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Les 9 "fake news" de la présidentielle décryptées par un chercheur. Décodex : fin du "label vert" Décodex, "fact-checking", "post-vérité" : de quoi sont-ils le nom ? Pour que ses lecteurs puissent commenter, un site les oblige à (vraiment) lire l’article avant. Le service public de Norvège mène une expérience pour que les espaces de commentaires soient des zones d’échanges constructifs et non des zones d’insultes.

Pour que ses lecteurs puissent commenter, un site les oblige à (vraiment) lire l’article avant

Les chauffards du bobard, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, janvier 2017) Depuis la défaite de Mme Hillary Clinton à l’élection présidentielle, les chefferies éditoriales de New York, Londres ou Paris découvrent une effarante vérité : les médias mentent.

Les chauffards du bobard, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, janvier 2017)

Pas eux, bien sûr : les autres. Des journaux en ligne proches de la droite radicale américaine, d’obscurs blogs créés en Macédoine, des « trolls » qui publient à la pelle des fausses nouvelles (fake news) : la ministre de la justice aurait ordonné d’« effacer immédiatement tous les tatouages représentant le drapeau confédéré », le pape soutiendrait M. Donald Trump, Mme Clinton dirigerait un réseau pédophile basé dans l’arrière-salle de la pizzeria Comet Ping Pong à Washington... Ces boniments relayés par Facebook, Twitter et Google auraient altéré le jugement des esprits simples qui ne lisent pas chaque jour le New York Times. Charlot ministre de la vérité, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 février 2017)

Admettons-le : au début on n’a pas voulu y croire.

Charlot ministre de la vérité, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 février 2017)

Lorsque le 3 janvier on a entendu Samuel Laurent, « décodeur » en chef au Monde, annoncer « une innovation technologique (1) » conçue pour défaire la post-vérité, on s’est dit que c’était trop beau pour être vrai. Mais l’époque dispense sans compter, et il faut désormais tenir pour acquis qu’elle est capable de tout. Servitude volontaire de la presse (et de l’État) face aux géants du numérique. Un journalisme pensé pour Google, Facebook et Snapchat Il y a encore quelques mois, l’utilisation des réseaux sociaux par les médias français pouvait se résumer, à gros traits, à un relais de leurs articles sur Facebook, Twitter et d’autres réseaux sociaux moins connus.

Servitude volontaire de la presse (et de l’État) face aux géants du numérique

Le lecteur voyait alors s’afficher des articles sur ses flux personnels et, quand il cliquait sur l’un d’entre eux, était renvoyé vers les sites de presse concernés : lemonde.fr, lepoint.fr, etc. Les réseaux sociaux étaient alors de simple tremplins vers les sites internet des journaux. Aujourd’hui, ces réseaux sociaux deviennent des espaces de publication : les journaux y publient directement leurs contenus. Certains titres de presse se disent d’ailleurs plutôt satisfaits de ce que proposent les géants du numérique.

RT France, Sputnik : dix choses à savoir sur les médias russes en France. La Russie a déployé un nouvel arsenal médiatique en France avec Sputnik et RT.

RT France, Sputnik : dix choses à savoir sur les médias russes en France

Ces deux médias, apparus il y a moins de deux ans, sont financés à 100 % par le Kremlin. À travers eux, le pays de Vladimir Poutine impose une actualité qualifiée d’« alternative ». Une actualité pro-russe et complotiste. Le pouvoir médiatique en France, une affiche (Le Monde diplomatique, décembre 2016) Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité.

Le pouvoir médiatique en France, une affiche (Le Monde diplomatique, décembre 2016)

Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales). Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés. Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires. Réseaux sociaux et démocratie : « Facebook et Twitter ne peuvent échapper à leurs responsabilités »

Lawrence Lessig, professeur de droit à Harvard et ancien candidat à l’investiture démocrate, explique, dans un entretien au « Monde », que Facebook et Twitter « doivent se montrer plus actifs en cas de campagnes de fausses informations ».

Réseaux sociaux et démocratie : « Facebook et Twitter ne peuvent échapper à leurs responsabilités »

LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Morgane Tual Lawrence Lessig est une icône. Il est l’un des premiers intellectuels à avoir réfléchi aux rapports entre Internet et démocratie, dès les années 1990, et anticipé certains débats qui occupent aujourd’hui le devant de la scène. Immigration : un débat loin de la vérité des faits, avec ou sans Internet. En juillet dernier, Katharine Viner, une des rédactrices en chef du quotidien anglais The Guardian, publiait un très long article intitulé « Comment la technologie a disrupté la vérité ».

Immigration : un débat loin de la vérité des faits, avec ou sans Internet

En prenant comme point de départ le débat ayant accompagné le référendum sur le Brexit, la journaliste montrait à quel point les faits y avaient tenu peu de place. En particulier au sujet de l’immigration. Elle racontait par exemple comment un leader conservateur avait annoncé à ses électeurs, quelques heures à peine après les résultats du référendum, que le Brexit n’entraînerait pas de baisse de l’immigration, alors même que cela avait été un des principaux arguments de campagne de son parti.

Même constat sur le plan journalistique. A Rio, l’autre bilan : « 100 droits perdus en 100 jours » (De Rio de Janeiro) Plus rapide que Bolt sur 100 m, moins de 9 secondes, une seule phrase.

A Rio, l’autre bilan : « 100 droits perdus en 100 jours »

Lors de la cérémonie d’inauguration des JO, le Président par intérim, Michel Temer, a voulu expédier son discours d’ouverture au plus vite. Ça n’a pas suffi pour éviter les huées du stade. Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité. FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un entretien fleuve, Brice Couturier, qui a été le chroniqueur matinal de France Culture pendant cinq ans, décrypte les contours d'une vie médiatico-intellectuelle où le pluralisme et le vrai débat sont en voie de disparition.

Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité

Vous utilisez un bloqueur de publicité Pour poursuivre la lecture de nos articles, nous vous proposons deux solutions : Tout Le Figaro en illimité Le journal en numérique dès 22h Le site Premium, sans publicité L’information sur tous les écrans 1 MOIS D’ESSAI GRATUIT Journaliste et producteur de radio, Brice Couturier rejoint France Culture en 2002, où il anime alors une émission hebdomadaire consacrée à l'Europe, Cause Commune, avant de devenir producteur de l'émission Du grain à moudre. De 2011 à 2016, il a été chroniqueur et co-animateur dans Les Matins de France Culture. Economie. Pourquoi le monde déteste la Silicon Valley. Ce petit coin de Californie capte de plus en plus de revenus et de talents, et impose sa loi au reste du monde. Jusqu’où cela peut-il aller ? La Silicon Valley est la nouvelle Rome.

Une théorie du complot ? « En cas de doute, il y a trois questions à se poser » Rue89.nouvelobs. Du journalisme à l’ère des réseaux sociaux : la leçon du Guardian.