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Les moines birmans en retrait du mouvement de désobéissance civile. En Birmanie, les moines bouddhistes sont censés être apolitiques.

Les moines birmans en retrait du mouvement de désobéissance civile

Ils ne peuvent voter et doivent prêcher la réconciliation, la concorde et la paix, pas défiler avec des pancartes aux côtés de manifestants. Tout cela n’avait pas empêché des milliers d’entre eux, durant les journées de protestation contre la junte en 2007, de marcher en tête des cortèges anti-régime. « La proportionnelle est une réponse à celles et à ceux qui ne se considèrent pas ou plus représentés » Tribune.

« La proportionnelle est une réponse à celles et à ceux qui ne se considèrent pas ou plus représentés »

Rituel de l’élection et point culminant d’une campagne électorale, un dimanche de vote est fait de symboles et d’habitudes. Les prises de parole politiques sont interdites aux candidats, il faut donc meubler et commenter l’environnement. Avant 20 heures et la proclamation des résultats, le chiffre le plus commenté est celui de la participation. « Trois propositions pour lutter contre la défiance des Français envers notre système démocratique » Tribune.

« Trois propositions pour lutter contre la défiance des Français envers notre système démocratique »

Depuis plusieurs années, nombreux sont ceux qui constatent l’incapacité de notre système démocratique à produire de la confiance. Pire, celui-ci ne semble plus être qu’un espace de défiance dont les études successives font écho à l’abstention toujours plus importante lors des élections. La parole politique s’affaiblit alors que s’accroissent la faiblesse de la représentation des citoyens par leurs élus et les reproches en inaptitude à régler les problèmes des Françaises et des Français.

Dans une démocratie représentative, l’effacement de la représentation nationale doit apparaître à chacun comme un péril et une alerte pressante à l’instauration de modifications institutionnelles. En Birmanie, la tragédie sans fin d’Aung San Suu Kyi. On aura beau fouiller dans les mythes de la tragédie grecque, il sera difficile d’y trouver un personnage au destin plus singulier que celui d’Aung San Suu Kyi : si la dirigeante birmane fut, de 1988 à 2010, une sorte d’Antigone dont le Créon était l’un ou l’autre des dictateurs en place, son histoire a connu, ces dix dernières années, des rebondissements que nul n’aurait été capable d’anticiper.

En Birmanie, la tragédie sans fin d’Aung San Suu Kyi

La boucle est bouclée. A 75 ans, la vie de la Dame de Rangoun paraît suivre l’antique itinéraire de l’éternel retour du temps. En Birmanie, une répression militaire à grande échelle s’organise. Après le relatif laisser-faire des derniers jours, alors que des dizaines de milliers de Birmans sont encore descendus dans les rues des grandes villes, dimanche 14 février, le régime militaire est en train d’organiser une répression à grande échelle du mouvement de désobéissance civile qui menace de paralyser le pays.

En Birmanie, une répression militaire à grande échelle s’organise

Au terme de neuf jours de manifestations ininterrompues, le Conseil d’administration de l’Etat – nom de la nouvelle instance de pouvoir mise en place au lendemain du putsch du 1er février –, a commencé de déployer l’arsenal de son appareil répressif : des véhicules blindés patrouillaient lundi dans Rangoun et plusieurs d’entre eux ont pris position à certains carrefours stratégiques de la ville.

Jusqu’à présent, la police s’occupait du maintien de l’ordre et était chargée de contenir les manifestations. En Italie, l’attelage hétéroclite du gouvernement de Mario Draghi. L’entrée en fonctions d’un président du conseil est un rituel codifié, comportant ce qu’il faut de lenteurs pour que les observateurs aient le temps de scruter le moindre détail.

En Italie, l’attelage hétéroclite du gouvernement de Mario Draghi

Certains cherchent, en profitant de ce moment d’attention maximale, à marquer les esprits, comme Giuseppe Conte. Pour son intronisation, en 2018, ce dernier était arrivé au palais du Quirinal en taxi, refusant de façon un peu théâtrale le confort feutré des voitures aux vitres teintées que les partis « antisystème » ont l’habitude de critiquer comme l’un des mille et un privilèges de la caste des puissants. Son successeur, Mario Draghi, s’est refusé, vendredi 12 février, la moindre fioriture. En Hongrie, la radio indépendante Klubradio privée d’antenne.

