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Race et histoire

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Racisme, antiracisme et cosmologie lévi-straussienne. L’injonction de tourner l’anthropologie vers elle-même, afin d’élaborer une connaissance de ses fondations culturelles, est en passe de devenir un lieu commun du discours disciplinaire. On la retrouve sous la plume d’auteurs aussi opposés que Fredrik Barth et George E. Marcus, avec une infinité de positions intermédiaires qui s’intercalent désormais entre ces deux extrêmes (Barth 2002 : 18 ; Marcus et Fischer 1986 : 112). Il suffit en effet d’accepter l’évidence, difficilement contestable, que l’anthropologie est un produit de conditions culturelles et sociales particulières, pour reconnaître qu’elle fait partie de ses propres objets d’étude et devrait pouvoir appliquer ses approches aussi bien à la culture des anthropologues qu’à celle de toute autre collectivité (par exemple Barth 1987 : 18 ; Crick 1982 : 307).

Reste à savoir si les promesses, dont ces travaux avaient initialement été prodigues, ont fini par être tenues. Ces critiques de l’Occident peuvent être parfois justifiées. « La question des races » Fig. 1 Couverture du Courrier de l’Unesco d’octobre 1960 consacré au racisme © Unesco. 1En 1949, l’Unesco se lance dans un vaste programme intitulé « la question des races ». Il s’agit de lutter sur tous les plans contre le racisme, que ce soit par une action normative ou la publication d’ouvrages censés faire réfléchir le grand public et modifier les préjugés.

Comment ce programme s’est-il déroulé et quelles ont été ses conséquences ? Pourquoi n’a-t-il pas obtenu tous les résultats espérés malgré la quantité de temps et d’argent qu’y a consacrée l’Unesco ? Les formes prises par ce programme, le contexte dans lequel il s’est déployé, ainsi que les nombreux obstacles qu’il a rencontrés révèlent la difficulté à lutter contre le racisme, pensée intuitive enracinée dans les esprits de manière irrationnelle, et les limites de l’action onusienne dans ce champ. 1 Archives de l’Unesco, Background paper 104.

Paris, 19 juillet 1950, « Unesco launches major world c (...) L’approche scientifique. Race et Histoire. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Race et Histoire est un livre de l'anthropologue, ethnologue et philosophe Claude Lévi-Strauss, publié en 1952. Lorsqu'il l'écrit, il n'est connu que par quelques spécialistes de la sociologie, pas encore du grand public, comme il le sera lors de la parution de Tristes Tropiques. [modifier | modifier le code] Origine du livre[modifier | modifier le code] En 1952, l'Unesco publie une série de brochures consacrées au problème du racisme. Claude Lévi-Strauss écrit pour l'occasion Race et Histoire. La réfutation de la thèse de Gobineau[modifier | modifier le code] Le livre part, afin de la réfuter, de la théorie de Gobineau.

Malgré ce phénomène d'échange, la pente naturelle d'un individu tend vers l’ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme La Culture. Barbarie et progrès[modifier | modifier le code] Juger la valeur des cultures ? Il y a donc une pluralité de cultures. Éditions[modifier | modifier le code] Correction : " Le barbare c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie", Claude Lévi-Strauss , Race et Histoire (1961) - Philo Blog. Séries technologiques On sait, en effet, que la notion d'humanité, englobant, sans distinction de race ou de civilisation, toutes les formes de l'espèce humaine, est d'apparition fort tardive et d'expansion limitée. Là même où elle semble avoir atteint son plus haut développement, il est nullement certain - l'histoire récente le prouve - qu'elle soit établie à l'abri des équivoques ou des régressions.

Mais, pour de vastes fractions de l'espèce humaine et pendant des dizaines de millénaires, cette notion apparaît totalement absente. Cette anecdote à la fois baroque et tragique illustre bien le paradoxe du relativisme culturel (que nous retrouverons ailleurs sous d'autres formes) : c'est dans la mesure même où l'on prétend établir une discrimination entre les cultures et les coutumes que l'on s'identifie le plus complètement avec celles qu'on essaye de nier.

Claude Lévi-Strauss, Race et histoire (1961) Portrait d'une femme du peuple Hamar, (Ethiopie) de Pascal Mannaerts (09/11/2012) A. 1. Fiche de lecture : Race et Histoire - ajustin - Sciences humaines et sociales. Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss est un anthropologue, ethnologue et philosophefrançais et restera sans doute l'un des penseurs majeurs du XXème siècle.

Il est le père moderne del'anthropologie, un homme qui a occupé une place importante dans la compréhension de la sociétémoderne, à partir des recherches sur ses origines. Il fait ses études en France, devient agrégé de philosophie en 1932 puis part pour le Brésil où ilobtient la chaire de sociologie de l'Université de Sao Paulo et dirige plusieurs missions ethnographiqueschez les indiens d'Amazonie, à propos desquelles il écrit « Tristes tropiques », le livre qui lui vaut la célébrité.

