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Comment l’économie du partage crée du lien social

Comment l’économie du partage crée du lien social
Alors que les échanges marchands créent de plus en plus d'exclusion sociale et de défiance, l'économie du partage, par le don, transforme les relations grâce à la reconnaissance et l'inter-dépendance. Le XXème siècle aura été incontestablement celui de l’échange marchand. Jamais l’humanité n’avait autant commercé, exporté, importé. Jamais les transactions n’avaient été aussi simples et rapides. Le volume du commerce mondial a triplé depuis la chute du mur de Berlin et a connu une croissance presque exponentielle [en] jusqu’à la crise économique de 2008. Bizarrement, alors que les hommes entraient toujours plus en interaction et devenaient toujours plus dépendants les uns des autres, ce XXème siècle aura connu un immense délitement des structures sociales traditionnelles sans création d’autres structures alternatives efficaces. Quand l’échange marchand abolit la relation Frédéric Laupiès, Leçon philosophique sur l’échange Don et contre-don Vers de nouvelles civilisations ? Photos flickr

http://owni.fr/2011/06/05/comment-leconomie-du-partage-cree-du-lien-social/

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L’e-commerce à l’heure de la consommation collaborative A l’instar de 2013, le premier semestre 2014 démarre en fanfare avec un grand nombre de création de start-ups basées sur la consommation collaborative en France et à l’étranger. Le phénomène, parfois méconnu mais pourtant bien implanté en terme d’usage, prend de plus en plus d’importance dans l’hexagone, au point que 77%* des français y ont déjà fait appel souhaitant sortir des circuits marchands traditionnels. Selon Forbes, l’économie collaborative pèserait plus de 3,5 milliards de dollars en 2013, et devient une véritable alternative au modèle capitaliste.

La consommation collaborative Les préoccupations environnementales, la crise, mais aussi la résurgence du concept de « communauté » et le développement des technologies Peer to Peer sont à la base d’une véritable révolution appelée « Consommation Collaborative ». Le principe est de promouvoir l’accès plutôt que la propriété pour passer d’un statut de consommateur passif à celui de collaborateur actif. Ainsi recycler, partager, louer, échanger, prêter, donner, sont des concepts remis au gout du jour grâce aux nouvelles technologies mais aussi à l’évolution des comportements. La société est non seulement entrain de réinventer ce qu’elle consomme mais surtout la manière dont elle consomme ! Ce constat, c’est à Rachel Botsman qu’on le doit.

Une économie moins capitalistique... mais pas moins innovante L’économie du partage est-elle un retour au troc, au système D, à l’âge de pierre ou représente-t-elle la dernière avancée (en date) de l’économie numérique, source d’optimisation des ressources ? Paulin Dementhon, fondateur de Drivy (ex-Voiturelib) défend son point de vue dans un témoignage intéressant initialement publié sur le blog de Drivy. Depuis le lancement de Drivy, on me demande très souvent le rôle que joue la crise dans notre success story : « Votre système D de la location de voiture, ça doit cartonner en ces temps difficiles, non ? La montée de la consommation collaborative « La consommation collaborative correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies et les communautés de pairs », explique le site éponyme lancé par Rachel Botsman et Roo Rogers, les auteurs de What’s mine is yours, the rise of collaborative consumption (Ce qui est à moi est à toi, la montée de la consommation collaborative). Ceux-ci affirment d’ailleurs que cette pratique est en passe de devenir un « mouvement ». Un mouvement qui va des places de marchés mondiales comme eBay ou Craiglist à des secteurs de niches comme le prêt entre particuliers (Zopa) ou les plates-formes de partage de voitures (Zipcar). « La consommation collaborative modifie les façons de faire des affaires et réinvente non seulement ce que nous consommons, mais également comment nous consommons », affirment ses défenseurs. Vidéo : la vidéo promotionnelle du livre de Rachel Botsman et Roo Rogers.

L’économie du partage va s’étendre bien au-delà Airbnb, qui a révolutionné l’hébergement, approche le million d'"hôtes" (640.000, au dernier décompte) louant leur appartement. La bête noire des taxis, l’application Uber, qui permet à tout le monde de devenir chauffeur, est valorisée 40 milliards de dollars. Les plateformes de financement participatif ("crowdfunding"), comme KissKissBank, explosent. "Pourtant, vous n’avez encore rien vu", lance Jeremiah Owyang, à l'ouverture de la conférence sur l'innovation Le Web. "2015 sera l’année de la foule." Pour ce gourou de l’économie du partage, ou plus précisément "collaborative", de nouveaux acteurs vont bouleverser d’autres secteurs, plutôt inattendus : Santé et bien-être.

