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Actualité articles 1 Neurosciences et liberté

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Les neurosciences révèlent le pouvoir de l'inconscient. Neurobiologie de la conscience. Les neurosciences le disent : nous ne sommes pas libres de vouloir, mais seulement d’accepter ou refuser d’agir. En 1983, le psychologue Benjamin Libet, qui fut chercheur au département de physiologie à l’université de Californie, a fait une découverte expérimentale surprenante, celle du « délai de la perception consciente » : « Le cerveau nécessite une assez longue période d’activation appropriée – allant jusqu’à environ une demi-seconde – pour parvenir à susciter la conscience d’un événement !

Les neurosciences le disent : nous ne sommes pas libres de vouloir, mais seulement d’accepter ou refuser d’agir

» Ainsi, quand nous prenons une décision, notre cerveau génère un signal dont nous n’avons pas conscience, mais qui conduit à l’opération mentale consciente de prise de décision quelque 500 millisecondes plus tard. Au moment où nous avons conscience de prendre la décision, il y a déjà 0,5 s qu’une activité cérébrale détectable par des appareils appropriés (IRM, imagerie par résonance magnétique, par exemple) a été impulsée ! « Nos pensées conscientes émergeraient inconsciemment »

La question de la liberté vu par le prisme des neurosciences. Nous vivons une époque de spécialisation.

La question de la liberté vu par le prisme des neurosciences

Les connaissances dans les divers domaines que sont la science, la philosophie, et même les études religieuses, ont atteint un tel niveau de profondeur et de complexité que nous ne pouvons, aujourd’hui, généralement, maîtriser qu’une seule discipline à la fois et ne saurions, au mieux, nous tenir au courant que de quelques autres. Et, en ce qui concerne les sciences naturelles, les exigences sont encore plus fortes : en physique, les experts de premier plan ne prétendront maîtriser qu’une seule sous-discipline, sinon deux, tout au plus ; aucun physicien sérieux ne prétendra maîtriser la physique dans son ensemble. Étudier sous tous leurs aspects les grandes relations existant entre diverses disciplines revient à prendre le risque de devenir un « amateur », une personne n’ayant pas les qualifications requises pour être habilité à écrire sur un sujet particulier.

La question de la liberté humaine fait partie de ces grandes questions. Qui agit ? Qui parle ? Qui pense ? Les neurosciences cognitives et le libre arbitre, Thierry Vissac. Etes-vous vraiment libre de vos actes ? Le libre arbitre a longtemps été un sujet de discorde entre neuroscientifiques et philosophes.

Etes-vous vraiment libre de vos actes ?

Mais un programme de recherche lancé en 2010 pourrait rapprocher les spécialistes des deux disciplines. En 2007, le Pr John-Dylan Haynes a mené une expérience qui a changé sa conception de l’existence. Ce neuroscientifique rattaché au centre Bernstein de neurosciences computationnelles (BCCN) de Berlin a placé des volontaires dans un caisson d’IRM devant un écran où défilaient des lettres au hasard.

Il leur a demandé d’appuyer sur un bouton soit avec l’index droit, soit avec le gauche quand ils en ressentaient le besoin et de retenir la lettre affichée au moment où ils ont décidé d’appuyer sur le bouton. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle révélait leur activité cérébrale en temps réel. Les neurosciences entre causalité mentale et libre-arbitre. Lorsque l’on soutient que chaque événement est une conséquence causale des lois de la nature et de l’état du monde à un moment donné, l’on est déterministe.

Les neurosciences entre causalité mentale et libre-arbitre

Si cette thèse est vraie, alors tout ce qui advient devait advenir. Et pour le dire comme Jacques (1796), que « tout ce qui nous arrive était écrit là-haut » et que rien n’est le fruit de l’exercice de notre libre volonté. Bref, que nous serions des marionnettes subissant notre destin. Dans une lettre à Landois (1756), Diderot l’écrit clairement : « Le mot liberté est un mot vide de sens, il n’y a point et il ne peut y avoir d’êtres libres.

Le libre-arbitre existe-t-il ? Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes.

Le libre-arbitre existe-t-il ?

Et pourtant, une série d’expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu’on a l’habitude d’appeler notre libre-arbitre. Même si elles sont largement débattues, tant du point de vue de leurs résultats scientifiques que de l’interprétation philosophique qui en est donnée, ces expériences sont pour le moins…troublantes ! Aujourd’hui au menu : neurologie, sciences sociales et philosophie ! Le libre-arbitre à la croisée des neurosciences et de la psychanalyse. Le problème du libre-arbitre se trouve aujourd’hui réactualisé par les découvertes faites dans le domaine des « neurosciences ».

Le libre-arbitre à la croisée des neurosciences et de la psychanalyse.

