Béton armé : l'Empire des murs « » (Edward Said 1 ) « » (Machiavel) Comme un paradoxe. On nous serine partout, tout le temps, sur tous les tons, que l’époque est à la mondialisation débridée, aux flux magiques des marchandises et des personnes, à l’effacement des frontières et à la grande fraternité des échanges sans entraves, . Béton armé : l'Empire des murs
Dans les brèches des Etats dessin de Tristan dessin de Tristan3 Contenir les indésirables4 Les explorations sont faites, les cartographies abondent, et on sait répartir la terre entre un tiers-monde et un premier : mais on ne parle toujours que d’Etats. Dans les brèches des Etats
Encampement comme nouvel espace politique Grâce aux événements dont le Centre de rétention administratif (cra) de Vincennes a été le théâtre depuis décembre 2007, une certaine publicité a été donnée en France au nom de retenus. Sans fondement juridique précis, la condition que désigne ce terme n’est pas exactement celle de la prison, bien que ce qui y est vécu ressemble souvent à une vie de détenus. La centaine de zones d’attente pour « maintenus » et la trentaine de centres administratifs pour « retenus » sont des variantes françaises d’un dispositif plus large d’encampement. La France — telle que la construisent l’élite de droite ultra-conservatrice, le président Sarkozy et son ministère fétiche de l’Identité — devient un des fleurons de cette forme européanisée et mondialisée de traitement des indésirables. Des situations équivalentes existent ailleurs en Europe. Encampement comme nouvel espace politique
Les voyageurs se présentant aux frontières françaises sur le territoire (comme c’est le cas dans les aéroports internationaux), à qui l’on refuse l’entrée ou qui demandent l’asile sont placés en « zone d’attente » : ils peuvent y être enfermés pour une période allant jusqu’à 20 jours , le temps de pourvoir à leur renvoi ou de statuer sur leur admission. Les règles de la circulation internationale et ses dispositifs d’entrave ont produit un espace qui relève de l’institution disciplinaire, mais constitue également un lieu de vie temporaire, un lieu de transition et parfois, un premier lieu de resocialisation après un voyage plus ou moins long. La zone d’attente est définie par le droit et s’intègre à des pratiques politiques de contrôle migratoire, resserrées dans le cadre de la construction européenne de ces deux dernières décennies autour d’un contrôle des frontières – qui ne fait pas tant les consolider qu’en redéfinir la nature et la fonction. Vies « en instance » en zone d'attente Vies « en instance » en zone d'attente
L’humanitaire se constitue aujourd’hui dans une relation permanente et tendue avec les stratégies guerrières, destructrices et excluantes des forces et des États qui dominent la planète. D’un côté, une politique de la « main dure », adepte des guerres saintes et justes, des sanctions exemplaires, des opérations coups de poing et des frappes chirurgicales, bref tout l’arsenal technique d’une police agissant au coup par coup à l’échelle mondiale et sur le mode de la relation ami / ennemi, selon les principes de la fidélité partisane et de la vendetta. De l’autre côté, tenant lieu de politique sociale à la même échelle, un humanisme spectaculaire qui se concrétise en un ensemble d’organisations privées dont le rôle est de maintenir en vie les rescapés, les traiter en victimes sans nom, tenues à distance, pour seulement laver l’âme des puissants. Ordre et désordres de l'humanitaire Ordre et désordres de l'humanitaire
"Gated Communities" aux Etats-Unis
In its modern form, a gated community is a form of residential community or housing estate containing strictly controlled entrances for pedestrians, bicycles, and automobiles, and often characterized by a closed perimeter of walls and fences. Gated communities usually consist of small residential streets and include various shared amenities. For smaller communities this may be only a park or other common area. For larger communities, it may be possible for residents to stay within the community for most daily activities. Gated community Gated community
Gated communities more popular, and not just for the rich
Gates and ghettoes: A tale of two Britains? Do gated communities help, or hinder, local safety and social cohesion? The UK home secretary has called for a debate on how they improve security, while the deputy commissioner of the Met is wholly opposed to them. "I know more people living here than I would do in a normal street," says 45-year-old Terry Nicholls, resident of Bow Quarter, a gated community in East London. And Bow Quarter does not feel like a normal street at all. Gates and ghettoes: A tale of two Britains?
