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Enquête vidéo : comment des milices d’extrême droite américaines ont préparé l’invasion du Capitole. Ouïgours : l’Union européenne prend des sanctions contre la Chine, qui réplique. C’est une première depuis la répression du mouvement démocratique de la place Tiananmen en 1989.

Ouïgours : l’Union européenne prend des sanctions contre la Chine, qui réplique

L’Union européenne (UE), suivi dans l’après-midi par le Royaume-Uni, ont imposé, lundi 22 mars, des sanctions contre quatre responsables chinois dans le dossier ouïgour, cette minorité musulmane sévèrement réprimée. Ces mesures – interdictions de visas et gels d’avoirs – sont motivées par le traitement réservé aux Ouïgours dans le Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine.

Elles ciblent notamment le directeur du Bureau de la sécurité publique du Xinjiang, Chen Mingguo, accusé de « graves atteintes aux droits de l’homme », de « détentions arbitraires et traitements dégradants infligés aux Ouïgours et aux membres d’autres minorités ethniques musulmanes, ainsi que d’atteintes systématiques à leur liberté religieuse ». Une plainte pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » déposée en France après des attaques chimiques en Syrie. C’est le récit de « l’horreur et de la peur, des enfants qui pleurent et des gens qui courent », « la sidération à la vue des cadavres et le bruit des bombardements », selon des témoignages à l’appui de la plainte déposée à Paris lundi 1er mars pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».

Une plainte pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » déposée en France après des attaques chimiques en Syrie

C’est la première fois qu’une procédure vise le régime de Bachar Al-Assad en France pour l’utilisation d’armes chimiques contre sa population. Elle concerne deux attaques chimiques commises dans la Ghouta orientale, près de Damas, dans le courant du mois d’août 2013. Celles des 4 et 5 août 2013 sur Adra et Douma ont fait au moins 450 blessés. Les bombardements de la nuit du 20 au 21 août 2013 ont, eux, marqué un tournant supplémentaire par leur violence, faisant plus de 1 000 morts et plusieurs milliers de blessés. Pourquoi le président turc, Recep Tayyip Erdogan, attaque violemment Emmanuel Macron. Insulter le président français, Emmanuel Macron, est décidément la nouvelle marotte du président turc, Recep Tayyip Erdogan, actuellement en tournée dans les provinces du centre et de l’est de la Turquie pour rehausser son prestige.

Pourquoi le président turc, Recep Tayyip Erdogan, attaque violemment Emmanuel Macron

Dimanche 25 octobre, dans un discours prononcé à Malatya, dans l’est du pays, M. Erdogan s’en est pris une nouvelle fois à son homologue français, qu’il soupçonne d’avoir un « problème » envers l’islam, et à qui il recommande « de subir des examens médicaux ». « Réélire Donald Trump serait un changement du cours de l’histoire » Historienne prolifique, Jill Lepore est aussi professeure à Harvard et journaliste au New Yorker.

« Réélire Donald Trump serait un changement du cours de l’histoire »

If Then (Liveright Publishing Corporation, 432 pages, non traduit), son douzième livre depuis 2005, raconte la préhistoire du profilage d’électeurs tel que pratiqué par Cambridge Analytica, plus précisément l’aventure de Simulmatics, une entreprise d’analyse de données dirigée par des scientifiques, qui, en pleine guerre froide, ont profité de la manne offerte par le gouvernement fédéral pour vendre des stratégies basées sur la technologie émergente – alors bien rudimentaire – afin de gagner la guerre des esprits contre l’URSS. « Les scientifiques de Simulmatics pensaient avoir inventé “la bombe A” des sciences sociales, écrit-elle.

Ils n’avaient pas prévu qu’il faudrait des décennies pour la faire exploser. »

États-unis

Répression en Biélorussie : « Les gens étaient allongés, comme un tapis vivant, dans une mare de sang » Dans la soirée du 10 août, Nikita Telyzhenko, journaliste pour le média russe Znak.com, est arrêté à Minsk juste avant une manifestation contre la réélection contestée de l’autocrate Alexandre Loukachenko, le 9 août.

Répression en Biélorussie : « Les gens étaient allongés, comme un tapis vivant, dans une mare de sang »

Libéré le 11 août aux alentours de minuit, le journaliste raconte ce qu’il a enduré. Il décrit les coups, les humiliations et la douleur subis au poste de police du district de Moskovski de Minsk, puis dans la prison de Jodino dans la banlieue de la capitale biélorusse, aux portes de l’Europe. « Le Soir » et « Le Monde » publient la traduction française de son texte, avec l’aimable accord de Znak.com. J’ai été interpellé le 10 août, alors que tout Minsk s’apprêtait à se rendre à la deuxième manifestation contre les résultats des élections présidentielles en Biélorussie, rue Nemiga.

