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FAIT RELIGIEUX

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Pour une lecture profane des conflits - Georges CORM. C’est à une réflexion de fond qu’invite Georges Corm dans ce livre, pour comprendre les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient depuis la fin de la guerre froide.

Pour une lecture profane des conflits - Georges CORM

Des conflits le plus souvent justifiés par la thèse débilitante du « choc des civilisations » et de la lutte contre le terrorisme « transnational » islamiste. Popularisée dans le monde entier, cette thèse a imposé une vision binaire du monde qui n’en finit plus d’enfler, au point de fabriquer toujours plus de violence. Avant-propos I / Déconstruire la logique de justification des conflits 1. Georges Corm est un éminent spécialiste du Proche-Orient. Il en a par-dessus la jambe du vocabulaire qu’il dit « aseptisé »des frappes, des dommages collatéraux ou de la lutte contre le terrorisme. 01/11/2012 - Roger Martelli - Regards 20/12/2012 - Denis Sieffert - Politis 01/01/2013 - Corinne Moncel - Afrique-Asie 01/02/2013 - Emmanuel Casajus - Sciences Humaines 01/06/2013 - Altermondes. LAÏCITE ET REGARD CRITIQUE SUR LA SOCIETE. LAÏCITE ET REGARD CRITIQUE SUR LA SOCIETE.

Biblio laicite univ. Laïcité : les débats, 100 ans après la loi de 1905. Pour une analyse profane des conflits, par Georges Corm (Le Monde diplomatique, février 2013) Nous avons changé d’époque.

Pour une analyse profane des conflits, par Georges Corm (Le Monde diplomatique, février 2013)

A la période où l’on condamnait, à l’Ouest, la subversion communiste encouragée par Moscou et où l’on célébrait, à l’Est, la lutte des classes et l’anti-impérialisme a succédé celle qui convoque les luttes de communautés religieuses ou ethniques, voire tribales. Cette nouvelle grille de lecture a acquis un crédit exceptionnel depuis que le politologue américain Samuel Huntington a popularisé, il y a plus de vingt ans, la notion de « choc des civilisations », expliquant que les différences de valeurs culturelles, religieuses et morales étaient à la source de nombreuses crises. Huntington ne faisait que redonner vie à la vieille dichotomie raciste, popularisée par Ernest Renan au XIXe siècle, entre le monde aryen, supposé civilisé et raffiné, et le monde sémite, considéré comme anarchique et violent.

En règle générale, la présentation d’un conflit fait abstraction de la multiplicité des facteurs qui ont entraîné son déclenchement. L'islamisation de la radicalité. Devant un défilé à Raqqa Stringer © Reuters Un éclairage inédit est projeté dans Le Monde par Olivier Roy sur la radicalisation d’une frange de la jeunesse musulmane de notre pays.

L'islamisation de la radicalité

Selon lui – je cite « il ne s'agit pas de la radicalisation de l'islam, mais de l'islamisation de la radicalité ». L’analyse se tient, elle vaut qu’on s’y arrête. Olivier Roy observe que depuis 1996 le phénomène est stable : il concerne la deuxième génération d’immigrés et les convertis « de souche » appartenant à la même tranche d’âge, lesquels représentaient quand même 25% des radicaux à la fin des années 90 et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Ceux-ci n’ont jamais souffert du racisme ou de l’exclusion. Dans les pages Champs Libres du Figaro Renaud Girard revient sur les ambiguïtés de la politique turque à l’égard des djihadistes, longtemps autorisés à passer sur son territoire pour rejoindre la Syrie Jacques Munier. Leyla Dakhli, Mathias Enard, L'Orient et les orientalistes.

Cultures d'Islam. Séminaire « L'enseignement du fait religieux » - Le "fait religieux" : définitions et problèmes. Régis DEBRAY, professeur à l'université Lyon III L'expression " fait religieux " s'est imposée depuis quelques années dans le vocabulaire scientifique et public.

Séminaire « L'enseignement du fait religieux » - Le "fait religieux" : définitions et problèmes

Quand on y réfléchit bien, sa sobriété tranquille, qui cache un certain nombre de confusions, exprime la raison d'être de notre présence ici. Un fait a trois caractéristiques. Premièrement, il se constate et s'impose à tous. Que cela plaise ou non, il y a depuis mille ans des cathédrales dans les villes de France, des œuvres d'art sacré dans les musées, du gospel et de la soul musicà la radio, des fêtes au calendrier et des façons différentes de décompter le temps à travers la planète.

Deuxièmement, un fait ne préjuge ni de sa nature, ni du statut moral ou épistémologique à lui accorder. Troisièmement, un fait est englobant. Le fait est observable, neutre et pluraliste. Tout d'abord, un tel enseignement ne saurait être un enseignement religieux. L'existence du paradis n'est malheureusement pas attestée.