Rappelé en France à la veille de la guerre, il en repart en 1941 pour se réfugier à New York où ilexerce comme professeur à laNew School for Social Research, puis bientôt en tant que conseiller culturelauprès de l'ambassade. Résumé : Race et Histoire de Lévi-Strauss. Chapitre I : Race et culture Lévi-Strauss s'attaque aux théories racistes de Gobineau : le développement intellectuel ou social n'a aucun lien avec des aptitudes raciales innées. Ni la génétique ni la biologie ne justifient les différences et les inégalités qui frappent les races humaines.

Par ailleurs, les cultures ne sont pas intrinsèquement liées à la race : en effet on peut compter de nombreuses cultures tout à fait différentes dans une « race ». Ainsi l'inégalité qui existe entre les races ne peut être abordée sans soulever le problème des cultures. Chapitre II : Diversité des cultures Toute la difficulté nait de l'impossibilité d'inventorier les différentes cultures humaines.

Chapitre III : L'ethnocentrisme Pourtant la culture comme phénomène naturel, comme résultat des rapports entre les sociétés ne parait pas évident pour certains. Chapitre IV : Cultures archaïques et cultures primitives Chapitre V : L'idée de progrès Chapitre VI : Histoire stationnaire et histoire cumulative. Cours de philosophie sur autrui-philophil-aide au concours hec-dissertations-œuvres philosophiques-synthese-methode-biographie. En 1952 quand Lévi- Strauss rédige Race et histoire, le tourisme n’est pas encore une industrie.

Claude Lévi-Strauss définit l’ethnocentrisme et étudie ses différentes manifestations Nous nous intéresserons à trois axes essentiels - La définition de l’ethnocentrisme ; - La dénonciation de la partialité des critères d’évaluation des sociétés ; - La remise en cause de l’image rassurante du progrès ; L’ethnocentrisme Lévi-Strauss remarque ainsi que l’idée de nature humaine englobant sans distinction d’apparence physique ou de civilisation toutes les formes de l’espèce humaine est d’apparition tardive dans l’Histoire, d’expansion toujours limitée ; c’ est surtout une idée dont l’influence est sujette à des régressions périodiques lors des poussées de fièvre raciste. Dans le chapitre consacré à l’ethnocentrisme, C. C.Lévi- Strauss cite un cas patent de discrimination en miroir : « Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent cruellement la réplique.

SCRIPTOBLOG. Détails Catégorie parente: Notes sur oeuvres Catégorie : Sociologie Écrit par L'équipe Scripto « Race et Histoire » est un court essai rédigé par Claude Lévi-Strauss en 1952, et publié dans le cadre des recherches de l’UNESCO. Petite note de lecture, donc. Lévi-Strauss observe, comme tout observateur de bonne foi, que l’humanité est constituée de plusieurs groupes humains bien distincts, dotés de caractéristiques bien distinctes. Cette diversité culturelle est bien supérieure à la diversité biologique sur deux plans : d’abord elle définit un nombre d’unités de base bien supérieur (des milliers de cultures, seulement trois ou quatre grandes races), ensuite elle imprègne l’humain beaucoup plus profondément que la donne raciale (deux cultures périphériques situées dans le même espace racial peuvent être plus différentes entre elles que les cultures dominantes de deux grands groupes raciaux).

Suit un chapitre où Lévi-Strauss commet, à mon avis, un contresens. Il faut être connecté pour poster. Meatschool.free.fr/R%E9f%E9rences/Race%20et%20histoire.pdf. Race et histoire, Claude Lévi-Strauss - fiche de lecture - Le blog de Julien Mouffron. Race et Histoire, Claude Lévi-Strauss Introduction: Etudiant les grands courants de l'anthropologie, il est nécessaire de s'intéresser à un des fondateurs de la discipline qu'est Claude Lévi-Strauss.

Et quoi de plus logique que de se pencher sur l'ouvrage phare de sa pensée paru en 1952 aux éditions de l'UNESCO: Race et Histoire. Claude Lévi-Strauss, né à Bruxelles en 1908 et mort très récemment à Paris est considéré comme ethnologue, anthropologue et philosophe en raison de son oeuvre au caractère pluridisciplinaire. En 1952, l'UNESCO (l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) publie une série de brochures sur le thème du racisme. C'est à cette occasion que Lévi-Strauss écrit Race et Histoire. Cette action de l'UNESCO vise à lutter contre les préjugés du racisme et cet objectif est tout à fait rempli par la contribution de Lévi-Strauss. Pour cela nous procéderons en trois étapes qui suivent assez fidèlement le raisonnement de Lévi-Strauss. I. II. III.