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Jérôme Lagaillarde : Le smartphone en français pour apprendre ?

Jérôme Lagaillarde : Le smartphone en français pour apprendre ?
Quand le matériel informatique de l’établissement manque ou défaille, pourquoi ne pas faire appel à celui des élèves ? Au lieu d’interdire les smartphones, ne serait-il pas plus pertinent d’en inventer des usages pédagogiques ? C’est la question, cruciale, du BYOD (« Bring Your Own Device », « apportez votre propre matériel »). C’est le pari lancé et gagné par Jérôme Lagaillarde, professeur de lettres au collège Georges Méliès à Paris. Il éclaire ici les modalités, les possibilités et les enjeux d’une utilisation des smartphones en cours de français : un choix que certains jugeront risqué, et qui s’avère pourtant essentiel pour renforcer certains apprentissages tout en éduquant à la responsabilité. L’usage du smartphone est officiellement interdit dans les collèges : pourquoi avez-vous décidé d’autoriser vos élèves à l’utiliser envers et contre tout ? Concrètement, dans quel cadre avez-vous mis en place cette utilisation ? L’appareil photo est en effet un outil que j’utilise beaucoup.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/08/31082015Article635765982422729744.aspx

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Enseigner la littérature par l'oral : Faire sonner les mots de Flaubert Comment éveiller le plaisir de la lecture chez des lycéens de seconde a priori peu motivés par Gustave Flaubert ? Aurélie Palud, professeure de lettres au lycée Gabriel Touchard au Mans, a choisi de les mettre en activité pour réaliser une production originale : créer avec Audacity la bande-son d’un passage de Madame Bovary, pour faire entendre les bruits et les silences, faire vivre les voix et les dissonances, faire comprendre ce qui dès lors se joue d’essentiel et d’ambigu entre les personnages. L’activité montre combien le numérique permet de pratiquer une amusante et formatrice pédagogie de la littérature par immersion : capable de stimuler tout à la fois l’imaginaire des élèves (qui bovarysent ?) et leur distance réflexive (toute flaubertienne ?), donc de faire résonner en 2015 un roman exigeant. « Il arriva un jour vers trois heures ; tout le monde était aux champs ; il entra dans la cuisine, mais n’aperçut point d’abord Emma ; les auvents étaient fermés.

BYOD : utilisez les appareils personnels des élèves. inShare60 Apparu au milieu des années 2000 dans les entreprises, le BYOD, « Bring Your Own Device » (ou AVAN en français pour « Apportez Votre Appareil Numérique ») fait aujourd’hui une percée spectaculaire dans les salles de classe. L’esprit du BYOD est de permettre à chaque utilisateur de travailler partout et à tout moment avec son appareil numérique personnel. Avec cette approche, un établissement scolaire dispose d’un moyen économique de favoriser l’apprentissage numérique des élèves et de leur permettre d’accéder à de nouvelles ressources pédagogiques au sein de la classe. Ainsi, l’apprenant choisi d’utiliser un outil : ordinateur portable, tablette, Smartphone…qu’il maitrise et qu’il peut utiliser à sa convenance en dehors des cours. Cette nouvelle pratique pose évidemment un certain nombre de questions, relatives à la gestion de la classe, à la planification des activités et soulève un réel problème d’équité (quid des élèves qui ne possèdent pas d’un appareil numérique ?).

Différencier l'enseignement : deux exemples Le péril éducatif L’enseignement que je prodigue essaie autant que faire se peut de s’éloigner d’une transmission qui s’appliquerait aveuglément et indifféremment à tous. Je désire plus que tout prendre le contre-pied d’un enseignement (et ce n’est vraiment pas toujours facile) qui ferait fi des besoins spécifiques de chaque élève. C’est que, comme le disait Ken Robinson dans Creative schools (chapitre 9 Bring it all back home, empl. 3026) : One of the perils of standardized education is the idea that one size fits all. C’est d’ailleurs cette idée qui prévaut quand je propose des dictées différenciées comme en témoigne mon précédent article Cette année la dictée en cache trois.

Racine interactif ? Enseigner la littérature par le numérique... « Deviens l'assistant de Racine et découvre un monde de mensonges, de manipulation et de meurtres. Assiste à la naissance d'un des plus grands monstres de l'histoire... Néron ! » Voilà l’invitation qui nous est lancée par les secondes de Claire Augé-Rabier au lycée Charlie Chaplin à Décines. La tragédie Britannicus est transformée par eux en livre interactif : pour chaque scène, ils ont conçu des questions auxquelles le lecteur répond directement en ligne. Le travail, immersif et collaboratif, permet à chacun de s’approprier vraiment les caractéristiques du personnage tragique et la beauté du vers racinien.