Private Urban Governance 2002 Fifty researchers from four continents discussed one of the most urgent problems of current urban development at the Conference on “Private Urban Governance” June 5 to 9: Are more and more cities being splitted up into private, guarded enclaves and a neglected rest? What are the economic, social and cultural causes of this so-called “fragmentation of the cities”? What consequences can be observed? The conference at the Institute of Geography at the University of Mainz (Germany) was supported by the German Research Fund (DFG). Abstracts 1a The US Experiences: Private Urban Governance in the USA Chair: Klaus Frantz Private Urban Governance 2002
The Privatization of Urban Space: Gated Communities - A New Trend in Global Urban Development? New Orleans Thursday, February 26, 2004 - Saturday, February 28, 2004 Annual Symposium by the Universities of New Orleans and Innsbruck Abstracts: Stanley D. The Privatization of Urban Space 2004 The Privatization of Urban Space 2004
L’humanité a salué la chute du mur de Berlin, consacrant la séparation du peuple allemand, en formulant l’espoir que ce type d’apartheid, comme l’apartheid érigé naguère en système de gouvernement en Afrique du sud, ne puisse jamais plus voir le jour à travers le monde pour permettre aux citoyens du monde de se rencontrer, de se déplacer comme bon leur semble, de se connaître, de s’acculturer, d’établir d’autres modes de relations transcendant les limites territoriales des pays et ouvertes sur le monde parce que l’heure n’est plus aux cloisonnements chauvinistes mais à la consécration de la citoyenneté - monde initiée par la mondialisation galopante et encouragée par les progrès des technologies de l’information et de la communication. Les murs de la honte - Par El Houssine Les murs de la honte - Par El Houssine
Vingt ans plus tard, les murs-frontières prolifèrent - Libératio Depuis que le mur de Berlin s’est effondré, de nouvellesbarrières politiques ont surgi partout à l’horizon. Ces vingt dernières années, des dizaines de murs se sont construits ou sont prévus par des Etats-nations. Les plus connus sont le monstre édifié par les Etats-Unis sur leur frontière sud et celui construit par les Israéliens qui traverse la Cisjordanie, deux projets qui partagent la même technologie, la même sous-traitance et qui se font référence l’un à l’autre pour leur légitimité. Mais il en existe d’autres. Au lendemain de l’apartheid, l’Afrique du Sud s’est dotée d’un dédale intérieur complexe de «murs» et de check-points, et maintient une barrière de sécurité électrifiée controversée sur la frontière avec le Zimbabwe.
Palestine, une «barrière» de 700 km La construction de cette «barrière de sécurité» commence en 2002, sur décision d'Ariel Sharon, après la multiplication d'attentats suicide palestiniens. Présentée comme provisoire, elle entérine de fait le morcellement de la Cisjordanie et empêche la création de tout état palestinien viable. La cour internationale de justice de La Haye considère ce mur comme illégal. A lire sur ce sujet - Généalogie d'un mur Un monde, des murs
A Padoue, il est devenu aussi célèbre que celui de Cisjordanie ou de Berlin. Demandez il muro. Et tous les passants indiquent sans hésitation la via Anelli, dans les quartiers est de la ville. Le mur a ses partisans, nombreux, ses détracteurs, plus rares, et un inspirateur : le maire de centre-gauche Flavio Zanonato qui, en août 2006, fit dresser cette palissade pour répondre à la colère des habitants qui ne supportaient plus leurs voisins étrangers, le bruit, les trafics de drogue et les bagarres entre clans. Immigrés au pied du mur
Murmures de paix Condamné à «plus de trois cent cinquante ans de prison» pour quatre meurtres, Noel Large en a purgé seize à la prison de Long Kesh. Libéré en 1998, grâce aux Accords de paix du vendredi saint, cet ex-tueur du groupe paramilitaire loyaliste UVF (Ulster Volunteer Force, protestant) prend aujourd'hui paisiblement le thé avec son jeune ami Daniel, fervent républicain, lui-même revenu d'une dizaine d'années d'engagement dans l'IRA (Irish Republican Army). Crâne ras, tatouages des mains jusqu'aux épaules, visage émacié, regard bleu acier, Noel, 49 ans, est un serial killer reconverti dans ce qu'on appelle en nouveau jargon nord-irlandais le «management de la sortie de conflit» : «Quand je suis sorti de prison, ma petite fille de 2 ans était devenue mère. Après toutes ces années perdues, j'ai éprouvé le besoin de rendre quelque chose à ma communauté, d'éviter aux jeunes les conneries que j'ai faites.» Avec Daniel et une poignée de volontaires, ils font tourner Belfast Interaction.
Ceuta, frontière européenne en Afrique Le mont des Caroubiers porte mal son nom. Il n'y pousse plus que des eucalyptus et quelques pins. Il domine le détroit de Gibraltar et, vers le sud-ouest, une mosquée et les premières maisons marocaines, comme à portée de main. Mais la garde civile empêche le passage. Elle surveille, ici à Ceuta, enclave espagnole en Afrique, l'extrême frontière sud de l'Europe: huit kilomètres et demi d'un relief tourmenté qui culmine, en haut du Djebel Chinder, à 248 m.
Ceuta-Melilla : l'Europe-forteresse va droit dans l
Victimes coupables : bloquer l'Afrique
Le mur du sud
Les clandestins mexicains au pied du mur américain
Les Chypriotes turcs rêvent de réunification et d'Europe - Libér
La ligne verte entrouverte à Chypre
«Le coeur me dit oui, la raison, non»
Les lapins nord-coréens
Israël-Palestine : généalogie d'un mur
Al-Ram, symbole d'un mur qui emprisonne
Dans les territoires, la vie au pied du mur
Israël et le mépris du droit international
Nouveaux murs dans un monde sans frontières ?
La militarisation des frontières