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Réchauffement climatique

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Pourquoi la baisse des émissions de gaz à effet de serre liée à la crise du coronavirus ne suffira pas à enrayer le réchauffement climatique. La baisse s'annonce historique.

Pourquoi la baisse des émissions de gaz à effet de serre liée à la crise du coronavirus ne suffira pas à enrayer le réchauffement climatique

En confinant une grande partie de la population mondiale et en freinant l'activité économique, la pandémie du coronavirus va entraîner une nette baisse des émissions de gaz à effet de serre, le moteur du réchauffement climatique qui accélère de façon quasi-ininterrompue depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon le site spécialisé Carbon Brief, qui a pris en compte un éventuel rebond de l'économie, cette baisse devrait être de l'ordre de 5,5% en 2020 pour l'ensemble de la planète. En France, le Haut Conseil pour le climat estime cette baisse entre 5 et 15% sur l'année 2020.

Grâce au confinement, les émissions de CO2 vont baisser de 8% en 2020... et ça ne changera rien. Des gens cloîtrés chez eux.

Grâce au confinement, les émissions de CO2 vont baisser de 8% en 2020... et ça ne changera rien

Des rues vidées de circulation automobile. Même les cieux semblent immaculés alors que les avions sont cloués au sol. Pendant deux mois, le monde a été quasiment à l’arrêt… à tel point que les émissions de gaz à effet de serre pourraient diminuer, à l’année, de près de 8 %. Le confinement, affirme-t-on, témoignerait de la possibilité d'enrayer le déclin de la nature. On en veut pour preuve qu’à Venise les eaux ne sont plus troubles et qu’un peu partout dans le monde, la faune a repris ses droits en déambulant dans des territoires depuis longtemps uniquement parcourus par des êtres humains. Plus que ces exemples somme toute assez ponctuels, ce sont les estimations des baisses des émissions de CO2, le principal gaz responsable du réchauffement climatique, qui tendent à prouver l’effet bénéfique du confinement sur la nature.

(52) Capitalisme : victoire par chaos climatique - #DATAGUEULE 83. « Pollution, surexploitation des ressources, conséquences sociales… les impacts du numérique sur l’écologie sont multiples » Article réservé aux abonnés Une recherche sur Google consomme-t-elle « autant d’énergie que ce que le corps humain brûle en dix secondes » ou « l’équivalent de l’électricité dépensée par une bouilloire pour chauffer une tasse de thé » ?

« Pollution, surexploitation des ressources, conséquences sociales… les impacts du numérique sur l’écologie sont multiples »

Depuis 2009 et ce débat, devenu célèbre, entre un jeune physicien et le vice-président du moteur de recherche américain, les spécialistes multiplient les métaphores lorsqu’il s’agit de mesurer l’impact environnemental de l’usage d’Internet. Pour Françoise Berthoud, ingénieure en informatique, chercheuse au CNRS et responsable du groupement de service EcoInfo (dont le but est de réduire les impacts environnementaux et sociétaux négatifs des technologies du numérique), les conséquences du numérique sont trop nombreuses et diverses pour quantifier de manière précise leur poids écologique.

Cependant, l’analyse de la répartition des pollutions peut aider les entreprises et les usagers à réduire leur empreinte écologique. L'UE vote la réforme du marché du carbone pour endiguer "le droit à polluer" Le Parlement européen a voté mardi la réforme du marché du carbone de l'UE, créé pour donner un coût dissuasif à la pollution mais plombé jusqu'à présent par une offre pléthorique de quotas d'émission de CO2.

L'UE vote la réforme du marché du carbone pour endiguer "le droit à polluer"

Constat du réchauffement climatique - rapport du GIEC

Négociations climatiques. Marché de droits à polluer. Taxe carbone, Ecotaxe. Instruments politique climatique - Tableau de synthèse de Marjorie Galy. EC Audiovisual Service - Video. Climat : Bruxelles veut 30 % d’économies d’énergie en 2030. Transition énergétique : la France au pied du mur. Comment l’agriculture peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Lutte contre le changement climatique : l'exemplarité européenne remise en cause ? Jean-Claude Juncker (Peter Morrison/AP/SIPA) À l’aube de la 20e conférence des parties qui se tiendra à Lima et à un peu plus d’un an de la décisive conférence de Paris qui aura la lourde de tâche de parvenir à un accord global juridiquement contraignant pour lutter contre le dérèglement climatique, les changements en cours à la tête de l’Union européenne suscitent l’inquiétude.

Lutte contre le changement climatique : l'exemplarité européenne remise en cause ?

En effet, deux éléments viennent interroger le rôle exemplaire qu’a toujours tenu l’UE dans les négociations climatiques internationales. La nomination de Donald Tusk n'est pas une bonne nouvelle. La lutte contre le réchauffement n’est pas l’ennemie de la croissance. « Lutte contre le changement climatique et croissance économique peuvent aller de pair » : l'idée prend à rebrousse-poil l'opinion généralement admise qui fait de la protection de l'environnement, et du climat en particulier, l'ennemi de la prospérité.

La lutte contre le réchauffement n’est pas l’ennemie de la croissance

A une semaine du Sommet extraordinaire sur le climat, convoqué mardi 23 septembre à New York par le secrétaire général des Nations unies, c'est pourtant la thèse défendue par l'économiste Nicolas Stern et l'ancien président mexicain, Felipe Calderon, dans un rapport intitulé « Une meilleure croissance pour un meilleur climat ». Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a démontré la réalité et l'origine anthropique du phénomène. Comment convaincre les gouvernements d'agir alors que tout – chômage, pauvreté et conservatisme des intérêts en place – les pousse à différer des politiques de décarbonisation perçues comme trop douloureuses ? Scénario négaWatt. Dans le scénario négaWatt, un couplage est envisagé entre les réseaux de gaz, d'électricité et de chaleur.

Scénario négaWatt

À partir de 2030, en période de forte production éolienne et photovoltaïque, les excédents d’électricité sont transformés en méthane de synthèse grâce à des réactions d'électrolyse puis de méthanation. Ce gaz se mélange aux autres sources de méthane (biogaz, gazéification du bois), permettant via le réseau d’alimenter de nombreux usages, notamment les transports.