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Projet "Grand EDF" (ex. Hercule) (Scission d'EDF)

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Le projet Hercule vise à séparer EDF en deux parties d'ici à 2022 avec, d'un côté, un « EDF bleu » comprenant le nucléaire, les barrages hydroélectriques et le transport de l'électricité, assuré par RTE, et de l'autre un « EDF vert », avec le commerce, Enedis (dont l'Etat entend céder 30 %), EDF Outremer, EDF Renouvelables (hors hydraulique donc) et Dalkia.


L'entité bleue serait détenue à 100 % par l'Etat.
La verte, elle, verra son capital ouvert à des investisseurs extérieurs. Projet « Hercule » : le patron d’EDF défend sa réforme sur fond de grève. Une défense du projet de réorganisation d’EDF à l’intérieur du Parlement, une mobilisation syndicale qui ne faiblit pas à l’extérieur : le face-à-face autour du projet « Hercule » se poursuit.

Projet « Hercule » : le patron d’EDF défend sa réforme sur fond de grève

Le PDG du groupe public, Jean-Bernard Lévy, a défendu son projet de réforme, mercredi 10 février matin au Sénat et dans l’après-midi à l’Assemblée, face aux nombreuses interrogations des parlementaires. « Cette réforme “Hercule” est nécessaire parce que notre développement, notre croissance, nos investissements sont gravement entravés par le niveau de la dette que nous avons accumulée depuis des années », a expliqué le M. Lévy devant les sénateurs mercredi matin, avant de détailler les contours du projet. Article réservé à nos abonnés Lire aussi La restructuration d’EDF, une course d’obstacles incertaine Pressé par les sénateurs comme par les députés, M. Le PDG d’EDF a avancé un nouvel argument : le projet « Hercule » doit permettre au groupe de se déployer dans les énergies renouvelables Nabil Wakim. EDF : pourquoi la privatisation annonce des hausses massives du prix de l’électricité​ Cet article et notre dossier sur le sujet sont à retrouver dans le magazine n°1178 en kiosques cette semaine - "EDF : le démantèlement a commencé" -, disponible en ligne pour 3,49 euros. « Il faut également protéger les consommateurs français contre les hausses de prix de marché, qui peuvent fluctuer très fortement. » L'injonction ne vient pas d'une association de consommateurs mais de Jean-Bernard Lévy, le patron d'EDF.

EDF : pourquoi la privatisation annonce des hausses massives du prix de l’électricité​

Dans un mail confidentiel adressé au top management du groupe et destiné à faire le point sur le projet « Hercule », le patron d'EDF sait qu'il tient là un des arguments capables de faire mouche auprès de l'opinion publique. En l'état, le projet conforte en effet la marche vers un système concurrentiel, déjà synonyme de facture plus « salée » pour les consommateurs. Chère transition verte Concurrence perdante pour EDF Pour ses concurrents, c'est simple. Forte mobilisation à EDF contre le projet de scission de l’entreprise.

Selon la direction, 33 % de grévistes, selon les syndicats, près de 50 %.

Forte mobilisation à EDF contre le projet de scission de l’entreprise

Quels que soient les chiffres réels de la mobilisation, jeudi 19 septembre, le « tour de chauffe » syndical contre le projet Hercule de découpage de l’entreprise en deux entités a été réussi : à l’appel d’une intersyndicale CGT, CFDT, FO et CFE-CGC, les agents EDF ont provoqué des baisses de production d’un peu plus de cinq gigawatts, soit 9 % de la capacité totale, jeudi matin. Cette baisse n’a, cependant, entraîné aucune perturbation sur le réseau français d’électricité – elle devrait, en revanche, avoir un léger impact sur les finances d’EDF qui n’a pas pu exporter autant que d’habitude dans les autres pays européens.

Selon EDF, à 12 heures, 33 % de l’effectif total d’EDF SA étaient en grève, soit 20 000 grévistes. Un chiffre contesté par les syndicats, qui estime qu’il est basé sur le total de l’effectif et non pas sur les agents présents. Projet de scission d’EDF : pourquoi le prix de l’électricité devrait grimper. Alors que le projet de scission d'EDF entre dans une phase clé, sa branche nucléaire connait de graves disfonctionnements.

Projet de scission d’EDF : pourquoi le prix de l’électricité devrait grimper

Tout d'abord, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé ce mercredi avoir placé la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), qui comprend deux réacteurs de 1 300 mégawatts (MW), plus l'EPR de 1 650 MW en construction, sous «surveillance renforcée », pour des «déficience dans la maîtrise de certains gestes techniques d'exploitation », des «défauts de maintenance et de surveillance des prestataires », ainsi que des «problèmes de qualité sur des documents ». Un problème ne survenant jamais seul, sa filiale Framatome (anciennement la branche Areva Nuclear Power) a alerté l'ASN sur de possibles problème de qualité sur des soudures réalisées sur une vingtaine de générateurs de vapeur (GV), des composants géants hauts d'une vingtaine de mètres et pesant 465 tonnes, d'une importance vitale pour la sûreté nucléaire, fabriqué depuis 2008.

Une hausse des tarifs à venir. EDF : un projet de scission qui fait grincer des dents. EDF va-t-elle être complètement réorganisée ?