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Corne de l'Afrique: mobilisation à Rome, déception des ONG - Top News

Corne de l'Afrique: mobilisation à Rome, déception des ONG - Top News
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Un été meurtrier dans la Corne de l'Afrique «3,7 millions de personnes risquent de mourir de faim». Le chiffre apparaît furtivement au milieu des brèves déroulantes des chaînes d’information internationales. Il est précédé de «20 millions de personnes ont utilisé le régime Dukan». Il est suivi de «300 millions de personnes ont acheté un smartphone». C’est le 20 juillet 2011 que l’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé de tirer la sonnette d’alarme. «Si nous n’agissons pas aujourd’hui, la famine s’étendra à l’ensemble des huit régions du sud de la Somalie d’ici deux mois, du fait des mauvaises récoltes et des épidémies de maladies infectieuses.» Une catastrophe annoncée D’autres pays de la région sont menacés par la disette: Kenya, Erythrée, Ethiopie, Djibouti. Le cataclysme humanitaire s’annonçait depuis plusieurs semaines. Quand elles ne chantent pas dans les festivals, loin des studios d’enregistrement ou de télévision, les stars de la chanson sont occupées à fuir les paparazzi à la sortie des spas. Damien Glez

Famine dans la Corne de l’Afrique, qui produit des tonnes de céréales pour l’Asie ou les pays du Golfe Alors que des millions de personnes sont gravement menacées de famine dans la Corne de l’Afrique, des investisseurs étrangers récoltent dans la même région des tonnes de céréales à destination de l’Asie ou des pays du Golfe. Il fait un peu moins de 40°C. Accroupi, un jeune garçon arrache la mauvaise herbe qui a poussé au milieu d'un champ de canne à sucre. Course aux biocarburants En 2008, suite à la hausse drastique du prix des produits alimentaires, et aux famines qui en ont résulté, une course sans précédent a été lancée pour s'accaparer les surfaces agricoles en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Bradage du pays En Ethiopie, près de 85% de la population vit de l'agriculture.

Douze millions de personnes sont menacées par la famine dans la Corne de l'Afrique "Une sécheresse fonctionne comme un révélateur qui n’engendre la famine que lorsqu’il y des dysfonctionnements préalables". Selon Sylvie Brunel, géographe et ancienne présidente d’Action contre la faim, la sécheresse exceptionnelle que connaît la Corne de l’Afrique (Kenya, Somalie, Djibouti, Ethiopie, Erythrée) n’a les conséquences dramatiques que l’on connaît qu’en raison d’une double défaillance : celle des Etats de la région, d’abord, celle de la communauté internationale, ensuite. Les populations touchées sont majoritairement des éleveurs nomades, dont le mode de vie dépend fortement des aléas climatiques et dont le poids démographique et politique est faible. "La famine est un tamis qui sélectionne les plus vulnérables", résume la géographe. En Somalie, la situation est aggravée par l’absence d’Etat depuis 1991. Une alerte donnée dès août 2010 La population du Nord du Kenya est également confrontée à cette grave crise alimentaire. La France donne 10 millions, la Grande-Bretagne 100

Famine : le directeur général de la FAO réclame des aides d'urgences "Il faut sauver des vies et réagir". Les mots prononcés par Jacques Diouf à l’ouverture d’une réunion ministérielle d’urgence lundi à Rome sont lourds. Le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a convoqué cette rencontre, à la demande de la France qui préside le G20, pour faire face à la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique, principalement en Somalie. Un rendez-vous qui intervient alors que la FAO avait émis une première alerte il y a près d’un an. Selon le diplomate sénégalais, la sécheresse dans cette région "exige une aide internationale massive et urgente". A savoir précisément 1,6 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) pour l’année à venir, nécessaire pour lutter contre cette "situation catastrophique". De son côté, la Banque mondiale a indiqué peu avant cette réunion qu’elle allait débourser 350 millions d’euros.

Corne de l'Afrique : 10 millions de personnes en danger de mort Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par François Danel, directeur général d'Action contre la faim La catastrophe humanitaire qui frappe actuellement la Corne de l'Afrique, et en particulier la Somalie, met en danger de mort 10 millions de personnes. S'il ne faut pas négliger les effets des conflits existants, l'absence de stabilité dans certaines zones et les difficultés de gouvernance, la sécheresse sans précédent depuis vingt ans est une cause majeure de cette crise. Nos équipes sur le terrain en Somalie témoignent de l'afflux massif de personnes sur nos programmes. Deux mauvaises saisons des pluies se sont succédées ; le manque d'eau a entrainé une perte de 50 % des récoltes, et une insuffisance de pâturages qui a donné lieu à une surmortalité du bétail. La sécheresse cyclique dans la Corne de l'Afrique est notamment due aux effets des changements climatiques.

