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Liberté de la presse

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Charlie Hebdo. De « Charlie » à Dieudonné, jusqu'où va la liberté d'expression ? « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ? La question est revenue, lancinante, durant les dernières heures de notre suivi en direct de la tuerie à Charlie Hebdo et de ses conséquences. Elle correspond à une interrogation d'une partie de nos lecteurs : que recouvre la formule « liberté d'expression », et où s'arrête-t-elle ? La liberté d'expression est encadréeLa particularité des réseaux sociauxLe cas complexe de l'humourCharlie, habitué des procèsDieudonné, humour ou militantisme ? 1. La liberté d’expression est encadrée Le même principe est rappelé dans la convention européenne des droits de l'homme : « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Cependant, elle précise : La liberté d'expression n'est donc pas totale et illimitée, elle peut être encadrée par la loi.

Dernier cas particulier : l'apologie du terrorisme, plus durement sanctionné depuis la loi de novembre 2014 sur la lutte contre le terrorisme. 2. 3. 5. Classe média : les caricatures. Dans le cadre de la classe média, on ne pouvait pas passer à côté des événements tragiques de mercredi dernier. D’autant plus que dans le collège, nous avons eu certaines réactions très particulières, de type « bien fait pour eux » (pour rester soft). Toutes les classes ont bien entendu eu un moment d’explication et de recueillement jeudi, mais des incompréhensions demeures.

Les élèves font des confusions, s’en tiennent à des brides d’informations. Bref, il reste du boulot. J’ai voulu par cette séance remettre la caricature au centre. Il ne s’agit pas d’évoquer les caricatures qui ont fait polémiques (et qu’ils aient l’impression qu’on leur fait la morale), ni de refaire un cours sur la liberté de la presse, mais de parler des caricatures en général. Pour cette séance d’une heure, en petit groupe, j’ai commencé par leur demander ce qu’était une caricature. Je leur dis que les caricatures ne sont pas que dessinées, et leur demande quel autre type de caricatures connaissent-ils. La caricature, un genre subversif. La presse satirique en France aujourd'hui. La caricature, une rhétorique visuelle à exploiter en classe.

L'histoire du dessin satirique. CLEMI. Infodoc.Presse : veille sur l'actualité des médias. Centre de documentation du CLEMI. La satire dans les médias en vingt dates - Je suis Charlie - Le Clemi - Le CLEMI. La dérision dans la presse française est une longue histoire. Une histoire difficile, tant la satire a peiné à y trouver sa place, confrontée à des régimes ou des conformismes qui ne l’acceptaient pas encore. Voici le récit de vingt journées qui ont fait l’histoire de la satire en France. Ce sont autant de dates dans la longue guerre que livrent depuis plus de deux siècles humoristes, caricaturistes et pamphlétaires pour faire triompher la liberté de rire dans notre pays. 19 février 1788 Une feuille volante circule dans Paris mettant en scène un personnage « révolutionnaire », le Père Duchesne 5 janvier 1815 Le Nain Jaune brocarde les opportunistes de son temps en créant l’Ordre de l’Éteignoir 14 novembre 1831 Au cours de son procès, le directeur de La Caricature, Charles Philipon, transforme Louis-Philippe en « roi-poire » 30 août 1832 Huit mois après avoir caricaturé Louis-Philippe, Honoré Daumier est arrêté et conduit à Sainte-Pélagie.

Je suis Charlie - Le Clemi - Le CLEMI. Où est Charlie ? Au collège et au lycée, comment interroger l’actualité avec distance et raisonnement. Le massacre perpétré le mercredi 7 janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo continue à être largement médiatisé par l’ensemble des supports de communication qui irriguent et alimentent notre quotidienne représentation du monde : presse, télévision, Internet, réseaux sociaux.

L’onde de choc produite par l’événement hante ainsi le mur d’images dont sont nourris une majorité d’élèves aujourd’hui. La force symbolique de la vue des drapeaux en berne, de la minute de silence établie en l’honneur des douze victimes de l’attentat, comme des différents rassemblements républicains très médiatisés, contribue à inscrire l’événement dans l’espace public. Les nombreux hommages rendus aux victimes par les anonymes du monde entier, comme par les personnalités politiques, culturelles ou médiatiques en général, accentuent encore cette présence de l’événement.

Ramener l’événement dans le temps long La haine qu’il suscitait chez certains a conduit à son assassinat. Le traitement par les médias 1. « Charlie », Dieudonné, réseaux sociaux... la foire aux questions de la liberté d'expression. Depuis une semaine, des lecteurs nous posent des questions sur la liberté d'expression, ou s'étonnent de la manière dont est appliquée la loi.

Depuis une semaine, de nombreuses remarques et questions de nos lecteurs et des internautes nous interpellent sur la liberté d'expression et ses limites, ou s'étonnent de la manière dont est appliquée la loi. Nous avons tenté de faire un tour d'horizon des messages les plus fréquents. « J'ai le droit de dire ce que je pense » Vous avez le droit, oui, mais en privé, et encore. La liberté d'expression en public, et même devant un cercle d'amis dans certains cas, est encadrée. Vous ne pouvez pas vous promener dans la rue en criant « Mort aux Syldaves », par exemple. Ce serait un délit (si les Syldaves existaient). La liberté d'expression n'est pas absolue. Lire aussi l'analyse : Jusqu'où va la liberté d'expression ? « Mais alors je ne peux pas dire ‘les Syldaves sont des salauds', même sur mon Facebook visible uniquement par des amis ?

Non. C'est faux. Unes du 8 janvier 2015 - Je suis Charlie - Le Clemi - Le CLEMI. Caricaturistes : Artistes ou journalistes. Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Paragraphe 2 : Des rectifications. Le directeur de la publication sera tenu d'insérer gratuitement, en tête du prochain numéro du journal ou écrit périodique, toutes les rectifications qui lui seront adressées par un dépositaire de l'autorité publique, au sujet des actes de sa fonction qui auront été inexactement rapportés par ledit journal ou écrit périodique. Toutefois, ces rectifications ne dépasseront pas le double de l'article auquel elles répondront. En cas de contravention, le directeur de la publication sera puni de 3 750 euros d'amende. Le directeur de la publication sera tenu d'insérer dans les trois jours de leur réception, les réponses de toute personne nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique quotidien sous peine de 3 750 euros d'amende sans préjudice des autres peines et dommages-intérêts auxquels l'article pourrait donner lieu.

La réponse sera toujours gratuite. La réponse ne sera exigible que dans l'édition ou les éditions où aura paru l'article. L'islam interdit-il les images de Mahomet? Cet article a été initialement publié en 2011. Le sujet avait éclaté aux yeux de l’opinion publique mondiale en 2006 avec l’affaire des caricatures de Mahomet parues dans un journal danois, celui de la représentation du prophète musulman. L’islam interdit-il la fabrication d’images de Mahomet? Les trois grandes religions monothéistes que sont l’islam, le judaïsme et le christianisme ont comme point commun l’acceptation d’un seul Dieu (Allah pour la religion musulmane) et l’interdiction de le représenter. La représentation de Dieu est ainsi restée taboue tout au long de l'histoire de l'islam.

Pas dans le Coran Si l’interdiction de faire des images de Dieu dans l’islam n’est pas contestée, il n’en va pas de même pour les images de Mahomet, le prophète de la religion musulmane. «Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.» Hadiths. Les lois sur la liberté de la presse.