background preloader

Les Lobbys à Bruxelles

Facebook Twitter

Comment le lobby financier condamne Bruxelles à l'impuissance politique. Au moment où chacun put prendre conscience de l’ampleur de la crise financière et de ses conséquences tragiques pour les économies européennes, l’évidence s’imposa qu’il fallait imposer des moyens de régulation et de contrôle afin d’éviter que pareil désastre ne se reproduise. Les gouvernants se multiplièrent alors en déclarations d’intentions affirmant leur volonté de se saisir de la question, et divers plans furent envisagés. Mais, comme le constate Kenneth Haar de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), « la puissance de feu du lobby financier pour résister à toute réforme a été manifeste chacune des batailles sur la régulation financière depuis la faillite de Lehman Brothers ».

La société civile marginalisée C’est à l’évaluation de ces moyens que s’est attaché Corporate Europe Observatory, associé à la Chambre fédérale du travail autrichienne et à la Fédération des syndicats autrichiens (ÖGB), dans un rapport publié il y a quelques jours. Quatre lobbyistes pour un fonctionnaire. Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège. « Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ».« On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy.

Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation. François Ruffin : On se trouve au siège de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole. Premier broker indépendant sur actions européennes, Cheuvreux possède quatorze bureaux à travers le monde, y compris New york, San Francisco, Tokyo, Zurich… Donc Cheuvreux conseille 1200 banques, fonds de pension et ainsi de suite. Nicolas Doisy : Tout à fait. F.R. : Mais pourquoi une société de courtage comme Cheuvreux a un département recherche ? F. N. Bruxelles, les lobbies à la manœuvre. Dans la capitale européenne, les eurodéputés sont l'objet de toutes les attentions.

Les groupes de pression prolifèrent pour peser sur un marché de 500 millions de consommateurs. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Ian Traynor (The Guardian), Ignacio Fariza Somolinos (El Pais), Javier Caceres (Süddeutsche Zeitung) et Marco Zatterin (La Stampa) Dans le vaste quartier européen de Bruxelles, la puissance des lobbies saute aux yeux. Les grands noms du monde des affaires occupent chaque immeuble de bureau dans un rayon de 1 kilomètre autour des sièges de la Commission, du Conseil et du Parlement européens. Les entreprises, banques, cabinets juridiques, consultants en relations publiques et associations professionnelles y prolifèrent, s'employant à peser sur les règles, lois et directives qui façonnent le marché unique, encadrent les accords commerciaux et régulent le comportement économique et commercial dans une Union de 507 millions de citoyens.

Le seul recours reste le BEUC. M. L'OCDE rappelle les riches à leur devoir fiscal face à la montée des inégalités. Le dirigeant de l'OCDE, autrement dit le "club des pays les plus riches", a jugé mercredi qu'il était "d'autant plus important que les plus fortunés payent leur juste part d'impôt" que les inégalités ne cessent de croître. "Sans action politique concertée, le fossé entre riches et pauvres risque de s'agrandir encore dans les années à venir", a averti dans un communiqué Angel Gurria, secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques, connue pour ses prises de position très libérales en matière économique.

La France fait exception dans ce paysage Selon un graphique, aux États-Unis, la part du revenu allant au "dernier centile", c'est-à-dire les 1 % de la population aux revenus les plus élevés, a bondi de 8 % en 1981 environ à 20 % en 2012, et d'environ 6 % à environ 14 % en Grande-Bretagne, tandis qu'elle passait de 10 % à environ 13 % en Allemagne, de 6 % environ à 11 % environ en Irlande ou de moins de 5 % à plus de 10 % au Portugal. Salle de presse. 05/05/2014 - Les inégalités – qui atteignent leur plus haut niveau depuis des décennies dans de nombreux pays – fragilisent la croissance économique et le bien-être, selon un nouveau rapport publié par l'OCDE.

Toutefois, les mesures adoptées pour réduire l’écart croissant entre riches et pauvres ne pourront être efficaces que si elles vont au-delà du revenu pour s’attaquer à d’autres dimensions, notamment l’amélioration de l’accès à un enseignement, des services de santé et des infrastructures publiques de qualité. Le rapport « All on Board: Making Inclusive Growth Happen »fournit des données concrètes sur les retombées des inégalités, définit un cadre d’action et offre aux pouvoirs publics la possibilité d’évaluer les effets variables des mesures qu’ils adoptent sur les différentes catégories sociales. Selon les auteurs de ce rapport, les politiques économiques et sociales doivent être conçues de manière à favoriser à la fois l’équité et la croissance.

Egalement disponible: Also Available. La Banque mondiale inquiète de la dette croissante des pays en développement, Monde. « Les financiers sont au coeur de ce projet » - Une autre histoire de l’Europe (1. « “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège.

Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. À l’oeuvre dès la création du projet en 1952, avec la CECA, ils sont « le ver dans le fruit ». François Rufin : Ce qu’il y a de bien avec les intellectuels belges, c’est que les intellos français se focalisent sur l’Élysée, tandis que vous, je pense à Nico Hirtt sur l’école, à Corinne Gobin sur la CES, à Pascal Durand sur le langage de la Commission, plutôt que de critiquer le roi Albert II, vous concentrez vos critiques sur l’Union européenne... Geoffrey Geuens : Oui, Bruxelles étant la capitale de l’Europe, et également le siège de l’Otan, on a ces institutions à nos portes, sous nos yeux. La CEE : les « pères fondateurs » au service des banquiers - Une autre histoire de l’Europe (2.

« “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège. Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. Avec le CEE, c’est un véritable marché commun pour le capital et une barrière contre le communisme qui est mise en place.