Corne de l'Afrique : une attitude "honteuse" Europe 1Europe1.fr avec AFP L'ONG britannique Oxfam a jugé "honteux" que seule une poignée de pays riches se soient engagés lundi à Rome au cours d'une conférence ministérielle d'urgence à la FAO pour aider la Corne de l'Afrique, touchée par une grave sécheresse. "Il est honteux que seules quelques-unes des économies les plus riches et les plus puissantes aient été disposées à montrer leur engagement pour sauver les vies de nombreuses personnes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables en Afrique de l'Est", a dénoncé la directrice de l'ONG, Barbara Stocking, dans un communiqué. "Une conférence des donateurs aura lieu dans deux jours (mercredi) à Nairobi et j'espère que la réunion d'aujourd'hui entraînera d'autres gouvernements à s'engager fortement là-bas", a-t-elle souhaité.Selon Barbara Stocking, "les gouvernements des pays riches et les donateurs font preuve d'amnésie collective sur une échelle colossale. Ils savaient que cette catastrophe était évitable".

Afrique: "Qui a plaint la Somalie?" Lequel d'entre nous n'a pas pesté face au fiasco météo, à novembre importé en juillet et aux vacances gâchées - mais qui a plaint la Somalie? Lequel d'entre nous ne s'est pas réjoui du panache vélocipédique de Thomas Voeckler et désolé de la fin pathétique d'Amy Winehouse - mais qui a plaint la Somalie? Lequel d'entre nous n'a pas frémi d'horreur en songeant au tueur norvégien et d'angoisse en suivant la crise de l'euro - mais qui a plaint la Somalie? Avouons-le: la famine qui frappe la corne de l'Afrique fait autant de bruit chez nous qu'un caillou lancé dans une mer d'indifférence. Signe d'un déclin de l'Occident Mais toutes ces explications ne sont que des excuses. Repenser l'intervention Que faire pour la Somalie, sans rééditer les erreurs d'autrefois, avec ces sacs de riz portés à dos de ministre et ces casques bleus massacrés par les seigneurs de la guerre? Attention!

Corne de l'Afrique : plusieurs millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire L'ONU a déclaré, mercredi 20 juillet 2011, que deux régions du sud de la Somalie, le sud de Bakool et Lower Shabelle, sont frappées par la famine. D'autres régions de la Corne de l'Afrique risquent d'être dans le même situtation dans les prochaines semaines, comme en témoigne l'état des lieux fait par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU. Plusieurs régions sont actuellement au niveau 4 de la classification IPC. L'ONU a déclaré, mercredi 20 juillet 2011, que deux régions du sud de la Somalie, le sud de Bakool et Lower Shabelle, sont frappées par la famine. En savoir plus : Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU

Des pistes pour éliminer la famine dans la Corne de l'Afrique Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Des enfants décharnés, des files de réfugiés en quête de vivres sur des terres désespéremment arides : ce sont les stigmates de la situation humanitaire dramatique que traverse la Corne de l'Afrique, en proie à une sécheresse sans précédent. Une crise pire aujourd'hui qu'il y a quelques années, et qui pourrait encore s'aggraver dans les mois à venir, alors que la prochaine saison des pluies n'est attendue qu'en octobre. D'ici-là, près de 12 millions de personnes risquent une malnutrition aiguë. Mercredi 27 juillet, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) devait réunir les ambassadeurs des pays donateurs pour faire le point sur la situation en Somalie, pays qui subit de plein fouet la sécheresse et où deux régions ont été déclarées par l'ONU en situation de famine. Sur le plan climatique, il n'y a pas grand chose que les populations et organisations humanitaires puissent faire.

Famine: la conférence française «qui fait pschiiitt» Oxfam a raillé mercredi "l'activité diplomatique" française, après l'annonce par le ministre de l'Agriculture de la tenue d'une conférence de donateurs au bénéfice des pays africains victimes de la sécheresse à Nairobi. Conférence, qui, selon l'ONG, "fait pschiiitt" et même "n'existe pas". "Au cours des derniers jours, le gouvernement français, et en particulier le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, a déployé une activité diplomatique intense pour répondre à la crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique," constate l'ONG dans un communiqué. "Après un déplacement dans l'une des régions les plus touchées par la crise et la convocation d'une réunion extraordinaire de la FAO, la France annonçait depuis plusieurs jours une importante conférence des donateurs aujourd'hui à Nairobi," poursuit-elle. «Ecran de fumée» "L'activité diplomatique déployée par la France ces derniers jours n'est-elle qu'un écran de fumée pour cacher la faiblesse de ses engagements financiers?" (Source AFP)

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