background preloader

Egalité des chances (CSP)

Facebook Twitter

Georges Felouzis : Que savons-nous des inégalités scolaires ? Peut-on réduire dans un petit format une énorme question qui empoisonne le système éducatif ?

Georges Felouzis : Que savons-nous des inégalités scolaires ?

Sociologue, Georges Félouzis nous donne un Que Sais-je sur "Les inégalités scolaires" qui va plus loin que le constat. Analysant les travaux des chercheurs, il construit une nouvelle grille de lecture de la constitution de ces inégalités. Pionnier des recherches sur les inégalités ethniques dans le système éducatif français, il sort de l'idée que l'écart culturel entre certains élèves et l'École expliquerait les inégalités. Il invite à explorer les discriminations systémiques installées dans l'École. Pour stopper le mal social et éducatif qu'est la montée des inégalités scolaires, il faut enfin oser la déségrégation des établissements scolaires. Ce n'est pas seulement parce que leur famille est pauvre ou étrangère qu'une partie importante des élèves échoue scolairement. En 128 pages, G. François Jarraud Georges Felouzis, Les inégalités scolaires, Que Sais-Je ? La baisse du redoublement profite davantage aux enfants de cadres. "La politique de baisse du redoublement ne produit pas les mêmes effets selon le milieu.

La baisse du redoublement profite davantage aux enfants de cadres

Par exemple, la part d’élèves en retard en fi n de collège chez les enfants d’ouvriers non qualifiés a diminué d’un tiers en dix ans, pendant qu’elle a été divisée par deux chez les enfants de cadres", relève une étude de la Depp (direction des études du ministère de l'Education nationale). L'étude souligne la forte baisse du taux de redoublement en une génération. En 2004, 32% des enfants de fin du primaire avaient au moins un an de retard. Ils ne sont plus que 14%. Au collège, 46% des élèves de 3ème étaient en retard en 1993. Pour la Depp, la baisse du taux de redoublement n'a pas entrainé de chute aux examens.

" Le pourcentage d’élèves « à l’heure » reçus au diplôme national du brevet (DNB) est resté constant sur les six dernières années, de l’ordre de 92 %, et le taux de mentions obtenues par ces élèves est également stable", écrit la Depp. Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi. Mieux vaut être fils de cadre que fils d’ouvrier lorsque l’on s’insère sur le marché du travail.

Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi

En examinant le parcours de 33 500 jeunes depuis qu’ils sont sortis du système éducatif en 2010, le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq) a constaté que 71 % des enfants de cadres ont accédé durablement à l’emploi, contre 55 % de ceux dont les parents sont ouvriers et employés. Le taux tombe à 51 % pour les jeunes issus de l’immigration. Lors de la présentation finale de l’enquête, intitulée Quand l’école est finie, jeudi 23 octobre, le directeur du Céreq Alberto Lopez a précisé que « le risque de rester hors de l’emploi ou en marge est trois fois plus important quand on est fils d’ouvrier ou d’employé que fils de cadre ».

Ils ont été en revanche plus nombreux à avoir suivi une formation ou à avoir repris leurs études (au moins une année après leur sortie initiale du système éducatif). Personnalisation des parcours. Organisation des enseignements Diplômes Certifications Orientation.

Personnalisation des parcours

Inégalités : Pisa pointe les inégalités systémiques. Communication en Conseil des ministres : les résultats de l'enquête Pisa. Le ministre de l'éducation nationale a présenté, en Conseil des ministres du 4 décembre 2013, une communication relative aux résultats de l’enquête Pisa.

Communication en Conseil des ministres : les résultats de l'enquête Pisa

L’OCDE a publié hier les résultats du Pisa, qui évalue à grande échelle, dans 65 pays, les compétences des élèves de 15 ans qui ont effectué leur scolarité obligatoire entre septembre 2002 et mai 2012. Les résultats du système éducatif français sont préoccupants parce qu’ils mettent en évidence, sur les dix dernières années : Ces résultats confirment les tendances qui se sont dégagées dans d’autres enquêtes nationales et internationales sur la France, et qui ont nourri le projet pour la refondation de l’École. Les évolutions connues ces dix dernières années n’ont pas été bonnes pour l’École. Le Gouvernement ne se résigne pas à cette situation et entend agir avec détermination pour refonder l’école de la République. Elle doit être exigeante avec chacun des élèves, pour l’amener au maximum de ses capacités.

Source : elysee.fr. Bourdieu et l'école : la démocratisation désenchantée. L'analyse du rôle de l'école dans la reproduction des inégalités sociales a significativement influencé les recherches ultérieures en éducation, et elle a été largement vulgarisée.

Bourdieu et l'école : la démocratisation désenchantée

Trois raisons principales expliquent ce succès : une conjoncture politique et sociale favorable ; la convergence de ces analyses avec des critiques déjà formulées à l'égard du système scolaire ; la puissance de ce travail critique, dont la pertinence, et même les excès, ont profondément bouleversé notre point de vue sur l'école, et celui de certains enseignants sur eux-mêmes. Le fonctionnement du système scolaire ne constitue pas l'objet central des travaux de Pierre Bourdieu. A travers plus de trente publications importantes, depuis Sociologie de l'Algérie (Puf, « Que sais-je ? », 2001) jusqu'à La Domination masculine (Seuil, 1998), cet élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, a construit une oeuvre large et complexe.