Dimanche 14 février au soir, les Hongrois ne pourront plus capter les ondes de Klubradio.

En Hongrie, la radio indépendante Klubradio privée d’antenne

La première station de radio indépendante de Hongrie va cesser d’émettre après avoir été déboutée de son appel pour garder sa licence. Le responsable de cette radio, au contenu souvent critique du gouvernement souverainiste de Viktor Orban, a dénoncé « une décision honteuse et lâche » du tribunal municipal de Budapest. « Nous déposerons un ultime recours auprès de la Cour suprême », a déclaré Andras Arato, promettant de continuer le travail sur Internet et invitant les auditeurs à « soutenir [la radio] ». « Dans une dictature, il n’y a pas de place pour les voix libres », a réagi, amer, un des présentateurs, Janos Desi, dénonçant une nouvelle atteinte à la liberté de la presse dans ce pays de l’Union européenne (UE).

Il l’a toutefois autorisée à se porter candidate sur la même fréquence desservant principalement les auditeurs de la capitale, Budapest. Le Monde avec AFP. QAnon, « Stop the steal »… d’où viennent les symboles et slogans brandis par les émeutiers du Capitole ? Tatouages, drapeaux, tee-shirts… Les émeutiers favorables à Donald Trump ayant envahi le Capitole à Washington, DC, mercredi 6 janvier, ont accompagné leur action d’une iconographie bien précise.

QAnon, « Stop the steal »… d’où viennent les symboles et slogans brandis par les émeutiers du Capitole ?

Après un meeting, ces supporteurs de l’actuel président américain – qui doit céder la place au vainqueur du scrutin présidentiel de novembre 2020, Joe Biden, dont la victoire vient d’être certifiée – ont pris d’assaut le siège du Congrès américain, à Washington. Les symboles arborés par nombre d’entres eux sont largement utilisés depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, dont certains favoris des partisans de Donald Trump, comme 8chan, Parler, Facebook, etc. Certains faisaient référence à la théorie du complot QAnon, d’autres à des symboles repris par des groupes d’extrême droite. Il y a cent ans, lors du congrès de Tours, naissait le Parti communiste français. Le 25 décembre 1920 s’ouvrait le 18e congrès de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO, Parti socialiste), à Tours, au cours duquel la majorité des adhérents décidait d’adhérer à l’Internationale communiste (Komintern), fondée à Moscou par Lénine.

Il y a cent ans, lors du congrès de Tours, naissait le Parti communiste français

Le Parti communiste français était né. Cent ans après, le PCF, qui a connu son apogée après la seconde guerre mondiale, s’est réduit comme peau de chagrin au fil des décennies malgré une bonne implantation locale. Après avoir alimenté les rangs de la résistance, le PCF est l’un des premiers partis de France au lendemain de la guerre (800 000 encartés à la fin de 1946), quand il intègre le gouvernement du général de Gaulle à des postes-clés (fonction publique, Sécurité sociale...). Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au Parti communiste, des divergences autour de la stratégie présidentielle La faute aux ouvriers qui préférent se tourner vers le Rassemblement national, estiment certains. « Si Emmanuel Macron était un ordinateur, il en serait le logiciel » : Alexis Kohler, l’alter ego du président. Vous êtes peut-être déjà passé devant lui sans vous en apercevoir.

« Si Emmanuel Macron était un ordinateur, il en serait le logiciel » : Alexis Kohler, l’alter ego du président

Il aime s’asseoir sur un banc au moins une fois par semaine, au bord de la Seine, ou bien au parc Monceau, pour mâchonner un sandwich à l’heure du déjeuner, le regard penché sur son téléphone. On peut être secrétaire général de l’Elysée et apprécier la simplicité d’un jambon-beurre en compagnie des canards et des petits oiseaux. Pourquoi vous seriez-vous retourné de toute façon ? Le visage d’Alexis Kohler n’est pas connu. Il se déplace sans garde du corps, ne passe pas dans les médias, et choisit la couleur de ses costumes dans un nuancier de gris qui l’aide à se fondre dans le décor. Petites ficelles et grandes manœuvres de l’industrie du tabac pour réhabiliter la nicotine. C’est un essai clinique qui embarrasse. Lancé en novembre à Paris, « Nicovid Prev » doit évaluer la capacité d’une substance à prévenir une infection par le virus SARS-CoV-2.