Le BYOD, une pratique intéressante pour vos projets TICE Dans un contexte éducatif où, avec la montée en puissance du numérique, les enjeux d’équipement deviennent toujours plus prégnants, des expériences de BYOD (Bring your own device) ou AVAN (Amenez votre appareil numérique) émergent çà et là. Projets-ENT propose un tour d’horizon non exhaustif de ces expérimentations en cours, en France et dans le monde. Le BYOD à l’école, pourquoi maintenant ? Les technologies personnelles mobiles devenant de plus en plus puissantes, il est désormais possible, à petite échelle, de demander aux élèves d’un établissement scolaire de travailler avec leur propre matériel numérique.

Le smartphone devient-il le nouveau « crayon-livre » de l’élève ? – Veille et Analyse TICE Il y a eu la calculatrice électronique, y aura-t-il le smartphone dans la trousse de l’élève ? Rappelons d’abord la Loi : Article L511-5 Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 – art. 183 (V) qui dit : « Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite. » La formulation de ce texte est évidemment pleine d’interprétations (téléphone mobile, mais quid des fonctions déconnectées par exemple, des usages par wifi local etc.…). Pour enrichir le propos, la question de la protection de la santé des jeunes est abordée par les artefacts visibles mais pas par la question fondamentale de la nocivité plus globale de l’ensemble des dispositifs permettant de communiquer à distance, aussi bien sûr pour ce qui est des ondes que pour ce qui est des contenus et des modes d’usage de ces contenus. A suivre et à débattre [cite]

Marc Plateau : Maupassant à l’âge du BYOD L’adaptation de nouvelles de Maupassant est un classique de la télévision et du cinéma : et si les élèves s’en chargeaient à leur tour ? Au lycée Camille Claudel de Digoin, les secondes de Marc Plateau ont ainsi réalisé d’étonnants courts métrages. Ils y développent maitrise du langage cinématographique, réflexion sur le réalisme, attention aux textes et aux contextes, capacité à dégager les valeurs et les leçons portées par un récit… Selon le principe du BYOD (Bring Your Own Device : apportez votre propre matériel), les lycéens ont essentiellement utilisé leurs propres smartphones. Et la récompense est forte : « Comme tout projet mené sur le long terme et qui aboutit, il a laissé à chacun un sentiment de satisfaction, l’idée qu’en se mobilisant on peut surmonter des difficultés et que les films étaient peut-être davantage qu’un simple projet scolaire. » Dans quel contexte avez-vous conçu ce travail d’adaptation cinématographique d’un récit littéraire ?

Nouveaux programmes de français : Regards d'enseignants heureux Etait-il nécessaire de modifier les programmes Darcos 2008 ? Les nouveaux programmes apportent-ils des éléments intéressantq ? Sont-ils perfectibles ? Le Café pédagogique pose ces questions à des professeurs de français de collège : Patricia Bonnard (à Genas près de Lyon), Pierrick Guillot (à Feyzin dans le Rhône), Bruno Vergnes (à Lembeye dans les Pyrénées-Atlantiques), Lionel Vighier (à Montesson dans les Yvelines). Loin des préjugés, des humeurs et des fausses expertises, leurs réponses confrontent les programmes à l’expérience et aux aspirations de ceux qui travaillent au quotidien la langue et la littérature en classe avec les élèves. Pour eux, aucun doute : les nouveaux programmes sont une vraie chance pour le français au collège.

Utiliser son téléphone portable en cours ne nuit pas toujours aux résultats Deux récentes études scientifiques permettent d’évaluer dans quelle mesure garder un mobile en classe ou en amphithéâtre a une influence sur la réussite scolaire ou universitaire. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laura Wojcik A quel point l’usage compulsif d’un téléphone portable en classe nuit-il à la réussite scolaire ? C’est la question que vous vous posez certainement à chaque fois que vous épluchez le profil Facebook de vos amis plutôt que d’écouter votre professeur disserter sur un sujet un peu moins attrayant.

rallye internet cycle 3 inscrivez-vous ! Rallye “Tous égaux, tous différents” : consultez le recueil des productions des classes -> cliquez ici pour y accéder ! N’oubliez pas d’inscrire votre classe au Rallye ! TOUT savoir sur le Rallye 2019 Jean-Michel Zakhartchouk : Revitaliser le français au collège Le projet de nouveaux programmes récemment présenté par le CSP réveille bien des conservatismes, en particulier en français : et si nous allions vraiment les lire ? Et si nous acceptions d’écouter les explications de ceux qui les ont rédigés ? Car, c’est une grande nouveauté, les nouveaux programmes ont été réalisés dans la transparence : leurs auteurs sont connus. Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant de collège expérimenté et pédagogue estimé, a piloté le groupe de travail sur les programmes de français. Il en éclaire ici les choix. Il invite à dépasser les a priori idéologiques, à rétablir la vérité sur leur contenu, à en percevoir aussi les enjeux : oui, la langue est amenée à devenir une pratique de classe, réelle et formatrice, à l’oral et à l’écrit ; oui, la littérature peut retrouver du sens au collège en devenant une expérience, authentique, diversifiée, réflexive, du monde.

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