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Cash Investigation et les pesticides

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Cash Investigation et les pesticides : quand des contrevérités sont diffusées en prime time… Communiqué de l’AFIS - 9 février 2016 L’émission Cash Investigation, diffusée le 2 février 2016, était intitulée « Produits chimiques : nos enfants en danger » [1].

Cash Investigation et les pesticides : quand des contrevérités sont diffusées en prime time…

Elle s’est attachée à montrer pendant 2h15 que les pesticides présentent un danger imminent pour la santé des agriculteurs, des consommateurs et des enfants. Tout au long de l’émission, la journaliste Elise Lucet a martelé, sur un ton inquiet et alarmiste, que 97 % des produits alimentaires contiendraient des résidus de pesticides. L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) déplore qu’une chaîne publique de télévision ait transmis en prime time un tel message, trompeur et alarmiste, à plusieurs millions de téléspectateurs, et que ce message ait ensuite été relayé par l’ensemble des médias et des réseaux sociaux, sans le souci ni de la véracité des « informations » colportées, ni de l’inquiétude légitime mais injustifiée ainsi propagée dans la population. 97 %. 3 %.

Le bio. Comment les téléspectateurs ont été abusés par Cash Investigation. Pesticides et santé des enfants Introduction La connaissance scientifique malmenée Omissions Une mise en scène orientée Quelques dessous de l’émission Épilogue Introduction Le sujet de l’émission Cash Investigation diffusée sur la chaîne publique France2 le 2 février 2016 portait sur l’épineuse question des pesticides avec un reportage dénonçant les risques encourus, notamment pour la santé des enfants comme en atteste l’affirmation contenue dans son titre choc « Produits chimiques : nos enfants en danger ».

Comment les téléspectateurs ont été abusés par Cash Investigation

Tout le monde est concerné par ce sujet, qu’il s’agisse des agriculteurs exposés professionnellement, des riverains de champs cultivés, des consommateurs… Le dernier baromètre publié par l’IRSN1 (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) montre que 64% des Français considèrent que les risques des pesticides sont élevés et 26% pensent qu’ils sont moyennement élevés (p. 56). Il y a donc une réelle attente en matière d’information. Nous avons décidé de rendre publics ces éléments. 11. Des pesticides en doses toujours plus massives dans les campagnes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo Des pesticides en doses toujours plus massives dans les campagnes françaises : voilà ce que révèlent les statistiques que le ministère de l’agriculture a rendues publiques mardi 8 mars.

Des pesticides en doses toujours plus massives dans les campagnes

Présentées en périodes lissées de trois ans afin d’intégrer les variations climatiques, elles dessinent une tendance moyenne à la hausse de 5,8 % entre 2011 et 2014. Mais si l’on s’en tient au tout dernier bilan, 2014 apparaît comme la deuxième année noire consécutive. La consommation de produits phytosanitaires dans le secteur agricole a bondi de 9,4 % par rapport à 2013, qui avait déjà connu une augmentation de 9 %. Et encore, ces données n’intègrent pas les produits néonicotinoïdes qui enrobent directement les semences. Quant aux volumes bruts des ventes (en tonnes), le constat est plus sévère encore : les agriculteurs ont acheté 16 % de produits phytosanitaires en plus en 2014. (1) Pesticides : le chiffre bidon de Cash Investigation.

Des résidus de pesticides dans 97 % de nos aliments !

(1) Pesticides : le chiffre bidon de Cash Investigation

Depuis la diffusion de Cash Investigation, sur France 2, le chiffre tourne en boucle. Europe-Ecologie les Verts (EE-LV) s’indigne de ces chiffres «édifiants», plusieurs articles reprennent l’information. Et pour cause, l’émission insiste sur ce chiffre éloquent, qui donne le point de départ de l’enquête. Pesticides, épisode 2 : «Cash Investigation» a toujours tort. Cash Investigation et les pesticides, désintox n°2.

Pesticides, épisode 2 : «Cash Investigation» a toujours tort

Nous sommes revenus la semaine dernière sur un chiffre choc de l’émission, selon lequel 97% des aliments contenaient des pesticides. Un chiffre répété deux fois lors du documentaire, et repris abondamment depuis. Mais un chiffre faux, donc. Ce chiffre est tiré d’un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) lu un peu trop vite.

L’étude indique en fait que 97% des échantillons analysés respectent les limites légales, alors que 3% dépassent la limite maximale autorisée. Cash Investigation a répondu à notre Désintox. (20+) «Cash Investigation», lanceur d’alerte trop alarmiste. La télé «coup-de-poing» façon Cash Investigation a assurément un mérite : celui de faire bouger les choses.

(20+) «Cash Investigation», lanceur d’alerte trop alarmiste

Elle a parfois un petit défaut, celui - entre mise en scène musclée et sensationnalisme - de forcer un peu le trait. L’émission diffusée sur France 2 le 2 février, qui a secoué l’opinion (et les politiques) autour de la question des pesticides, a laissé dans le débat public une statistique choc… mais hautement contestable. 97,4 % des aliments de l’UE dans les clous, selon l’Efsa Nombre de médias se sont émus d’un chiffre asséné à deux reprises lors du documentaire : «97 % des aliments comportent des résidus de pesticides.» Ce pourcentage provient du rapport 2015 de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), au titre en apparence explicite : «Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales.»