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2011

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Etudier une oeuvre littéraire avec Facebook. Par Jean-Michel Le Baut Si Lorenzaccio avait ouvert un compte Facebook à quels groupes appartiendrait-il ?

Etudier une oeuvre littéraire avec Facebook

Qui seraient ses amis ? Des lycéens bretons redonnent vie ainsi aux personnages de la pièce de Musset. "L’usurpation d’identité se confond ici, savoureusement, avec l’imposture littéraire", prévient Jean-Michel Le Baut. « Le monde entier est un théâtre », écrivait Shakespeare, Facebook aussi ! Les lycéens du projet i-voix (Lycée de l’Iroise à Brest et Liceo Cecioni à Livorno) se sont lancés dans une expérience elle aussi originale, pédagogiquement intéressante, sans doute aisément transférable. Entretien avec Nathalie Rannou, Maison de la Poésie de Rennes. En relation avec la Maison de la Poésie de Rennes, vous êtes conseillère-relais pédagogique pour l’Académie : qu’est-ce qu’une « maison de la poésie » ?

Entretien avec Nathalie Rannou, Maison de la Poésie de Rennes

Quelle est personnellement votre mission ? La Maison de la poésie de Rennes exerce depuis 2004 une mission de diffusion de la poésie contemporaine auprès de tous les publics. Elle n’est pas la seule en France et dans le monde francophone, loin s’en faut ! Infinis paysages, poétiques et pédagogiques. Par Jean-Michel Le Baut « Mon métier d’enseignant, c’est d’éveiller les gens à l’inconnu, de leur donner la familiarité, le goût, l’appétit, la gourmandise de ce qui les sort d’eux-mêmes, de leurs pensées … que leur compréhension du monde soit en perpétuel éveil, une perpétuelle contestation de ce qu’ils croient savoir.

Et la poésie, de ce point de vue, est un instrument extraordinaire parce que chaque poète me surprend, m’étonne», disait Jean-Pierre Siméon, actuel directeur artistique du Printemps des Poètes, qui se déroule tout au long de ce mois de mars 2011 autour du thème « Infinis paysages ». Dans cette conférence disponible en ligne, il énonce quelques principes essentiels qui doivent permettre de revitaliser la place de la poésie à l’école pour lui restituer son pouvoir unique de questionnement, de bouleversement, de dévoilement. Deux créations récentes méritent en particulier l’attention. Et si les poèmes changeaient d’auteurs ? L'enseignement du français entre hier et aujourd'hui. Par Jean-Michel Le Baut Nouveaux programmes, nouvelle collection : nouveaux défis ?

L'enseignement du français entre hier et aujourd'hui

Tous les professeurs de lettres s'accordent sur leur mission : rendre présente la littérature auprès des élèves qui leur sont confiés. Mais le débat commence aussitôt après : quelles œuvres ? Dans quel but ? Avec quelles méthodes ?... Forum des enseignants innovants : « OULIPO, OUPEINPO, QUEZACO ? » Le collège comme ouvroir de créativité - Forum 2011.

Par Jean-Michel Le Baut L’idée qu’on puisse apprendre la philosophie sans penser paraîtrait à tous aberrante.

Forum des enseignants innovants : « OULIPO, OUPEINPO, QUEZACO ? » Le collège comme ouvroir de créativité - Forum 2011

L’idée qu’on puisse apprendre la littérature sans écrire est pourtant trop souvent mise en application dans les pratiques scolaires et universitaires en France. Heureusement, les ateliers d’écriture se diffusent pour mettre enfin la créativité au cœur des apprentissages … L’OuLiPo est un espace littéraire fondé en 1960 par Raymond Queneau : un « OUvroir » où on exploite toutes les « POtentialités » de la « LIttérature », un atelier de couture artistique où on considère que les contraintes stimulent l’imagination. Ce mouvement est toujours bien vivant comme le montrent le site internet et les réunions régulières du groupe, comme en témoignent aussi de stimulantes déclinaisons dans le cadre scolaire. Ainsi, un projet présenté au Forum des Enseignants Innovants 2011 s’intitule-t-il « Oulipo, Oupeinpo, Quézaco ? Dans quel contexte votre projet est-il mis en œuvre ? Partager le plaisir des mots.

Entretien avec Delphine Regnard Delphine Régnard enseigne les lettres classiques au Lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie.

Partager le plaisir des mots

Elle utilise Twitter dans ses classes pour favoriser les échanges et pour organiser des jeux d’écriture. Par exemple, des haïkus inspirés de la pièce Fin de Partie au programme de littérature en terminale : « C’est Fin de Partie / Nous devons partir, quitter / C’est échec et mat ! » Ou encore des tweets d’inspiration oulipienne comme la contrainte de réécrire le proverbe « La vengeance est un plat qui se mange froid » en s’interdisant l’emploi d’une lettre : « Une riposte est un mets qu’on déguste froid » (sans a), « La vengeance est un plat de chez Picard » (sans o) … Avant Twitter, utilisiez-vous les TICE avec vos élèves ? J’utilisais les TICE de deux façons : soit pour leur montrer des documents plus facilement (outils de présentation), soit en salle informatique pour leur faire faire des exercices en ligne, des recherches, etc. Blog d’analyse de pratique : Des devoirs de français sur Twitter. Un projet pédagogique d’Annie Côté Au Québec, à l’École secondaire Les Sentiers de Charlesbourg, Annie Côté enseigne le français à des élèves âgés de 16-17 ans.