La Consommation Collaborative, phénomène de 2011 ? Bon ok le titre est un peu vendeur…mais de vraies raisons d’être aussi optimiste, il y en a, à la fois pour ce qu’il se trame outre-Atlantique mais aussi en France… Des signes avant-coureurs en provenance des Etats-Unis Selon les secteurs de l’Internet et du e-commerce, il faut un délai plus ou moins long pour que les usages de l’Internet à l’œuvre aux Etats-Unis se traduisent en Europe. C’est le cas par exemple pour le secteur de la réservation de restaurants en ligne : un marché déjà mâture outre-Atlantique et qui n’en est encore qu’à ses débuts en Europe (1 % du total des réservations en 2010 en France ont été effectuées sur Internet).

blog » La consommation collaborative selon Rachel Botsman EmailEmail Rachel Botsman est ce que l’on peut appeler une experte de la consommation collaborative ! Plusieurs années durant, elle a étudié le sujet dans le but de le comprendre, de le théoriser, et d’en mesurer l’impact, que ce soit sur l’économie, l’environnement, ou les mentalités. C’est ainsi que l’année dernière, en 2010 donc, elle a co-écrit le livre de référence en la matière, What’s Mine is Yours : The Rise of Collaborative Consumption (que nous traduirons pour les non anglophiles par Ce qui est à moi est à toi : la montée de la consommation collaborative). Depuis, elle parcoure le monde, organise des conférences, est citée par les médias les plus prestigieux (CNN, The Economist, The New York Times … entre autre !), et est sollicitée par les plus grandes entreprises.

Internet fait décoller la consommation collaborative: « Ce qui est à moi est à toi » -Repérée sur le site d’InternetActu.net, une présentation d’un livre de Rachel Botsman et Roo Rogers: What’s mine is yours, the rise of collaborative consumption (Ce qui est à moi est à toi, la montée de la consommation collaborative). Quelques extraits du livre et de l’analyse d’InternetActu.net (à lire) « La consommation collaborative correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies et les communautés de pairs ».« La consommation collaborative modifie la façon de faire des affaires et réinvente non seulement ce que nous consommons, mais également la manière dont nous consommons ».« Ces systèmes ont tendance à devenir, par défaut, la façon dont les gens échangent des biens, des lieux, des compétences, de la monnaie , et des services. » Il y a 2 grandes formes de consommation collaborative :

ET SI NOUS ETIONS DEFINITIVEMENT ENTRES DANS L’ECONOMIE DU PARTAGE? J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur dominical au sujet qui fit la Une de THE ECONOMIST en mars dernier, et fut cette semaine le thème de LEWEB London (cliquer ici pour voir toutes les vidéos de l’événement) organisé par notre ami Loïc Le Meur (vidéo ci-dessus) : « L’économie du partage », à l’occasion de la sortie du nouveau livre de Anne-Sophie Novel » La vie share – mode d’emploi ». Anne-Sophie Novel est docteur en économie et journaliste spécialisée dans le développement durable, l’innovation sociale et l’économie collaborative. Son nouveau livre prolonge et complète sous un angle pratique la corévolution décrite et analysée avec Stéphane Riot dans « Vive la CoRévolution !

Quand l'économie du partage inspire les investisseurs Cet article est inspiré d’un post de Tim Hyer, fondateur de Rentcycle . Il est en partie reproduit ici avec la permission de l’auteur. J’ai trouvé cet article très intéressant car il met en perspective la montée des investissements dans les startups du partage. Start-up de la semaine : La ruche qui dit oui ! Une « ruche » est un groupement d’une cinquantaine de consommateurs maximum qui veulent participer d’un commerce plus équitable pour leurs produits alimentaires et auquel des producteurs peuvent faire des offres via le site. Un principe d’achats groupés inversés donc qui s’inspire en bonne partie des Amap, ces associations d’agriculteurs qui fournissent en direct des paniers de fruits et légumes chaque semaine à des groupes de consommateurs. Quand, suite à une offre, un minimum de commande est atteint , le terme générique sera « La ruche a dit oui ! », d’où le nom de ce nouveau projet.

Créer des monnaies par millions Et si on essayait ? Les crédits mutuels, systèmes d'échange local, SOL (abréviation de solidaire), devises régionales, ou encore bons de réduction se multiplient (2/6). LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hervé Kempf Ne dites pas à Roland Canonica qu'il contribue à changer le monde, il croit qu'il est banquier... Et c'est d'un ton placide, avec un bel accent helvète de Neuchâtel, qu'il explique au journaliste français étonné que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gère sa propre monnaie, et que, ma foi, ça marche bien : 60 000 entreprises participent au système. Bien sûr, on a été un peu prudents, on visite tous les clients avant d'ouvrir un compte.

La consommation collaborative, nouvelle façon de consommer Aujourd’hui, avec la crise et une croissance qui a bien du mal à remonter la pente, startups et jeunes entrepreneurs s’allient pour trouver de nouveaux modes de consommation. En replaçant l’humain au centre du commerce et en proposant de vrais bons plans,la consommation collaborative c’est une nouvelle économie qui repose sur l’échange et le partage. Si comme la plupart des français vous ne connaissez pas encore ce terme, vous connaissez forcément Airbnb, blablacar ou encore ulule, toutes ces sociétés de services participatifs.

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