François Ruffin : La CEE, elle, naît d’un rapport, le rapport Spaak, aussitôt critiqué par Pierre Mendès-France : « Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. Les initiatives sociales seront-elles encore possibles ? F.R. : Vous l’aimez bien ! G.G. : C’est un personnage clé. F.R. : Que vient faire le Bilderberg là-dedans ? Maastricht, les patrons aux commandes - Une autre histoire de l’Europe (3. « “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège.

Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. Rien d’étonnant, dès lors, que le Maastricht de Delors soit tout droit sorti du lobby des patrons européens. François Ruffin : Delors, justement. En 1991, on le voit en direct à la télé qui déclare : « Moi, au milieu des années 1980, la Table ronde des industriels m’a demandé de faire une Europe sans frontière, j’ai fait une Europe sans frontière. Geoffrey Geuens : Il répond d’autant plus oui à tout, qu’il n’est pas « sous pression » de ce lobby : la Commission est en grande partie à l’origine de la Table ronde !

G.G. : Exactement. F.R. : Vous avez aperçu ça dans quels cas ? De Mendès à Gabin. La constitution : l’oligarchie financière rédige le texte - Une autre histoire de l’Europe (4. « “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège. Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels.

En 2005, ce n’est ni plus ni moins que toute l’oligarchie financière qui rédige et porte le projet du traité constitutionnel. François Ruffin : Une autre grande date, dans l’histoire de l’Union européenne, mais qu’ils tentent de négliger, c’est le rejet, par le peuple français, le 29 mai 2005, du projet de constitution. On avait vu Arnaud Lagardère applaudir Nicolas Sarkozy au premier rang d’un meeting pour le « oui ». Geoffrey Geuens : Même au-delà de vos frontières, ce fut un moment extraordinaire. Ça devenait alors transparent : qui voulait de cette Europe-là ? « Un gigantesque conseil d’administration » - Une autre histoire de l’Europe (5. « “Lobby” c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur. » On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège. Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. 2008 • La crise :On prend les mêmes...

François Ruffin : La dernière fois que je suis passé à Bruxelles, c’était au printemps 2009, au moment où le comité de Larosière rendait son rapport. C’est-à-dire qu’on avait confié la réforme de la finance à des financiers... Geoffrey Geuens : Ce qu’il y a d’extraordinaire, quitte à être caricatural, mais c’est la situation qui l’est, on pourrait dire : on prend les mêmes et on recommence. Et qui la Commission nomme-t-elle pour présider son « groupe d’experts de haut niveau pour la supervision financière en Europe » ? G.G. : Faut-il s’en étonner ? G.G. : Oui. Au terme d’une longue enquête, l’ONG Transparency International fait le point sur l’intégrité de l’UE face aux risques de corruption et met en lumière des "angles morts" dans la transparence du processus législatif - Europaforum Luxembourg - Mai 2014. Le 24 avril 2014, l’ONG Transparency International a publié un imposant rapport consacré à l’intégrité de l’UE face aux risques de corruption du secteur public.

Ce document de quelques 250 pages est le fruit de neuf mois de recherches conduites par le bureau européen de Transparency International entre 2013 et 2014. Une enquête qui est la première du genre menée au niveau de l’UE. Un des principaux objectifs de ce rapport est de faire la part des choses entre les mythes et la réalité, tout en partant du principe que le risque de corruption existe et doit donc être prévenu. Le rapport étudie ainsi, au sein de dix institutions de l’Union Européenne, les règles et pratiques pour prévenir la corruption et protéger l’intégrité du secteur public, couvrant des domaines ayant trait à la transparence, à la redevabilité et aux règles éthiques internes. Dix institutions, organes ou agences, de l’Union Européenne sont évaluées dans ce rapport : Optimisation fiscale: les efforts de l'OCDE "biaisés" par les lobbies, selon Oxfam. L'organisation non-gouvernementale Oxfam estime dans un rapport vendredi que les lobbies du monde des affaires ont un poids "disproportionné" sur le processus de lutte contre l'optimisation fiscale au niveau international, qui s'en trouverait "biaisé".

"Le lobby des entreprises a actuellement un poids disproportionné", affirme Oxfam à propos des travaux de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). "Il y a un lobbying très fort contre ce que nous faisons, ce qui prouve qu'il y a de vrais changements. Sinon, pourquoi mobiliser de telles armées de conseillers? ", a répliqué Pascal Saint-Amans, le responsable des questions de fiscalité à l'OCDE, interrogé par l'AFP. Un exemple récent en France est celui du géant américain de l'internet Google, qui a reçu une "notification de redressement fiscal". Différentes sources avaient parlé en février dernier d'un montant compris entre 500 millions et un milliard d'euros. M. Aue/uh/ih/evs.

Changer les règles fiscales internationales pourrait plus que doubler les recettes des pays en développement. “Les entreprises manipulent les règles et exploitent les pays pauvres, ce qui alimente le cercle vicieux de l’inégalité.” Winnie Byanyima Directrice générale d’Oxfam International Publié le : 2 Mai 2014 Le plan d’action de l’OCDE sur la fiscalité ne doit pas exclure les pays les plus pauvres Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par Oxfam, pour que les pays en développement puissent bénéficier équitablement des activités des entreprises étrangères sur leur territoire, il est nécessaire de remanier le plan d’action, élaboré par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à la demande du G20, visant à empêcher les entreprises de se soustraire à l’impôt.

Ce rapport intitulé Petits arrangements entre amis établit que les règles actuelles de la fiscalité internationale permettent aux multinationales de « faire disparaître » leurs bénéfices, notamment en les délocalisant dans d’autres pays afin de payer peu voire pas d’impôt. Notes aux rédactions. Petits arrangements entre amis. Lobbies: Qui gouverne vraiment l'Europe? Bruxelles Business - Mais qui contrôle vraiment l'Europe ?