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Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 25 novembre

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 25 novembre
Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entourent. La violence à l'égard des femmes s'entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que: la violence d'un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide); la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement); le trafic d'êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle); la mutilation génitale féminine; le mariage précoce. Orangez le monde Joignez-vous à nous ! Related:  DGEMCEgalité filles-garçons

LOI n° 2010-769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants | Legifrance CHAPITRE IER : PROTECTION DES VICTIMES I. ― Le livre Ier du code civil est complété par un titre XIV ainsi rédigé :« TITRE XIV « DES MESURES DE PROTECTION DES VICTIMES DE VIOLENCES « Art. 515-9.-Lorsque les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence à cette dernière une ordonnance de protection. « Art. 515-10.-L'ordonnance de protection est délivrée par le juge, saisi par la personne en danger, si besoin assistée, ou, avec l'accord de celle-ci, par le ministère public. « Dès la réception de la demande d'ordonnance de protection, le juge convoque, par tous moyens adaptés, pour une audition, la partie demanderesse et la partie défenderesse, assistées, le cas échéant, d'un avocat, ainsi que le ministère public. Ces auditions peuvent avoir lieu séparément.

Françoise Héritier : "Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles" Qui exerce ces violences à l'encontre des femmes ? Françoise Héritier tient à clarifier cette question. Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines. Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier. On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Un débat enregistré en 2014. Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de "L'échange économico-sexuel" Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Définition des violences conjugales La violence est « un moyen utilisé pour assurer le pouvoir sur l’autre. Il s’agit d’un rapport de force dans lequel l’un est sujet, l’autre objet » nous dit Hanna Arendt. (Philosphe Allemande – ouvrage La crise de la culture – Gallimard, 1972). Les violences conjugales sont basées sur UNE RELATION DE DOMINATION AU SEIN DU COUPLE. Comme toutes les violences, elles sont intentionnelles, et représentent une ATTEINTE AU DROIT FONDAMENTAL DES PERSONNES à vivre en sécurité, une atteinte à leur dignité et à l’intégrité de l’autre. « La violence peut être exercée par un homme à l’égard d’une femme, par une femme à l’égard d’un homme ou par n’importe quelle personne à l’égard de son partenaire dans un couple homosexuel ; néanmois, pour des raisons qui tiennent à la structure même de la société, celle qui est exercée envers les femmes est de loin la plus répandue. LES VIOLENCES CONJUGALES NE SONT DONC PAS UN SIMPLE CONFLIT, NI UN ACTE ACCIDENTEL.

Qu’est-ce que le « féminicide » ? Ce terme, qui est désormais fréquemment utilisé dans l’espace public et dans les médias, n’a pas d’existence juridique en France. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Violences faites aux femmes : les féminicides, ces meurtres encore invisibles D’où vient le terme « féminicide » ? Fréquemment utilisé en Amérique latine et repris par des instances internationales, comme l’Organisation des Nations unies (ONU) ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il n’est entré dans le dictionnaire Le Petit Robert français qu’en 2015. Quelle est sa définition ? Il s’agit du meurtre de femmes ou de jeunes filles lié au fait qu’elles sont des femmes. L’OMS distingue plusieurs cas : le féminicide « intime », commis par le conjoint, actuel ou ancien de la victime. Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Crimes passionnels », « drames conjugaux », des féminicides mal nommés Combien de victimes dans le monde ? On ne le sait pas. Quelle reconnaissance juridique ? En Europe, le mouvement est plus limité.

Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile Depuis le 1er janvier, elles sont au moins 21. Vingt-et-une femmes à avoir été tuées par leur conjoint, mari ou ex en l’espace de 67 jours à peine, selon le décompte effectué par Libération. Chaque mois, depuis janvier 2017, sont recensées les victimes de meurtres conjugaux, sur la base des articles parus dans la presse nationale et régionale. Cette litanie funèbre est incomplète : la banalisation des féminicides, trop souvent relégués à la rubrique faits divers ou transformés injustement en «drames de la séparation» et autres «crimes passionnels», entrave sans doute la pleine compréhension des mécanismes sociétaux à l’œuvre (1). Mais ce décompte permet au moins de rendre hommage aux 239 victimes répertoriées depuis le 1er janvier 2017. A lire aussiTuées par leur conjoint, ignorées par la société Dans près de la moitié des cas (44,5%) les auteurs tuent leur compagne au moment d’une séparation. Virginie Ballet

