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Management et confiance

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Peut-on manager autrement que par le stress ? Autonomie et égalité entre collaborateurs, absence de hiérarchie…, les entreprises libérées offrent des pratiques innovantes, aux antipodes de celles qui ont cours chez Apple ou Amazon.

Peut-on manager autrement que par le stress ?

Si Frederick Taylor, le père de l'organisation scientifique du travail, revenait d'entre les morts, il frémirait de la dureté des méthodes de management en cours chez certains champions mondiaux. Fort peu de progrès ont en effet été accomplis en un siècle, depuis l'invention du management moderne. Les pratiques tayloriennes ont été adaptées à des salariés de plus en plus instruits et à de nouveaux métiers, mais l'organisation pyramidale reste la règle : le chef prescrit sans discussion possible les objectifs, les tâches et les modes opératoires. Pourtant, quelques entreprises ont su réinventer le management. Peut-on gouverner par la confiance ? L’histoire de Ralph, cadre dans un groupe, montre que la confiance est un enjeu déterminant des relations au travail.

Peut-on gouverner par la confiance ?

Elle se construit à certaines conditions. Quand elle est trahie, le collectif du travail peut s’effondrer. Démonstration en trois étapes. Gouverner par la confiance ? Pour répondre à cette question, j’ai, heureusement, comme Montaigne, une bibliothèque-thébaïde. Voilà un bon point de départ. De l’engagement à l’amertume Les salariés entretiennent avec leur entreprise un rapport qui dépasse ce que prévoit explicitement leur contrat de travail. Article de 2863 mots. Roland Reitter Docteur de l’université Harvard, professeur émérite à HEC-Paris, il a coécrit, avec Bernard Ramanantsoa, Confiance et défiance dans les organisations (Economica, 2012). Ces entreprises qui ont réussi en misant sur le bonheur de leurs salariés. Qui n’a rêvé d’aller travailler avec bonheur?

Ces entreprises qui ont réussi en misant sur le bonheur de leurs salariés

Selon Isaac Getz, professeur de management, c’est le cas de seulement 10% des salariés français, contre 60% venant au travail juste pour toucher leur salaire, et 30% tellement malheureux qu’ils s’y rendent pour afficher leur souffrance: "En Europe, il existe encore des usines où des opérateurs de 40 ans doivent demander l’autorisation pour aller faire pipi ! " Les travailleurs supportent de moins en moins d’être considérés comme de simples pions. Certains patrons audacieux l’ont compris, comme le montre ce film passionnant de Martin Meissonnier diffusé mardi 24 février sur Arte. Ceux-là ont choisi d’accorder davantage d’autonomie – de responsabilités – à leurs salariés. Dans ces "entreprises libérées", structures pyramidales et hiérarchies étouffantes ont été supprimées, afin de laisser les employés se prendre en main.

"Je fais confiance au personnel" Adieu "l'ego de la hiérarchie" Rendez-vous : Le bonheur au travail. Qui, aujourd'hui, peut se vanter d'être heureux sur son lieu de travail ?

Le bonheur au travail

Certainement pas les 31% de salariés "activement désengagés" – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu'à lutter contre les intérêts de cette dernière. Inspiré de l'armée, le modèle d'organisation du travail visant à contrôler l'ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle.

Aujourd'hui, employeurs comme employés doivent s'accommoder d'un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable. Toutefois, au milieu de l'apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l'entreprise du futur. Hallencourt. “Le bonheur au travail” : La FAVI au cœur d’un documentaire.

La FAVI n’a pas fini de faire parler d’elle et la sucess-story made in Picardie continue.

Hallencourt. “Le bonheur au travail” : La FAVI au cœur d’un documentaire

L’entreprise d’Hallencourt, déjà au cœur d’un reportage de nos confrères de France 3 Picardie en 2009, est de nouveau sur les écrans. Cette fois-ci, la FAVI apparait dans un film documentaire, “Le bonheur au travail”, diffusé sur Arte le 24 février à 20 h 50. Dans ce web-documentaire de 30 x 3 minutes, le réalisateur Martin Meissonnier présente des entreprises « libérées » qui expérimentent de nouvelles voies : changer la hiérarchie, faire confiance aux salariés, supprimer les contrôles, la paperasse inutile… Un reportage qui vous emmène de la biscuiterie Poult, en passant par le Nantais Chronoflex, le groupe de textile Gore et donc à la fonderie FAVI. Confiance et autonomie : la méthode FAVI “Question de confiance”, film tourné par France 3 durant un an dans l’usine FAVI Car depuis une vingtaine d’années, l’entreprise de la FAVI a un mode de fonctionnement un petit peu particulier.

Amaury LEGRAND.