Des devoirs de français sur Twitter

L'étranger gazouille. Une réécriture en tweets du roman d’Albert Camus « Aujourd’hui, maman est morte.

L'étranger gazouille

Ou peut-être hier, je ne sais pas. » (1er tweet du TwittRoman) « J’espère que vous serez tous présents à mon exécution et que vous me haïrez » (dernier tweet du TwittRoman) Et si Meursault avait connu Twitter ? Ce travail mené dans le cadre de l’étude du roman poursuivait plusieurs objectifs : développer des compétences d’écriture et de créativité, aider les élèves à s’approprier l’œuvre par l’identification au personnage-narrateur, engager une réflexion sur la structure du récit et la temporalité romanesque …

Entretien avec François Bon. Après le livre. Qu’en sera-t-il de la littérature (et de son apprentissage) ?

Après le livre

Avec la révolution de l’imprimerie, la transmission, la culture, l’éducation furent à réinventer. Le 21ème siècle nous ouvrirait-il un chantier de même importance ? Le récent essai de François Bon, qui prend le risque d’aborder cette question, est moins celui d’un théoricien que d’un « praticien réflexif ». A partir de son expérience singulière d’écrivain (évocations du corps en train de lire ou d'écrire sur l'ordinateur et les tablettes, exploration de la bibliothèque personnelle, interrogations sur l'organisation interne des dossiers dans les disques durs, histoire des équipements informatiques ou des sites internet successifs…), il donne à voir et à penser une mutation collective, essentielle, historique : le passage du livre au numérique.

La métamorphose L’essai bien entendu est intéressant par les ruptures qu’il éclaire. 24ème Goncourt des lycéens : La magie de la littérature. Prolongements. « Lire-écrire-publier à l’heure du numérique » : comment faire en sorte que les élèves deviennent à l’école réellement sujets de ces verbes ?

Prolongements

Pour montrer combien le numérique offre la possibilité de revitaliser l'apprentissage de la littérature, le Café Pédagogique propose un pearltree, c’est-à-dire un arbre à perles, qui permet de visualiser, d’organiser, d’explorer un répertoire de liens. Dans ce pearltree, on trouvera des expériences (projets d'enseignants ou productions d'élèves) susceptibles de donner des pistes de travail et de réflexion, de susciter et d'éclairer des pratiques pédagogiques innovantes, de favoriser l'activité de l'élève pour enrichir sa relation au texte littéraire.

Chaque branche est présentée par un succinct « édito ». Il va de soi que les exemples proposés pourraient souvent illustrer plusieurs branches de l'arbre à perles. Caroline d'Atabekian : " Exploiter les TICE pour développer une pédagogie active ". Caroline d’Atabekian est professeure de français, membre de l'association WebLettres.

Caroline d'Atabekian : " Exploiter les TICE pour développer une pédagogie active "

Elle est intervenue mardi 22 novembre 2011 au Séminaire national « Lire-écrire-publier à l'heure du numérique » qui se tenait à la Bibliothèque nationale de France. PNF Lettres : Et si les livres changeaient d'auteurs ? (3ème journée) Par Jean-Michel Le Baut Le Séminaire national sur les métamorphoses de la lecture a tenu mercredi 23 novembre sa troisième journée de réflexion au Lycée Louis-Le-Grand. Six cents participants, enseignants, inspecteurs, chercheurs, universitaires, traducteurs, auteurs, critiques, ont été invités à réfléchir et échanger sur le thème : « lire-écrire-publier à l'heure du numérique ».

La troisième journée s'est recentrée sur le premier terme de ce triptyque : quelles stratégies de lecture déployer pour favoriser l'appropriation réelle des œuvres ? Comment inviter le lecteur à devenir auteur du texte lu ? PNF Lettres : Deuxième journée. Par Jean-Michel Le Baut et Adeline Sontot Buisson Le Séminaire national sur les métamorphoses de la lecture a tenu mardi 22 novembre sa deuxième journée de réflexion à la Bibliothèque Nationale de France. Six cents participants, enseignants, inspecteurs, chercheurs, universitaires, éditeurs, libraires, sont invités à réfléchir et échanger sur le thème : « lire-écrire-publier à l'heure du numérique ». La deuxième journée a été dominée par le troisième terme de ce triptyque : quelles mutations les technologies nouvelles entraînent-elles sur la publication, la diffusion et l'appropriation des œuvres ?

L'édition et la librairie. PNF Lettres : Lire-écrire-publier à l’heure du numérique. Par Jean-Michel Le Baut et Adeline Sontot Buisson. Lire-écrire-publier à l'heure du numérique, chiche ! Par Jean-Michel Le Baut Les 21-22-23 novembre, à Paris, un Séminaire national s’est attaché à exposer et penser une mutation culturelle dont les implications pédagogiques sont fortes : « lire-écrire-publier à l'heure du numérique ».