Définition des violences sexuelles - Violences sexuelles Encore taboues, les violences sexuelles sont trop souvent passées sous silence. Quelles sont les définitions de ces violences ? Quelle est leur ampleur ? Doctissimo vous révèle les principales définitions ainsi que des chiffres sur ce problème. Viol, harcèlement, exhibitionnisme. les agressions sexuelles sont malheureusement très répandues. Les violences sexuelles en chiffres Les chiffres parlent d'eux-mêmes : on estime qu'une femme sur 10 a subi une agression sexuelle au cours de sa vie (chiffre INSEE - 2000) et que sur les 230 000 viols ou tentatives de viol recensés chaque année, 90 % des victimes ne portent pas plainte (chiffres Observatoire National de la Délinquance - 2007). Les violences sexuelles n'arrivent donc pas qu'aux autres et il est bon de connaître les actes qui entrent dans cette définition pour pouvoir réagir au mieux. Les différentes violences sexuelles Parmi ces violences sexuelles, il est possible de distinguer : Aurélie Barthly

Les femmes encore sous représentées à la radio et la télévision Les femmes sont-elles mieux représentées dans les médias aujourd'hui ? Pas du tout, selon le dernier rapport relatif à la représentation des femmes à la télévision et à la radio publié ce vendredi par le CSA. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel rappelle que les femmes représentent pourtant près de 52% de la population française en 2019. La présence des femmes sur les antennes, radio et télévision confondues, est même en légère baisse en 2018 : seulement 39%, soit un point de moins par rapport à 2017. Les évolutions diffèrent toutefois selon les médias (radio et télévision) mais aussi selon les secteurs (public et privé), le privé ayant davantage de progrès à faire. La proportion de femmes à la télévision s'est ainsi établie à 42% (stable sur un an) contre 37% (-1 point) à la radio, selon ce baromètre. Le rôle du CSA dans cette quête de la parité a pris un tournant en 2014. Malgré des évolutions observées, notamment en 2016, la parité dans les médias est donc loin d'être respectée.

Témoignages vidéo - Dominique, victime de violences conjugales Des choses toutes bêtes, au départ, dans le genre, "Oh, arrête de te toucher les cheveux, c’est énervant", mais c’était dit pas sur le ton sur lequel je le dis moi. Ou bien c’était le fait que, en fumant, je recrachais ma fumée d’une manière qui ne lui convenait pas, ou alors tout d’un coup c’était "Tu te rends pas compte, ça sent mauvais, y a plein de fumée dans ce salon", il allait ouvrir la fenêtre. Mais si elle était ouverte, si moi je l’ouvrais, il me disait "Mais va fermer la fenêtre, ça caille". Voilà, ce que je faisais n’était jamais bien, jamais assez bien. Et ce sont des choses toutes bêtes, des tomates farcies, je les faisais pas comme il fallait, et tout le temps que je préparais les tomates farcies, il était à côté de moi en me disant "C’est de la merde tes tomates farcies, de toute façon t’es une pute, tu ne sais pas faire autre chose", voilà. Et une fois qu’on était à table, "C’est génial tes tomates farcies".

Le féminisme, quelle histoire ?! Nous sommes le 8 mars 2019 et la justice pour les femmes signifie la justice pour tous. Par exemple, pour ces femmes de ménage en lutte, en janvier 2018, pour leurs droits à un travail digne et dignement rémunéré. Que poursuivrait un féminisme qui ne chercherait pas à transformer le monde en profondeur et à lutter contre tous les rapports de domination ? Dans son dernier livre, c'est à un sursaut d'histoire et à un combat multidimensionnel que Françoise Vergès appelle. Un féminisme décolonial ne décrit pas une nouvelle vague ou génération de militantes, mais plutôt "la poursuite des luttes des femmes du Sud Global". La fondatrice et présidente du mouvement "Décoloniser les arts" appelle à redonner du sens à la notion de féminisme, face à une généralisation qui aurait tendance à la vider de son contenu. Aujourd'hui, tout le monde peut se dire féministe. François Vergès définit aussi une autre notion qui figure au titre de son ouvrage, celle de "décolonial" :

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