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Glyphosate

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« Monsanto papers » : la guerre de Monsanto pour défendre son produit phare, le glyphosate. Pour sauver le glyphosate, la firme américaine a entrepris de nuire par tous les moyens à l’agence des Nations unies contre le cancer.

« Monsanto papers » : la guerre de Monsanto pour défendre son produit phare, le glyphosate

Premier volet de notre enquête. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Stéphane Horel « Nous avons déjà été attaqués par le passé, nous avons déjà subi des campagnes de dénigrement, mais nous sommes cette fois la cible d’une campagne orchestrée, d’une ampleur et d’une durée inédites. » Christopher Wild a vite replié sa haute silhouette et son sourire. Les toits de Lyon se déroulent en contrebas de la tour où siège le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), derrière les épaules de son directeur. Des courriels montrent que Monsanto s'inquiète des risques du glyphosate depuis 1999 - La Parisienne. Une cour fédérale vient de rendre publics des documents montrant que la firme Monsanto s'inquiète de potentiels effets cancérogènes du désherbant depuis 1999.

Des courriels montrent que Monsanto s'inquiète des risques du glyphosate depuis 1999 - La Parisienne

Les 250 pages de documents ont été déclassifiées après l’action en justice collective lancée devant une cour fédérale de San Francisco par plusieurs centaines de salariés agricoles atteints par un cancer du sang (lymphome non hodgkinien). Du Roundup dans l’urine parlementaire. Montrer que l’imprégnation de la population au glyphosate ne s’arrête pas aux portes des lieux de pouvoir et peser sur les dernières discussions qui pourraient aboutir à sa réautorisation en Europe.

Du Roundup dans l’urine parlementaire

C’était l’objectif assumé d’une opération de communication lancée voilà plusieurs semaines par des eurodéputés belges et consistant à mesurer la présence de l’herbicide, molécule active du célèbre Roundup de Monsanto, dans l’urine d’un échantillon de leurs pairs du Parlement européen. Les résultats, rendus publics jeudi 12 mai, sont éloquents. Sur les 48 parlementaires s’étant pliés à l’exercice – de treize nationalités et de toutes les couleurs politiques – tous présentaient une teneur détectable de glyphosate dans leur urine. A des taux souvent élevés, la moyenne étant de 1,7 microgramme par litre (µg/l), soit dix-sept fois le seuil légal toléré dans l’eau potable. Les taux de contamination les plus élevés sont plus de trente-cinq fois supérieurs à ce seuil. Pesticides : Bruxelles va proposer une réautorisation du Roundup pour dix ans.

La Commission européenne passe outre une résolution du Parlement européen.

Pesticides : Bruxelles va proposer une réautorisation du Roundup pour dix ans

La France « restera opposée à une remise en selle du glyphosate ». LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart La Commission européenne devrait proposer d’autoriser de nouveau le glyphosate pour dix ans. C’est en tout cas le sens d’un projet de règlement d’exécution, dont Le Monde a obtenu copie, qui sera soumis au vote des Etats membres les 18 et 19 mai. A Bruxelles, on ne souhaite pas commenter cette version de travail, mais on précise que « les discussions se poursuivent avec les Etats membres pour parvenir à une proposition qui sera adoptée à une majorité qualifiée ». La France en particulier s’y était opposée. Bruxelles reporte un vote sur le glyphosate, désherbant soupçonné d’être cancérogène. La Commission européenne a dû reporter mardi 8 mars un vote sur sa proposition de prolonger l’autorisation de l’utilisation du glyphosate pour quinze ans, après que plusieurs pays européens ont rejoint le camp des opposants à cette substance soupçonnée d’être cancérogène.

Bruxelles reporte un vote sur le glyphosate, désherbant soupçonné d’être cancérogène

Plusieurs sources diplomatiques ont rapporté que la proposition n’avait pas été soumise au vote, faute de majorité qualifiée (55 % des 28 Etats membres, représentant 65 % de la population de l’Union européenne), mais la commission a refusé de confirmer le report du vote, en expliquant que « les services de la Commission et les Etats membres [avaie]nt discuté de la façon d’aller de l’avant à ce sujet ». Le comité d’experts compétent se réunira à nouveau les 18 et 19 mai, mais « si besoin, cette question peut être soulevée (…) avant ». Lire aussi : Bataille sur l’avenir du glyphosate en Europe Des avis scientifiques opposés Lire aussi : Roundup, l’herbicide qui sème la discorde.

Envoyé spécial. Pesticides : la malédiction du soja. La Commission européenne s’apprête à céder à Monsanto. Disons NON au glyphosate ! Catastrophe !

La Commission européenne s’apprête à céder à Monsanto. Disons NON au glyphosate !

La Commission européenne est sur le point de renouveler l'autorisation du glyphosate pour une durée de 15 ans. Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA), affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène. Malentendu ? Cafouillage administratif ? Dites aux gouvernements des pays membres de l'UE de voter contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate. Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001.

Le vote des 7 et 8 mars prochains sera déterminant. Plus d'informations : Pétition contre le glyphosate. 117180 signatures – Vous aussi, signez !

Pétition contre le glyphosate

Il ne nous reste que quelques jours ! L’Union européenne devrait décider début mars de renouveler ou non l'autorisation du glyphosate, pesticide aux effets très controversés sur la santé, pour 15 ans. Le désherbant Roundup classé cancérogène. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart Parmi les trois molécules réévaluées par le CIRC se trouvent deux insecticides, le diazinon et le malathion, dont l’utilisation est restreinte en Europe.

Le désherbant Roundup classé cancérogène

C’est la troisième substance épinglée, le glyphosate, qui donne son caractère singulièrement explosif à l’avis rendu par le CIRC.