Ce terme fut inventé au début des années soixante-dix pour permettre un échange multidisciplinaire entre divers champs du savoir s’attachant à l’étude du cerveau: physiologie, génétique, pharmacologie, chimie, biophysique, psychologie. Des expériences telles que celles de Benjamin Libet[1] ont ainsi prétendu donner une réponse à la question que les philosophes se posent depuis l’Antiquité: sommes-nous libres ou bien déterminés?

Libet et ses collaborateurs ont mis en place un protocole expérimental permettant d’étudier, grâce à des électrodes implantées dans le cerveau des sujets, les corrélats neuronaux d’un acte volontaire simple, tel que la flexion d’un doigt. Libre arbitre et neuroscience. Libre arbitre et neuroscience. La question du libre arbitre compte certainement parmi les (sinon LA) questions qui a fait couler le plus d’encre depuis que l’être humain s’interroge sur sa condition.

Libre arbitre et neuroscience

Or depuis quelques décennies, les neurosciences se sont invitées dans le débat. Et les données qu’elles apportent ne peuvent plus être ignorées par les philosophes. Tout a commencé quand on a découvert, dans les années 1960, qu’un mouvement volontaire (et donc librement initié) est précédé dans le cerveau d’une activité neuronale préparatoire détectable une bonne seconde avant l’exécution du mouvement. Cette activité reçut le nom de « potentiel évoqué primaire ». Or les résultats de sa fameuse expérience, où le sujet devait décider et noter le moment où il prenait la décision d’exécuter une flexion du poignet, montraient exactement l’inverse. Inutile de dire que cette expérience a donné lieu à de nombreuses critiques et controverses.

Scientific evidence that you probably don’t have free will. Le libre arbitre existe ou pas ? Le cerveau et l'illusion du libre-arbitre. Le biologiste François Jacob a utilisé à propos de notre cerveau, une image admirable : le cerveau humain est conçu, dit-il, comme une brouette sur laquelle aurait été greffé un moteur à réaction.

Le cerveau et l'illusion du libre-arbitre

Conscience et libre-arbitre. Lion chassant des gazelles.

Conscience et libre-arbitre

Cf ci-dessous Le problème de la conscience et celui du libre-arbitre restent généralement liés dans l'approche commune, y compris chez ceux qui ne se réfèrent à aucune religion. « J'ai conscience de l'existence d'un monde extérieur à moi, dans lequel j'ai conscience d'exister en tant qu'agent autonome responsable de ses actes ». Il s'agit d'une conviction universellement répandue, même chez les cogniticiens qui nient le libre-arbitre avec la plus grande vigueur quand ils abordent la question en termes scientifiques généraux et qui oublient de s'y référer quand leur propre personne est en cause. Cependant, de plus en plus d'observations scientifiques montrent qu'il convient obligatoirement de distinguer conscience et libre-arbitre. La conscience, sous ses deux grandes formes, conscience primaire et conscience supérieure, apparaît comme un phénomène présent à des degrés divers dans tout le règne animal. 1.

Les expériences de Stanislas Dehaene. Le libre-arbitre n'existe pas. Je voudrais revenir sur un billet publié il y a quelques temps sur Science étonnante, et intitulé “Le libre arbitre existe-t-il ?”.

Le libre-arbitre n'existe pas

Pour résumer, des expériences de neurosciences montrent que l’on peut détecter une activité cérébrale permettant de prédire la décision que va prendre un sujet AVANT MEME que ce sujet ait conscience de la décision qu’il a prise ! David de Science étonnante semble être plutôt en partie confiant dans l’existence d’un libre-arbitre, ou cherche en tout cas à le défendre : “une manière de se rassurer c’est de considérer”, “Si demain on me démontre que dans le fait de choisir sa femme, on met en jeu des processus cérébraux dans lesquels la conscience ne joue qu’un rôle annexe et inutile, et que l’on peut rapprocher de ceux des réflexes, ça m’affecterait un peu quand même !” “Cause toujours, je suis un libre-arbitre, je fais ce que je veux.” Oui mais voilà, ma position a évolué depuis, notamment depuis la lecture d’une publication d’Anthony R. Le libre arbitre est un problème métaphysique.

Les êtres humains sont dotés d’une compétence remarquable : ils peuvent se poser la question de savoir si leurs actions sont vraiment libres. En cherchant à répondre à cela, ils détectent néanmoins une tension entre deux idées : (a) ils sont des agents libres mais (b) ont aussi de bonnes raisons de penser que leur comportement est déterminé par des causes de toutes sortes (environnementales, héréditaires, sociologiques, éducatives, psychologiques, biologiques ou plus contemporaines, génétiques, neurophysiologiques ou encore théologiques ou carrément exotiques par des causes astrologiques) dont ils n’ont pas pleinement conscience. La tension entre ces deux idées se transforme en problème, c’est celui du libre arbitre. Lorsque des sciences comme la psychologie ou la neuropsychologie – sciences que l’on ne peut traiter à la légère – nous livrent des conclusions philosophiques aussi fatales, nous pouvons alors être tentés par des raisonnements du type :