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Comment regagner la confiance des lecteurs français

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Médias : les 5 voeux de la génération qui vient. Jeudi 12 mai, le « Printemps des médias » proposait, sur la terrasse de Numa Paris, un débat intitulé « Info : Que veulent les ados », rythmé par de nombreux acteurs des médias autour des initiatives et des tendances qui bourgeonnent. Parmi eux : Eric Scherer (France TV), Alexandre Michelin (Spicee), Steven Jambot (Mashable), Simon Decreuze (RFI), Gilles Bruno (L’observatoire des médias), Laurence Bonicalzi Bridier (Weborama), ou encore Sébastien Soriano (ARCEP).

Au delà du cliché « ego, bimbos, consol » aussi borné que l’écran d’un smartphone, qu’attendent les jeunes des médias d’infos ? Génération Quoi ? « Si jeune et déjà si lasse », soupirait Stratégies dans un dossier consacré à la « génération chochotte ». Pour Socialter, média qui se revendique être celui des jeunes actifs et des jeunes qui s’activent, les digital natives évoluent loin des clichés d’égocentriques désespérés dont on les affuble. Les jeunes ? Un traitement journalistique de l’info arrive sur Youtube. 2. 5. (20+) La France, dictature des réseaux sociaux ?

INTOX. Selon les chiffres du rapport publié par Facebook, le gouvernement français a obtenu la suppression de 37 990 contenus sur le réseau social au cours de l’année 2015. C’est bien plus que l’Inde et la Turquie réunies, qui ont respectivement obtenu la suppression de 30 126 et 6 574 contenus sur le site. Il n’en fallait pas plus pour faire hurler à la censure galopante et à la liberté d’expression bafouée : DÉSINTOX. Alors, les Français vivent-ils vraiment dans une dictature socialiste, comme on peut le lire ?

Et parmi ces contenus, le réseau social indique avoir bloqué plus de 32 000 fois une seule photo, celle, macabre, qui montrait l’intérieur du Bataclan après l’attaque terroriste. Une explication que l’on retrouve sur la page dédiée du réseau social : Jacques Pezet. Sur les réseaux sociaux, le succès du journalisme de «petites bouchées»  Tentons une analogie audacieuse. Longtemps, le journalisme a ressemblé à un repas dans une brasserie. Le chef vous servait le plat du jour – un journal ou une émission de télévision. Le client appréciait ou non, mais la promesse était claire. Aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux et du mobile, s’informer pour les 15-30 ans ressemble davantage à un gigantesque apéritif constitué de petites bouchées que l’on picore tout au long de la journée.

Les rapports annuels du Pew Research Center confirment chaque année ces nouveaux usages. Biberonnés à Facebook et Youtube, les jeunes adultes de la génération Y, loin de se désintéresser de l’information, sont des adeptes du «news snacking»: on survole les titres, on consulte souvent les informations dans la journée, on picore ici et là une vidéo ou quelques lignes d’un article, que l’on s’empresse de partager et commenter sur Facebook ou Snapchat. On ne s’informe pas moins, mais de manière plus fragmentée, par petites bouchées. Pour un journalisme à 360 degrés. Par Dominique Quinio, Directrice de la Croix de 2005 à 2015.

Billet invité Journalisme constructif, journalisme de solution, « impact journalism », disent les Anglo-Saxons, pour ne pas dire positif… Bizarre, non, de devoir qualifier le journalisme que l’on pratique ? Du journalisme à contre-emploi, jugera-t-on, si l’on se réfère à la trop fameuse formule d’Albert Londres, encourageant la presse à porter la plume dans la plaie : dans les plaies du monde, les plaies lointaines qu’on pourrait ne jamais voir, les plaies toutes proches que certains s’emploient à masquer pour ne pas être reconnus responsables. Bref, le journalisme de solution, constructif, ne serait pas du vrai journalisme, à la hauteur de sa noble mission ; ce serait un « journalisme de parti pris », selon les mots de l’auteur d’un essai sur « les défricheurs », Eric Dupin, lors d’un débat. Ah bon ! Sommes-nous là pour l’angoisser ? Rien n’est gagné ; les pauvretés et les injustices subsistent.

Comment rétablir la confiance dans les médias ? - La Croix. Il y a un an, lorsque l’institut TNS Sofres avait, pour La Croix, sondé les Français sur leur confiance dans les médias, des Français, nombreux, brandissaient des crayons place de la République, les journaux s’arrachaient dans les kiosques, les audiences des radios et télévisions s’envolaient.

La rédaction de Charlie Hebdo venait d’être prise pour cible par des terroristes. Tuer des journalistes, c’était s’en prendre à la liberté d’expression, un socle de la démocratie. Les résultats de notre Baromètre (intérêt record pour l’information, crédibilité des médias en hausse, moindre défiance envers les journalistes…) reflétaient alors ce besoin évident d’union nationale, qui se révéla éphémère. Les sujets « sérieux » plutôt que le sensationnel69 % des personnes sondées déplorent la couverture médiatique excessive de la querelle entre les footballeurs Benzema et Valbuena.

Retour à la normale, un an après CharlieL’intérêt des Français pour l’information reste fort (à 70 %). Méthodologie idé. La confiance dans les médias à son plus bas niveau. Une étude réalisée outre-Atlantique1 par Media Insight Study, un partenariat entre l’agence Associated Press et l’American Press Institute, révèle des résultats qui font froid dans le dos et devraient constituer une alerte démocratique.

Ses principales conclusions se présentent comme suit : seulement 6% des personnes interrogées font largement confiance aux médias, ce qui en fait l’une des institutions les moins fiables aux yeux des Américains ;l’exactitude des faits rapportés par les médias représente, logiquement, un élément extrêmement ou très important pour près de 90% des personnes interrogées ;mais 40% d’entre elles peuvent citer au moins un exemple d’une relation médiatique inexacte ou tendancieuse de l’actualité qui a érodé leur confiance ;60% des Américains s’informent plusieurs fois par jour sur leurs équipements électroniques (ordinateurs, smartphones, tablettes) ; (CC) Giulia van Pelt Comme Albert Camus l’écrivit le 31 août 1944 dans Combat,