
Crise de confiance
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Français, Allemands, Espagnols et Polonais estiment que leurs dirigeants sont incapables de prendre les bonnes décisions pour surmonter la crise économique. Seuls les Anglais accordent encore un semblant de crédit à David Cameron. La porte ouverte à la montée des extrémismes? Les Français, les Espagnols, les Allemands et les Polonais ne font plus confiance à leurs gouvernements pour relancer l'économie dans leur pays et améliorer la situation. Une petite minorité d'Anglais veut néanmoins encore croire que l'équipe de David Cameron peut mettre en œuvre une politique anti-crise efficace. Des dirigeants incapables
Confiance zéro des Européens dans leurs gouvernements
Par Daniel Kaplan le 05/05/10 | 1 commentaire | 2,213 lectures | Impression Le 11 mars 2010, l’Association de l’économie numérique (Acsel) et la Caisse des Dépôts présentaient leur premier baromètre sur “la confiance des Français dans le numérique” (.pdf) . L’étude confirme et établit un phénomène que l’on constate depuis longtemps sans trop savoir se l’expliquer : le niveau perçu de risque associé à un usage de l’internet joue somme toute assez peu sur le niveau d’usage.
Faire confiance
Par Daniel Kaplan le 10/03/11 | 8 commentaires | 3,145 lectures | Impression En mai dernier, Daniel Kaplan, Francis Jutand et Henri Verdier signaient un article qui faisait état d’un certain nombre d’”étonnements” sur nos compréhensions des mécanismes de confiance numérique aujourd’hui. On peut en retenir au moins trois. D’abord, la disjonction entre, d’un côté, une recherche incessante de sécurité technique et juridique et, de l’autre, des utilisateurs qui (dans les faits, sinon dans les enquêtes) semblent assez peu demandeurs : non seulement toutes les transactions en ligne se développent rapidement, sans interruption depuis plus d’une décennie, mais certains excès sécuritaires aboutissent plutôt aux effets contraires. Ce paradoxe explique sans doute le faible décollage du marché des “dispositifs de confiance” censés, sur le papier au moins, résoudre les problèmes de confiance que pose invariablement un internet acentré, où l’on ne sait par essence pas qui est notre interlocuteur.
L’autre confiance
La société démoralisée. - Conversation avec Jacques Attali
Selon leurs pères fondateurs, capitalisme et la démocratie ne pouvaient fonctionner sans respecter des règles morales fondées sur la loyauté et la transparence. Ils sont devenus l’un et l’autre des procédures vides de valeurs, vides de sens. L’obsession de la liberté individuelle a en effet conduit à la tyrannie du caprice, et au droit absolu de changer d’avis à chaque instant, sur tous les sujets, y compris sur le respect des contrats ; et donc, in fine, à l’apologie de la déloyauté.Mais voilà : les nouvelles fonctionnalités de partage de flux de Google Reader ont favorisé l'émergence d'une commununauté informelle de veilleurs d'infos, liés, non par le corpus idéologique, mais par la pratique d'un outil technologique commun. C'est ainsi que le papier de Jacques Attali a fini par clignoter en bonne place dans mon flux d'informations, porté par l'intérêt d'une bonne douzaine de mes co-veilleurs qui se sont mis à commenter copieusement le propos de l'homme de plume et de cirage. Selon leurs pères fondateurs, capitalisme et la démocratie ne pouvaient fonctionner sans respecter des règles morales fondées sur la loyauté et la transparence. Rien que cette accroche vaut le déplacement à elle toute seule.
La leçon de morale de monsieur Attali
La société de défiance - Note de lecture
France et confiance : le problème qui fait mal | Tête de Quenell
"Aïe, confiance..." Je viens d’achever la lecture d’un ouvrage très édifiant : La société de défiance, ou comment le modèle social français s’autodétruit . Dans cet essay d’à peine 100 pages, Yann Algan et Pierre Cahuc parviennent à démontrer avec pertinence, pédagogie et clairvoyance comment et pourquoi le système français est voué à l’échec en raison de la défiance ambiante. Je vous propose dans cet article une relecture synthétique de cet essay qui a mon sens constitue une des clés de voûte des problèmes de la France. Dans un premier temps, je vous invite à regarder cette conférence de Yann Algan (co-auteur de l’essay).Les inégalités ne sont pas une fatalité
La Société de Défiance
Parisiens Vs Oui-Oui Je me rappelle ces longues conservations inutiles avec des potes Parisiens, conversations durant lesquelles, fort de mes expatriations Londonienne et Zurichoise, je soutenais qu’il y avait une relation directe entre le civisme des citoyens et le sentiment de bien-être que l’on pouvait ressentir au sein d’une société. La position de mes potes : faire preuve de civisme dans le monde moderne ce n’est pas possible : on n’est pas au pays de oui-oui. La vie Parisienne est une vie ultra-moderne et à ce titre ne peut être qu’aliénante et hystérique .La France, pays malheureux | slate
La Croix, mercredi 16 septembre 2009 L’obéissance que les enfants doivent aux adultes repose sur le besoin qu’ils ont d’être protégés et sur la conviction qu’on agit pour leur bien. La Croix – Pourquoi, selon vous, le mot « obéissance » a-t-il été banni du vocabulaire des éducateurs ? Marcel Gauchet - Ce mot a été réduit à la dimension de dressage, devenue le repoussoir absolu dans l’éducation d’aujourd’hui, qui fait appel à la compréhension et exclut tout mouvement d’imposition autoritaire, supposée être incompatible avec cette compréhension.
La confiance est le moteur de l’éducation
Les Français font plus confiance à leur police qu'à leur justice. C'est l'un des enseignements majeurs du Baromètre de la confiance politique réalisé par TNS Sofres en décembre auprès d'un échantillon de 1.500 personnes. Il donne une image assez saisissante d'une France paradoxalement défiante à l'égard des pouvoirs, des autorités et des experts et dans le même temps confiante dans l'avenir et heureuse. Ainsi, tandis que 7 personnes sur dix déclarent avoir confiance dans la maréchaussée, seulement 6 sur 10 déclarent la même inclinaison envers les magistrats qui, pourtant, sont censés appliquer le droit et défendre la vérité. C'est pêle-mêle l'expression d'une demande sécuritaire grandissante dans l'opinion publique, de réformes incomprises, de dysfonctionnements de la justice et d'interrogations sur son indépendance. Les Français font plus confiance aujourd'hui à la répression qu'au droit pour les défendre.