« Une crise comme aucune autre », les prévisions alarmantes du FMI. Le retour de la foule dans les bars et les restaurants, les frontières qui rouvrent progressivement, la saison touristique qui approche… il ne faut pas se fier à ces quelques signes extérieurs d’un faux retour à la normale, selon le Fonds monétaire international (FMI), qui publie ses prévisions, alarmistes, mercredi 24 juin.

« Une crise comme aucune autre », les prévisions alarmantes du FMI

Le recul du produit intérieur brut (PIB) pour le monde atteindrait 4,9 % en 2020, selon son rapport. Du jamais-vu. « C’est une crise comme aucune autre », note le FMI. Cette prévision est bien pire que celle qui avait été réalisée en avril par l’institution de Washington, qui prévoyait alors un plongeon de 3 % du PIB, ce qui constituait déjà une chute sans précédent. Pour rappel, la récession mondiale de 2009, qui était alors la pire depuis soixante-dix ans, avait été de – 0,1 %. Pap Ndiaye : « Les Etats-Unis sont peut-être à l’aube d’une nouvelle coalition entre Noirs et Blancs libéraux » Tribune.

Pap Ndiaye : « Les Etats-Unis sont peut-être à l’aube d’une nouvelle coalition entre Noirs et Blancs libéraux »

Le grand mouvement de protestation qui a investi plusieurs centaines de villes américaines pose la question de sa géographie sociale et politique. En attendant des enquêtes détaillées, il est d’ores et déjà possible d’en faire, à chaud, une lecture générationnelle et historique, et d’en tirer une hypothèse politique.

« Dans les images de la mort de George Floyd, il y a une forme de déshumanisation de l’autre qui est insupportable » Historien et réalisateur, Christian Delage est directeur de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP).

« Dans les images de la mort de George Floyd, il y a une forme de déshumanisation de l’autre qui est insupportable »

Ses travaux portent sur la question de l’image comme preuve, et plus particulièrement en lien avec les violences contre les Afro-Américains. Quelle a été votre réaction en découvrant la vidéo montrant l’assassinat de George Floyd ? La première vidéo qui a été diffusée, sur laquelle on voit Derek Chauvin, officier du Minneapolis Police Department, étouffer délibérément George Floyd, citoyen africain-américain, pendant de longues secondes, provoque la sidération. On est frappé par le calme et la détermination du policier, imperturbable face aux cris de George Floyd. Mort de George Floyd : de Minneapolis à Washington, une vague de colère contre le racisme et les violences policières. La nuit n’est pas encore tombée, vendredi 29 mai, mais une fumée noire s’élève déjà dans le ciel de Minneapolis, au cœur de Midtown, le quartier où George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, est mort lors de son interpellation par la police, lundi 25 mai.

Mort de George Floyd : de Minneapolis à Washington, une vague de colère contre le racisme et les violences policières

Un magasin de pièces détachées automobiles a été incendié. Sur le trottoir d’en face, une petite foule regarde les flammes, téléphone à la main. Un peu plus loin, sur le trottoir, l’eau coule d’une boutique de chaussures détruite la veille. Il ne reste plus que quelques poutres calcinées. Gaspard Estrada : « En une décennie, le Brésil est passé du rêve à la dystopie » Directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC) de Sciences Po, Gaspard Estrada est politologue et s’intéresse particulièrement à la communication politique en Amérique latine.

Gaspard Estrada : « En une décennie, le Brésil est passé du rêve à la dystopie »

L’épidémie de coronavirus explose au Brésil. Le président Jair Bolsonaro, lui, nie la gravité de la crise et continue ses bains de foule, en rappelant qu’il est surnommé le « messie » sans pour autant « faire de miracle ». Comment en est-on arrivé là ? Coronavirus : l’UE craint de se retrouver « entre le marteau et l’enclume » de la Chine et des Etats-Unis. La diplomatie européenne s’essaie, comme tous les experts, à la prospective. Un exercice périlleux par temps de pandémie, sans horizon clair sur une sortie de crise. Dans une analyse datée du 8 avril, dont Le Monde a eu connaissance, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) s’est penché sur l’impact géopolitique du Covid-19. Le document de trois pages est destiné à nourrir la réflexion du Comité politique et de sécurité, qui réunit les ambassadeurs des Etats membres. Il ne reflète pas, est-il précisé en préambule, les positions officielles du SEAE. Une prudence guère utile, tant l’analyse reste le plus souvent cantonnée à des généralités.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Versatile et clivant, Donald Trump se retrouve pris au piège du coronavirus Le SEAE distingue plusieurs tendances à l’œuvre. « Le risque principal est celui d’une récession profonde et durable », avertissent les auteurs, en citant les symptômes mondiaux de ce phénomène. Jean-Yves Le Drian : « Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire » Démocratiques ou autoritaires, tous les régimes sont secoués par la pandémie de Covid-19.

