Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil
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Les crtiques à l'égard de l'idée de collaboration universelle et bénéfique Nov 4
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Ceux qui sont concernés par les logiciels de travail collaboratifs oublient trop souvent d’avoir en tête la loi 90-9-1… Elle résulte de l’étude de communautés en ligne et montre que 90% des membres ne participent jamais, pendant que 9% participent occasionnellement et que seulement 1% sont des membres contributeurs très actifs.
In most online communities, 90% of users are lurkers who never contribute, 9% of users contribute a little, and 1% of users account for almost all the action. All large-scale, multi-user communities and online social networks that rely on users to contribute content or build services share one property: most users don't participate very much. Often, they simply lurk in the background.
Thierry De Baillon , cofondateur de l'agence Socialearning (agence conseil en organisation et en stratégie collaborative) nous livre un article au titre provocateur à dessein,et qui à en partie inspiré l'interview vidéo qu'il m'a accordé autour du "Social learning et des pratiques collaboratives" Il faut se rendre à l'évidence : nous, êtres humains, sommes égoïstes, individualistes et de manière évidente accrochés à tout privilège que le pouvoir permet d'acquérir. La bonne volonté et le partage avec nos pairs suivent le principe de Nielsen , et la plupart d'entre nous n'imaginent même pas que l'on puisse se comporter autrement, à moins d'y être obligés.
Autoproclamé « Antéchrist de la Silicon Valley », Andrew Keen est rapidement devenu la bête noire des blogueurs du monde entier lors de la sortie de son premier livre en 2007 : Le culte de l’amateur, comment Internet tue notre culture . Trois ans plus tard, ce provocateur revient avec un nouvel ouvrage consacré aux réseaux sociaux : Digital Vertigo: Anxiety, Loneliness and Inequality in the Social Media Age. Atlantico a pu l'interviewer lors de son dernier passage à Paris, à l’invitation de Microsoft.
2011 nous amène son lot de prophéties sur l’Entreprise 2.0 et son substrat principal : les réseaux sociaux d’entreprise (RSE). Ces derniers vont-ils enfin, comme on l'entend souvent, casser les silos qui asphyxient l’entreprise, brident les initiatives, plombent la productivité, et même sapent le bonheur de employés ? Certains vont même jusqu’à pronostiquer que, faute de dépasser ce barrage organisationnel, les RSE seraient condamnés au déclin.
Les notions de finalité, de vision et de valeurs reviennent en force dans les entreprises. Un nombre croissant de dirigeants et de DRH réalisent que ces notions doivent avant tout être appréhendées comme des outils de management créant du sens et de la cohésion, et qu’elles ne doivent en aucun cas être laissées entre les mains d’un département ou d’une agence de communication. Partager la vision et rendre les valeurs authentiques est difficilement envisageable sans l’utilisation de pratiques collaboratives à tous les échelons de l’entreprise.
Où en est-on, et où va-t-on, en matière de management des entreprises et des administrations ? Depuis la parution du Nouvel Esprit du Capitalisme, l’ouvrage des sociologues Luc Boltanski et Eve Chiapello, qui décrivait comment le capitalisme avait renoncé au principe fordiste de l’organisation hiérarchique du travail pour développer une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l’initiative des acteurs et l’autonomie relative de leur travail, mais au prix de leur sécurité matérielle et psychologique, une double tendance semble se dessiner. D’un côté, certaines entreprises semblent revenir à une organisation prétendument scientifique du travail à base de process, de règles ou de reporting, qui se voudrait émancipée des hommes, de leurs humeurs, de leurs aléas et de leur imprévisibilité. Au risque de produire de terribles dégâts.
Un petit essai brillant (de 244 pages) sur la communication et les nouveaux médias par de jeunes auteurs trentenaires qui savent de quoi ils parlent (ce qui est rare) Passionnant, riche en témoignages (agence, avocats, sociologues...) et en cas de communication d'entreprises françaises et... internationales (ce qui est encore plus rare). Une vraie bonne surprise par rapport aux livres un peu gadget sur le même sujet.