Or cette substance n’est pas anodine : il s’agit de la nicotine. Plus de 1 600 personnels soignants non-fumeurs seront ainsi mis sous patch nicotinique pendant plusieurs mois. « De nombreux arguments suggèrent que la nicotine serait responsable [d’un] effet protecteur en inhibant la pénétration et la propagation du virus dans les cellules », affirme le communiqué de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), promotrice de cet essai financé à hauteur de 1,8 million d’euros par le ministère des solidarités et de la santé. « Islamo-gauchisme » : histoire tortueuse d’une expression devenue une invective.

La page Wikipédia est bardée de messages d’alerte : « Cet article présente des problèmes graves. » « Cet article semble faire la promotion d’une idée ou d’une idéologie. » « Cet article adopte un point de vue régional ou culturel particulier. » Ils en disent au moins autant sur le concept que les maigres informations qui les suivent : quand il est question « d’islamo-gauchisme », la suspicion est de mise. C’est le sociologue Pierre-André Taguieff qui, le premier, aurait utilisé le terme en 2002, dans La Nouvelle Judéophobie (Mille et une nuits, 2002). Celui-ci a alors, selon l’auteur, une valeur descriptive, et désigne une convergence entre intégristes musulmans et groupes d’extrême gauche, à la faveur d’ennemis communs. « Que, mise à toutes les sauces, l’expression ait eu par la suite la fortune que l’on sait, je n’en suis pas responsable », écrivait-il dans Libération le 26 octobre.

L’Elysée, un palais maudit. Ce jour-là, quand Camille Pascal regagne son bureau à l’Elysée, il remarque pour la première fois deux inscriptions sur le bronze de la poignée de porte. En y regardant de plus près, le conseiller de Nicolas Sarkozy découvre sur une face le « RF » de la République française et, sur l’autre, l’aigle impérial. Pour la « plume » de l’ancien président, il ne s’agit pas d’un petit détail. « C’est la France ! Pierre Conesa : « L’essor des radicalismes religieux est un fait géopolitique majeur » Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la défense, et par ailleurs consultant, aime les pas de côté. Surtout quand ils soulignent les impasses de la vision occidentale. Il s’était ainsi attaché à explorer les rouages de la construction de l’« ennemi » (La Fabrication de l’ennemi.

Ou comment tuer avec sa conscience pour soi, 2011) ou encore la complaisance à l’égard de la duplicité saoudienne (Dr Saoud et Mr Djihad. La diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite, 2016). Le très fragile équilibre de la liberté d’expression. Dans une triste lumière d’automne, la tête de la statue de Marianne érigée place de la République, à Paris, chute lourdement sur le sol. Publié au lendemain de la décapitation de Samuel Paty, ce croquis du dessinateur israélien Michel Kichka illustre la profondeur de la blessure infligée à la République, attentat après attentat, par les pourfendeurs de l’« arme de dérision massive » qu’est la caricature : depuis l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo, il y a plus de cinq ans, la liberté d’expression est, en France, devenue l’emblème incontesté des valeurs démocratiques. D’Emmanuel Macron à Eric Ciotti en passant par Jean-Luc Mélenchon, JoeyStarr, Sandrine Kiberlain ou Bernard Pivot, nombre de Français ont, après l’assassinat de Samuel Paty, célébré avec ferveur les vertus de ce principe philosophique.

Le chef de l’Etat a promis, malgré les intimidations, de défendre coûte que coûte les caricatures. La gauche et l’islamisme : retour sur un péché d’orgueil. Gustave Le Bon. Jean Castex promet 1 milliard d’euros aux quartiers populaires. Yuka, l’application d’informations nutritionnelles, dénonce une « tentative d’intimidation » par l’industrie de la charcuterie. 144 engagements. Elections américaines : « La désinformation a pris un rôle de premier plan » Présidentielle américaine : un nombre de voix historique pour Biden (mais aussi pour Trump) Comment sont désignés les grands électeurs, qui choisissent ensuite le président des Etats-Unis ? Devant le Sénat américain, les patrons de Google, Twitter et Facebook ont dû répondre aux accusations de « biais anticonservateur »

Elections sénatoriales : la droite renforcée, LRM stable et le retour des écologistes. Au Chili, le « oui » à une nouvelle Constitution l’emporte largement. Le Chili se prépare à un vote historique sur sa Constitution.