ensuite, parce qu'il conduirait à déplacer près de 30.000 paysans et indigènes qui vivent sur les terres où il sera percé. Le canal doit permettre d'accueillir près de 5000 bateaux par an qui mettraient trente heures pour relier les deux océans. Le Président Ortega a confié la gestion du projet pour une centaine d’années au consortium „Hong Kong Nicaragua Development Group“, dirigé par un multimilliardaire chinois. Le chantier prévoit également la construction de deux ports, d'un aéroport, d'un complexe touristique, d'un oléoduc et d'une voie ferroviaire qui relierait, elle aussi, les deux océans… Ce projet pharaonique, mené par des Chinois, est très contesté. Une interview avec Wilfried Huismann.