La tendance au repli national et à la controverse sur la crise sanitaire est difficile à battre en brèche. Alors que se profile un sommet inédit, par visioconférence, des pays du Conseil de sécurité de l’ONU (dit « P5 »), le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a répondu par téléphone aux questions du Monde. L’ambassadeur de Chine Lu Shaye a été convoqué au Quai d’Orsay en raison d’écrits jugés inadmissibles sur la réponse occidentale au Covid-19. Coronavirus : au Brésil, Bolsonaro de plus en plus isolé face à sa gestion de la crise sanitaire. Et soudain, Jair Bolsonaro a tenté d’enfiler les habits d’un chef d’Etat. « Nous sommes face au plus grand défi de notre génération.

Ma préoccupation a toujours été de sauver des vies », affirmait-il mardi 31 mars, solennel, dans une adresse télévisée à la nation. Coronavirus : toute la planète cherche à acheter des masques de protection en Chine. C’est la grande cohue aux portes des ­usines chinoises, auprès desquelles toute la planète cherche à se procurer des masques de protection pour freiner la propagation du coronavirus. Dans cette foire d’empoigne se font concurrence les Etats entre eux, mais aussi les collectivités locales et les entreprises. Le tout dans l’urgence, car chacun est confronté à la pénurie et à des opinions publiques abasourdies par le manque d’anticipation de leurs dirigeants, et ce alors que l’essentiel du trafic aérien à destination de la Chine a été supprimé. « Il y a une course aux masques en Chine, il faut être prêt à dégainer tout de suite pour ­réussir à passer une commande », résume Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi 600 millions de masques : l’objectif du « pont aérien » en préparation entre la Chine et la France L’Ile-de-France a connu pire déconvenue. Ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus est une « grande erreur », affirme un scientifique chinois haut placé. Les scientifiques chinois, en première ligne de la lutte contre l’épidémie de coronavirus 2019 (Covid-19) dans leur pays, ne sont guère accessibles pour les médias étrangers.

Comprendre l’épidémie et lutter contre elle est une tâche écrasante, et répondre aux sollicitations de la presse, et surtout à celles des journalistes hors de Chine, n’est pas une priorité. Cela faisait deux mois que Science tentait d’interroger George Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies. Coronavirus : les trois semaines qui ont chamboulé l’orthodoxie économique européenne.

La campagne russe d’Emmanuel Macron : retour sur le pari diplomatique le plus incertain du quinquennat. Dialogue, divergences et coups d’éclat : entre la France et l’Allemagne, une entente sous tensions. Encore raté ! Comment les Etats-Unis et l’Iran sont devenus ennemis. Brexit : « Le Royaume-Uni quitte le convoi au moment où l’Europe arrive dans des eaux dangereuses » A l’origine médiéviste, il est devenu l’un des plus grands historiens du nazisme. On lui doit notamment une biographie de référence sur Hitler en deux volumes (Flammarion 1999 et 2000). Au Sahel, le nouveau visage de l’opération « Barkhane » L’heure est à une redéfinition profonde de l’opération « Barkhane », la principale mission militaire extérieure de la France depuis août 2014, qui déploie 4 500 soldats au Sahel.

Dans cette vaste région déshéritée, les groupes armés et les djihadistes ont recouvré depuis près de trois ans une force déstabilisatrice, après avoir été durement frappés. « Il faut inverser le rapport de force, il ne nous est pas favorable », explique l’Elysée. Les choses sont enfin dites, clairement. Tsai Ing-wen réélue présidente de Taïwan : une femme singulière face à la Chine de Xi Jinping.

Moyen orient

Immigration. Trump Goads China and Plays Down Chances of a Trade Deal Before 2020. Qui est Kaïs Saïed, le gagnant du premier tour de la présidentielle en Tunisie. Les représentants américains votent la poursuite de la procédure de destitution de Donald Trump. La communauté internationale s’inquiète : personne ne gère la crise au Liban - Acil TABBARA. En Inde, Narendra Modi aggrave la marginalisation des musulmans. Des bourreaux aux mains propres. Cachemire : aux origines des tensions entre l’Inde et le Pakistan.

Après trois semaines de contestation, le président bolivien Evo Morales annonce sa démission. D’où vient l’actuelle vague de mobilisation en Russie ? Après les élections au Royaume-Uni, « la ratification de l’accord de Brexit ne fait plus de doute » Catalogne : pourquoi la situation semble bloquée. Quand le général algérien Gaïd Salah ne saisit pas le langage du peuple.