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Défense nationale

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En Irak, François Hollande endosse pour la dernière fois son uniforme de chef des armées. Le chef de l’Etat a assuré les Irakiens du soutien de la France face à l’organisation Etat islamique.

En Irak, François Hollande endosse pour la dernière fois son uniforme de chef des armées

La victoire à Mossoul est « une question de semaines », veut-il croire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marc Semo (Bagdad, Erbil, envoyé spécial) La crête rocailleuse domine la plaine de Ninive et, au fond, à quinze kilomètres à peine, on devine, noyée dans la brume, la ville de Mossoul. « C’est la poussière de la bataille », explique le président du Kurdistan autonome irakien, Massoud Barzani, lundi 2 janvier, à François Hollande.

Depuis ce poste avancé des peshmergas (combattants kurdes), le président français scrute le paysage à la jumelle. Avec le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, il regarde une carte d’état-major que commente le chef kurde. Depuis qu’il a renoncé à se représenter, François Hollande pense surtout à son image et sa place dans l’Histoire. Lire aussi : Hollande à Bagdad : combattre l’EI en Irak, « c’est prévenir le terrorisme sur notre sol » La « garde nationale », un vivier de 72 000 réservistes en 2017. Voulu par François Hollande, ce dispositif, qui regroupe les réserves opérationnelles et dont la création doit être annoncée mercredi, est amené à monter en puissance pour faire face au terrorisme.

La « garde nationale », un vivier de 72 000 réservistes en 2017

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Faustine Vincent Jusqu’ici considérées comme un sujet secondaire, les réserves opérationnelles de l’armée, de la police et de la gendarmerie espèrent se développer sous un nouveau label – la « garde nationale » –, dont la création doit être annoncée mercredi 12 octobre lors du conseil des ministres. Le président de la République, François Hollande, pour qui « la France est en guerre » depuis les attaques terroristes, en avait parlé la première fois au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, appelant à ce que les réservistes « constituent les éléments qui [puissent], demain, former une garde nationale encadrée et disponible ».

Les contours de ce dispositif se précisent. Dans les faits, rien ne change ou presque sur le mode de fonctionnement. Le retour du service militaire, thème de campagne. Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen souhaitent réintroduire une forme de conscription, comme « école de la citoyenneté ».

Le retour du service militaire, thème de campagne

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Eric Nunès Vingt et un ans après la suppression du service militaire par Jacques Chirac en 1996, l’hypothèse du retour d’une nouvelle forme de conscription n’a jamais été aussi proche. Trois des principaux candidats à l’élection présidentielle prévoient de recréer une formation militaire obligatoire : Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pourquoi obliger la jeunesse à faire l’expérience d’un encadrement militaire ? Ce serait « une école de la citoyenneté », à en croire ces candidats. « Dans le contexte que nous vivons, celui d’une société qui vit des fractures, une menace terroriste, il est important de retrouver une forme de creuset national, un moment où tout le monde est réuni et mélangé », estime Emmanuel Macron, pour qui une formation militaire pour la jeunesse va « créer du lien ».

Les réservistes sollicités pour soulager les forces de l’ordre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Julia Pascual et Marion Biremon Avec la prolongation de l’état d’urgence, c’est la principale mesure qu’a annoncée François Hollande à la suite de l’attaque terroriste de Nice : faire appel à la réserve opérationnelle pour renforcer l’action de surveillance du territoire.

Les réservistes sollicités pour soulager les forces de l’ordre

Les militaires de « Sentinelle », les policiers et les gendarmes fatiguent au terme d’une année chargée, et l’attentat du 14-Juillet ne laisse pas présager de répit. La mesure vise donc à décharger un peu les forces de l’ordre. Tout en signifiant à l’opinion publique que la montée en régime se poursuit. M. Vincent Desportes : « Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir » Pour le général de l’armée de terre, les militaires français sont pleinement engagés partout dans le monde, mais sans aucune stratégie définie.

Vincent Desportes : « Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir »

L’épuisement des soldats est alarmant et les forces, tout comme les munitions, viennent à manquer. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Vincent Desportes (Général de l'armée de terre. Professeur des universités associé à Sciences Po) Par Vincent Desportes, général de l’armée de terre et professeur des universités associé à Sciences Po S’il est un domaine de l’action régalienne où la logique de résultat doit l’emporter sur celle des moyens, un domaine où il est dangereux de sacrifier le futur au présent, c’est bien celui de la défense.

Nos armées ont été engagées sans retenue. Que les armées soient engagées, c’est normal. « Le retour du service militaire obligatoire est infaisable, inutile et dispendieux » L’historienne Michèle Battesti incite les candidats à abandonner leur nostalgie d’un service militaire obligatoire qui ne correspond à aucune nécessité actuelle.

« Le retour du service militaire obligatoire est infaisable, inutile et dispendieux »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Michèle Battesti (Historienne, directrice de recherche associée au Centre Roland-Mousnier à l'université Paris-IV) Vingt après sa suspension, le service national, universel et obligatoire, s’impose comme thème de la campagne présidentielle. Réapparu sur la scène politique au lendemain des attentats de 2015 et 2016, il est présenté comme la panacée pour assurer la cohésion nationale et le brassage social, renforcer la résilience du pays, aider les jeunes en difficulté, lutter contre le terrorisme, etc. D’après un sondage de fin 2016, 74 % des Français seraient favorables au retour du service militaire, au nom des valeurs morales, d’ordre et de sécurité. Nostalgie du XIXe siècle.