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Comment la presse a affirmé et protégé son rôle civique

Comment la presse a affirmé et protégé son rôle civique
Ce détour par l’histoire permet de mieux saisir les missions de la presse d’information politique et générale : assurer le bon fonctionnement d’une société démocratique par l’information les citoyens. Comme le proclamait Georges Clemenceau lors des débats sur la loi de 1881, « La République vit de liberté »[+] NoteDébats parlementaires, séance du 1er février 1881, JORF, 2 février 1881, page 120. Le 18 juin 1881, le rapporteur du Sénat, Eugène Pelletan, explique : « La presse à bon marché est une promesse tacite de la République au suffrage universel. Ce n’est pas assez que tout citoyen ait le droit de voter. Il importe qu’il ait la conscience de son vote, et comment l’aurait-il si une presse à la portée de tous, du riche comme du pauvre, ne va chercher l’électeur jusque dans le dernier village ? [9] La mission de la presse d’information politique et générale est bien de donner vie à l’agora, à la réunion des citoyens, sans laquelle la démocratie n’est qu’un mot creux. [11].

http://www.inaglobal.fr/presse/article/comment-la-presse-affirme-et-protege-son-role-civique-7770

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Des citoyens révoltés (4/4) - La désobéissance numérique Dernière étape de notre semaine placée sous le thème de la mobilisation citoyenne. Ce matin, c'est d'une forme de mobilisation dont on a observé l'émergence au moment de l'avènement du "web 2.0": du militantisme "en ligne" au "cyber-activisme". Dernière étape de ce parcours parmi les révoltes citoyennes, lundi le passage au plan institutionnel et parlementaire – Florian Delorme évoquait Syriza, mardi elle se construisait à travers l'écologie, hier elle était traversée par des courants identitaires plus ou moins violents... Et pour finir, la révolte des citoyens est aussi celle des usagers : les usagers d'internet et leur méthodes que nous avons intitulée « la désobéissance numérique ».

« Au cœur de la censure », un webdocu pour RSF et Rue89 Chaque jour, combien de journalistes subissent une entrave à leur métier ? Combien meurent dans l’exercice de leur fonction ou sont injustement emprisonnés ? La censure de l’information est une réalité quotidienne au Mexique, en République démocratique du Congo, en Russie, en Iran comme en Chine. Cinq nations où le silence médiatique fait force de loi, par le muselage systématique des canaux de l’information. La censure s’y opère par des voies spécifiques à chaque pays : presse mexicaine, radio africaine, TV russe, Internet iranien et chinois y subissent de graves atteintes à leur liberté d’expression. Ce webdocumentaire de 45 minutes s’articule en cinq parties (une par pays, déclinées en trois sous- parties) et propose pour chacune éclairages et liens complémentaires.

N’y a-t-il vraiment plus de censure en France crédit photo: Dasemarcalvarez La question se pose encore en 2014, tant les velléités de contrôle de l’État sur le 4ème pouvoir sont importantes, tous bords confondus. Contrôles des sources, des contenus, influence du politique sur les rédactions… Mais la censure contemporaine, loin d’avoir disparue, est beaucoup plus large que la simple surveillance des journaux. Si la liberté d’expression est garantie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, son respect a historiquement été mis à mal à plusieurs reprises. Déclarations des droits de l’homme : liberté de pensée et d’opinion Rédigées au moment de la Révolution française pour l’une et après la Seconde guerre mondiale pour l’autre, rappel sur ce que disent ces deux déclarations des droits de l’homme en matière de liberté de pensée et d’opinion. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 Article 11 « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » Déclaration universelle des droit de l’homme de 1948 Article 18 « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

La Liberté de la Presse Après les événements tragiques survenus à Paris le mercredi 7 janvier 2014, nombreux sont les enseignants qui se questionnent sur la façon d’aborder un sujet aussi délicat en classe. Sophie Garcia, professeur de FLE, propose à cette occasion une activité qui aborde premièrement le concept de « Liberté de la presse », pour ensuite tenter de fournir aux apprenants un panorama des attentats contre Charlie Hebdo. Elle met à leur disposition une sélection d’images et des videos pour mieux comprendre cette tragédie, car il est nécessaire d’en parler, et surtout de fournir aux élèves les outils nécessaires à la comphréhension de cette tragédie pour que cela ne se reproduise plus jamais. L’activité a été créée originalement pour des élèves de FLE niveau B1-B2, mais elle est tout à fait adaptée aux élèves de primaire ou de collège.

Journalistes sous pression(s) Les métiers et les genres du journalisme sont si divers que tout diagnostic global est menacé de simplification abusive, du moins si un tel diagnostic ne se borne pas à identifier les tendances les plus lourdes et à les présenter comme telles, en soulignant d’emblée qu’elles ne vont pas sans contre-tendances ni exceptions. De même, les pressions qui s’exercent sur les journalistes et sur leurs pratiques émanent de sources si différentes, dépendent de causes et produisent des effets si variés qu’on ne se focalisera ici que sur certaines d’entre elles. Emprises, dépendances

Charlie Hebdo, Dieudonné, jusqu'où va la liberté d'expression ? Qui n'a pas été choqué par les propos d'un journal, d'un humoriste ou d'une figure médiatique ? Parfois, certains d'entre eux vont très loin. Mais où se situe la ligne rouge ? Liberté d’expression : la caricature est aussi une exception au droit d’auteur Samedi et dimanche derniers, les manifestants se sont levés en masse pour défendre la liberté d’expression, gravement remise en question par les attentats contre Charlie Hebdo. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la caricature, la parodie et le pastiche, qui constituaient les moyens d’expression privilégiés des dessinateurs assassinés sont protégés par une exception au droit d’auteur, instaurée au titre de l’intérêt général par le législateur pour permettre le débat d’idées, la libre critique et la création artistique. Alors qu’un nouveau numéro de Charlie Hebdo paraît aujourd’hui, avec une caricature de Mahomet signée Luz, on peut se souvenir que certaines des parodies qui ont illustré les unes du journal, détournant des personnages célèbres, s’appuyaient sur cette exception au droit d’auteur. C’est le cas de cette une de Charb ou de la suivante par Luz, détournant Astérix et Obélix. Pourtant les pratiques, elles, débordent déjà de toutes part !

Liberté de la presse : « En France, nous n'avons ni la qualité des textes, ni les bonnes pratiques Explications avec Antoine Héry, responsable du classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse. Terra eco : Votre classement 2014 sur la liberté de la presse, publié évidemment bien avant l’attentat contre Charlie Hebdo, place la France en 39e position mondiale. Comment justifiez-vous cette place ? Antoine Héry : Cela s’explique par un problème de structure du champ éco-médiatique et par le manque d’indépendance des rédactions vis-à-vis des annonceurs et des patrons de presse. Ce n’est pas un problème incontournable mais, moins tangible, il peut aussi être plus sérieux que des atteintes directes à la liberté de la presse. Le fait que le secret des sources puisse être violé par des magistrats est aussi un point d’accrochage.

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